Où l'on apprend l'utilisation systématique d'un objectif fixe de 50 (il semblerait que cet objectif "déformerait" le moins, serait plus près de l'oeil humain), l'utilisation de la caméra au ras du tatami pour filmer au plus près la famille japonaise dans son intérieur traditionnel...
lundi 13 août 2018
mercredi 1 août 2018
Mois de juillet : trois expositions sur l'Asie 3/3 : Le monde vu d'Asie - Au fil des cartes
Le monde vu d'Asie - Au fil des cartes :
Exposition consistante que celle-ci qui nous amène à adopter un autre point de vue que l'Occident pour regarder le Monde au travers de ses cartes mais pas uniquement, l'exposition s'autorisant quelques détours avec, des estampes japonaises représentant l'étranger par exemple.
Les objets exposés ne s'éloigneront ainsi pas du titre fondamental : la représentation du monde vu d'Asie.
Les cartes exposées seront d'abord là pour représenter un état allégorique du monde (avec la montage sacrée Meru au centre, par exemple), avant de devenir de plus en plus précises avec le développement des connaissances et techniques (échanges avec l'occident, etc...).
Elle se feront le témoin de l'histoire comme l'inclusion de Hokkaidô dans le Japon à partir du 19e siècle, mettant au centre l'Asie assez souvent.
Les cartes de villes ou de lieux seront aussi très intéressantes, comme cette carte du château d'Osaka que je regrette de ne pas avoir vu reproduite dans le catalogue de l'exposition car cette dernière est fascinante de par sa conception.
En effet, avec le château au centre, chaque bord de cette carte rectangulaire est identifiée par un point cardinal (un caractère correspondant au Nord, Sud, Ouest, Est), et les légendes orientées (par quart) vers chaque bord de carte. Ainsi la lecture de cette carte est adaptée quel que soit le chemin (Nord, Sud, Ouest, Est) par lequel on est arrivé.
Cette vision relativiste s'adaptant au lecteur de carte se retrouve dans le Japon moderne où des plans locaux affichés dans une ville ne seront pas forcément orientés systématiquement au Nord, mais selon la position du lecteur.
Aussi, il est dommage de ne pas avoir eu plus de contexte sur cette utilisation. Ni la présence de cette carte dans le catalogue de l'exposition.
La suite de l'exposition, sans pour autant abandonner les cartes en tant qu'objets de présentation, laissera une place à la vision de l'étranger à partir de l'Asie, notamment au travers de l'école de Yokohama, et ses représentations de lieux lointains... Bien proche des japonais... Il y a une forte similarité avec la démarche d'anticipation en SF : prendre ce que l'on sait pour base et extrapoler.
En conclusion une exposition passionnante à découvrir.
Perspective Sinon-centrée
*****
*****
Détail d'une carte ancienne, Hokkaidô n'est pas encore le Japon :
*****
Plan du château d'Osaka, orienté selon le lecteur :
Caractère de l'Est (東)
les légendes à droite et un peu au dessus
sont orientées pour le lecteur venant de l'Est
De même pour chaque côté
Caractère du Sud(南)
Caractère du Nord (北)
*****
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Détail d'une carte ancienne, Hokkaidô n'est pas encore le Japon :
*****
Plan du château d'Osaka, orienté selon le lecteur :
Caractère de l'Est (東)
les légendes à droite et un peu au dessus
sont orientées pour le lecteur venant de l'Est
De même pour chaque côté
Caractère du Sud(南)
Caractère du Nord (北)
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Au-delà des cartes : "l''ailleurs en images" - l'école de Yokohama (1860-1868)
Portraits d'hommes et de femmes de tous les pays :
Le français, avec le verre de vin :-)
Une certaine analogie avec l'anticipation en sf, extrapoler à partir de ses connaissances pour représenter une réalité :
Premier plan japonais de Paris :
lundi 30 juillet 2018
Mois de juillet : trois expositions sur l'Asie 2/3 : Terres de riz
Le
mois de juillet aura été pour moi l'occasion de découvrir trois
expositions consacrées à l'Asie (et donc en partie le Japon) :
- Enfers et fantômes d'Asie à la galerie Jardin du Musée du Quai Branly (du 10 avril au 15 juillet 2018) ;
- Terres de riz, exposition photographique au Musée Emile Guimet (du 06 juin au 08 octobre 2018);
- Le Monde vu d'Asie - Au fil des cartes dans la salle du sous-sol du Musée Emile Guimet (du 16 mai au 10 septembre 2018). Terres de riz :
Sans doute plus discrète que Le Monde vu d'Asie, l'exposition "Terres de riz", présentée aux étages supérieurs du Musée,
m'a rappelé que le Musée Guimet possède un fond photographique
important et de grande qualité. Cette exposition, sur la thématique
transversale de la culture du riz, met en lumière au travers de
photographies sur la Chine et le Japon, les process de production,
notamment de transformation de son environnement pour la culture, la
consommation et l'utilisation des "produits dérivés" (les fameux tatamis
japonais, le saké...).
Un pont est réalisé avec l'acquisition et la présentation de photos de Michael Kenna.
Un pont est réalisé avec l'acquisition et la présentation de photos de Michael Kenna.
Le petit catalogue (10 € environ), complément indispensable à cette exposition, intéressera les personnes sensibles à cette thématique, le patrimoine photographiques et le contexte de la réalisation de ces photos.
lundi 23 juillet 2018
Mois de juillet : trois expositions sur l'Asie 1/3 : Enfers et fantômes d'Asie
Le mois de juillet aura été pour moi l'occasion de découvrir trois expositions consacrées à l'Asie (et donc en partie le Japon) :
- Enfers et fantômes d'Asie à la galerie Jardin du Musée du Quai Branly (du 10 avril au 15 juillet 2018) ;
- Le Monde vu d'Asie - Au fil des cartes dans la salle du sous-sol du Musée Emile Guimet (du 16 mai au 10 septembre 2018) ;
- Terres de riz, exposition photographique au Musée Emile Guimet (du 06 juin au 08 octobre 2018).
Enfers et fantômes d'Asie :
L'exposition Enfers et fantômes d'Asie a été ma première incursion dans ce fameux musée du Quai Branly : autant dire que je ne connais pas "l'adn" des expositions temporaires de ce musée : si ce type de présentation d'expositions est courante ou non, mais j'ai été assez déstabilisé par le parti pris, c'est à dire un mélange d’œuvres originales et d'époques, d’œuvres reproduites pour l'occasion, d'installations vidéos et sonores (extraits de films, silhouettes en mouvements, décors dignes d'attractions, un "hologramme").
Si fondamentalement cette approche est osée et pourrait en principe faire venir des publics qui n'en n'ont pas l'habitude, elle a eu pour effet de renforcer un effet de fouillis, de dispersion, provoqué par une absence de fil rouge maîtrisé, ou démarche pédagogique progressive :
- dans la présentation : de l'origine, la particularité de ces enfers à leurs liens avec les fantômes et autres monstres ;
- dans la mise en place sans transition entre différents pays et thématiques ;
- dans le passage entre les divers matériaux hétérogènes qui constituent cette exposition (un exemple : la salle de jeux vidéos d'horreur, laquelle me semble vraiment hors-sujet ).
Ma connaissance (relative) de l'Asie, ou en tout cas du Japon, m'a permis de me faire une idée des lignes directrices de cette exposition et de trouver des textes clés dans les panneaux explicatifs, placés dans des endroits disparates de l'exposition.
Pour la petite anecdote, un ami qui ne connaît pas l'Asie et a vu l'exposition a trouvé cette dernière incompréhensible.
Mais si je devais synthétiser, simplifier ce que j'en ai compris (et je peux me tromper) : les enfers asiatiques sont influencés notamment par le bouddhisme ; les âmes sont jugées par des bureaucrates dont l'image est influencée par l'administration ancienne chinoise ; les rites pourront produire des ancêtres, esprits tutélaires (non errants, liés par la terre et le sang) protégeant la famille, et selon le poids des péchés et des rites pratiqués par les vivants lors de l'enterrement, ces âmes pourront ensuite purger une forme de peine avant de renaître.
L'existence de monstres, de fantômes divers est issue d'êtres dont le décès a été provoqué de façon anormale, sans la possibilité d'observer les rites nécessaires pour leur passage dans l'au-delà (morts violentes diverses, accidents....). Ils se retrouvent alors coincés entre ce monde ci et celui-là, tant que les rites idoines ne seront pas pratiqués pour les apaiser.
Ainsi de nombreux "matériels" d'expositions sont présentés pour illustrer cela : extraits de films, affiches de films, mangas, reproductions de monstres, costumes intégraux d'exorcistes, masques Noh de créatures, estampes etc...
# Danseuse de Butôh :
# Installation infernale :
# Quelques éléments de la collection sur le versant cinéma :
Japon - Kaibyô :
théâtre d'ombre :
Affiches :
# Thaïlande :
Spectres et talismans ( Yam Ti Sou Phi) de Nam Mom
L'huile magique de la forêt (Nam Man Phray) de Komen Sakseni
# Danseuse de Butôh :
# Installation infernale :
# Quelques éléments de la collection sur le versant cinéma :
Japon - Kaibyô :
théâtre d'ombre :
Affiches :
# Thaïlande :
Spectres et talismans ( Yam Ti Sou Phi) de Nam Mom
L'huile magique de la forêt (Nam Man Phray) de Komen Sakseni
# Chine :
Costumes et mannequins de vampires sauteurs - Un encart nous enseigne que le fameux Sammo Hung (acteur de "Sammo lo") acteur et producteur, aurait été à l'origine du genre kung-fu zombies à Hong Kong : des prêtres exorcistes en lutte contre des vampires sauteurs -Sur le chemin, se trouve toujours la compassion du Bouddha pour alléger les péchés des hommes :
Au final, si je ne regrette pas d'être venu, mon impression fut mitigée : malgré un thème original, osé, et des matériaux d'expositions variés, j'aurais souhaité que cette exposition très pop soit plus synthétique, ramassée et ne s'attarde pas autant sur certains univers (contextes des pays et oeuvres de culture classique ou populaire), le côté fouillis donnant un peu l'impression d'une fête foraine ou d'un cirque ambulant avec son musée des curiosités.
Un moyen aurait peut être été de présenter une première salle avec les axes de l'exposition et des codes couleurs pour le passage dans les divers univers...
Un moyen aurait peut être été de présenter une première salle avec les axes de l'exposition et des codes couleurs pour le passage dans les divers univers...
A noter que les panneaux étaient parfois un peu hauts pour les personnes à besoins particuliers (vue en baisse ou PMR) et leur positions ou lisibilité laissait parfois à désirer. Mais c'est une question récurrente des expositions.
Complément : le Hors Série - Connaissance des Arts, est un document complémentaire et au final indispensable à qui voudrait obtenir des clés sur cette exposition.
Il met en lumière l'association de Julien Rousseau, conservateur des collections asiatiques du Quai Branly, concepteur de l'exposition, et de Julien de Mesnildot, spécialiste de cinéma, révélant un axe cinéma important (et malheureusement non inséré dans le titre de l'exposition), la figure moderne des fantômes d'Asie ayant été vivifiées par ledit cinéma.
samedi 23 juin 2018
Sword Art Online (SAO)
J'ai mis beaucoup de temps à rédiger une chronique pour cette oeuvre, mais le début du visionnage de log horizon, un anime qui débute sur le même thème - l'emprisonnement dans un univers de réalité virtuel -, m'a poussé à faire le point rapidement sur ce thème.
A noter également Grimgar, magnifique animé avec le même point de départ.
Sword Art Online (ou SAO) est une série de Light Novels écrite par Reki Kawahara depuis 2009 et ensuite adaptée en mangas et animés. C'est le versant animé dont je parlerais ici.
SAO se déroule dans notre monde, mais dans un futur proche où la réalité virtuelle est bien plus avancée et permet une immersion totale dans un monde artificiel, notamment grâce au NerveGear, un casque de réalité virtuelle qui intercepte toutes les sensations du cerveau.
Kirito, le personnage principal de la série, bêta testeur d'un jeu se déroulant dans l'Aincrad un monde virtuel d'heroic fantasy, se branche lors de la livraison de la version finale du jeu, pour découvrir avec tous les joueurs et par la bouche même du créateur du jeu que toute mort virtuelle sera effective (le casque de réalité virtuelle enverra un rayon micro ondes qui grillera le cerveau) et qu'il n'existe plus de bouton exit. Le seul moyen de s'en sortir est de gravir un à un les 99 niveaux du jeu. Le succès d'un seul joueur permettra la fin du jeu.
Le jeu devient alors une expérience sociale terrible où tout acte n'est plus sans conséquence et fait porter responsabilité et culpabilité sur leur auteur, et les motivations de Kayaba*, génial créateur du jeu, laissent songeur.
Malgré un fan service un peu trop présent ("gros plans" sur les formes des jeunes filles, etc...) et une romance, des éléments qui pourront rebuter ou fatiguer une partie des spectateurs, la série cache un univers de qualité dont il serait dommage de passer à côté.
En effet, bien loin d'une moralisation "sortez du jeu pour vivre de vraies expériences sociales", cette oeuvre prend le jeu vidéo (en réalité virtuelle avancée) comme ce qu'il est : un nouveau média de socialisation, symbolisant l'hyper-connectivité d'une société moderne avec ses qualités et ses défauts. SAO permet d'évoquer assez finement des thèmes variés tel que l'émergence d'IA dans les programmes (comme yuichan), la copie de personnalités numériques (le film SAO), l'utilisation du jeu comme valorisation de son égo (personnalité numérique vs IRL), l'ijime, le poids de la culpabilité d'événements dramatiques, etc..
Les plus gros défauts seront sans doute les problèmes de rythme : nous sentons parfois (et cet aspect est très prégnant dans le premier arc) des ellipses assez importantes dans l'histoire, alors que l'oeuvre aurait gagné à avancer progressivement. Je me demande ce qu'il en est il des lights novels d'origine (mais il semble que c'est également un format "contraint").
S1 : La première saison couvre 2 arcs : Airncraft (l'arc le plus fascinant au niveau du world building, selon moi, mais qui n'a sans doute pas assez été exploité, notamment ce fascinant personnage de Kayaba) ; Fairy dance (un arc faisant le lien entre le monde réel et virtuel, développant des personnages dont la famille de Kirito et d'Asuna)
SAO extra edition : épisode intercalaire entre la S1 et S2, composée d'une compilation mémorielle des meilleurs moments (donc d'un intérêt limité), mais qui ajoute quelques détails complémentaires pour comprendre l'histoire (les motivations de Kayaba, par exemple) et permet l'apparition de l'inspecteur chargé des crimes virtuels.
A noter l'une des pires scènes de fan boyisme de la série, avec les filles en piscine pendant que Kirito se fait "cuisiner" par l'inspecteur (vous êtes prévenus... Inversement j'ai ri comme un malade).
Cette extra edtion rajoute une petite aventure virtuelle bien sympathique...
S2 : arcs phantom bullet (sorte de battle royale), calibur et rosario. Chaque arc possède son intérêt, notamment dans le fait que les joueurs apportent leurs fêlures dans le jeu.
Film d'animation : SAO the ordinal Scale : Il s'agit d'une histoire créée pour l'occasion qui s'inspire de la réalité augmentée à la pockemon GO sur smartphones. Plutôt bien senti, dynamique, ce film d'animation au cinéma sera sans doute surtout réservé aux fans.
A noter une saison III en production et une série live Netflix en projet.
jeudi 15 mars 2018
Fairy Tail série animée
Shônen dans le genre nekketsu, Fairy tail est un manga de Hiro Mashima , adapté en
série animée, laquelle est assez longue (au moins 6 saisons disponibles
sur Netflix) mais elle aura réussi l'exploit de m'intéresser
suffisamment pour ne pas décrocher sur le long terme, ce qui mérite
d'être noté.
Contexte (wiki) : "Dans le royaume de Fiore, il existe parmi le commun des mortels des hommes et des femmes qui manipulent la magie : ils sont appelés mages. Pour mieux les contrôler, des guildes — endroits où les mages se réunissent et font des travaux afin de gagner des joyaux (monnaie de Fiore) — ont été créées et mises sous la responsabilité du conseil de la magie (par l’intermédiaire des maîtres de guildes).Outre la nécessité de contrôler des mages, ce réseau a d’autres utilités. En effet, il permet de fournir un large choix de mages au client, et de nombreuses missions aux mages par le biais de petites annonces.Parmi les nombreuses guildes, une d’entre elles fait particulièrement parler d’elle, que ce soit par les actes réalisés par ses membres, mais aussi et surtout pour les dégâts matériels provoqués par ces derniers à chaque mission qu’ils effectuent. Il s’agit de Fairy Tail."
L'histoire
suit principalement certains personnages (Natsu, Lucy, Happy, Erza,
Grey, etc...) dans le cadre de leurs missions et aventures.
Que dire de plus sinon tenter de présenter les quelques points saillants de cette série qui mérite un regard :
Une
bande sonore de qualité, composée par Yasuharu Takanashi, et illustrant
assez efficacement certaines scènes d'actions ou
personnages, comme Erza theme...
Des différences avec des animes nekketsu classiques, comme Dragon Ball et Saint Seiya, qui dénotent un message positiviste :
-
Ainsi, à contrario de St Seiya, le sacrifice pour ses amis n'est jamais
mis en valeur. Au contraire il est toujours mis en avant que les
épreuves se gagnent et se remportent pour ses amis, sa famille.
-
Ainsi, à contrario de Dragon Ball Z, l'histoire n'est jamais totalement
centrée sur un nombre très réduit de héros (les super saïans dans
dragon Ball Z, les autres devenant par leur manque de pouvoir, un peu
des faire-valoir) : l'auteur fait intervenir un nombre plus important
de personnages avec chacun leur spécificité et importance dans
l'intrigue, car l'importance reste la coopération. Les personnages secondaires, pour une partie, ne sont pas non plus oubliés et leur apparition reste enthousiasmante.
De
plus, même si l'histoire est assez longue avec une décomposition en
arcs, la méta-histoire n'est jamais perdue en cours de route et la
compréhension de l'univers s'approfondit progressivement pour le
spectateur.
De cette histoire, je retiens également de nombreuses originalités assez discrètes où l'auteur (les auteurs - s'il s'agit d'arcs inédits dédiés à la série animée -) nous emmène sur des chemins inattendus avec des thématiques parfois SF [spoilers] : comme avec l'arc Edolas où les héros se retrouvent dans un "monde parallèle" proche de son apocalypse, où la magie se tarit progressivement ; ou bien de l'arc de l'éclipse avec ses voyages dans le temps...
De cette histoire, je retiens également de nombreuses originalités assez discrètes où l'auteur (les auteurs - s'il s'agit d'arcs inédits dédiés à la série animée -) nous emmène sur des chemins inattendus avec des thématiques parfois SF [spoilers] : comme avec l'arc Edolas où les héros se retrouvent dans un "monde parallèle" proche de son apocalypse, où la magie se tarit progressivement ; ou bien de l'arc de l'éclipse avec ses voyages dans le temps...
Alors pour qui ? Pour les amateurs de Nekketsu épiques qui ont su trouver leur voie avec quelques pointes d'originalité.
PS
: attention, le fan service est bien présent dans ce genre de
production, mais au bout d'un moment on n'y fait absolument plus
attention. Ou bien on passe certaines scènes.
vendredi 16 février 2018
cyborg 009 - Devilman
J'avais
déjà et vaguement entendu parler de Cyborg 009, un manga écrit par
Ishinomori Shintaro à partir de 1963, époque fertile pour l'apparition
d'oeuvres originales et étonnantes, parfois contestataires. L'ami
Netflix m'aura donné l'occasion de découvrir deux séries dérivées du
manga.
Synopsis (wikipédia) de l’œuvre : Dans le but de conquérir la planète, la puissante organisation mafieuse Black Ghost enlève 9 humains afin de les transformer en cyborgs dévolus à leurs terribles desseins. Chacun vient d'un pays différent, chacun est doté d'un pouvoir particulier. Mais les 9 se rebellent contre l'organisation et vouent alors leur destinée à détruire toutes les créations diaboliques de Black Ghost.
Sur
un pitch assez classique, l'auteur développe une dynamique de groupe de
"super héros" à la Avengers (des pouvoirs complémentaires et une
stratégie de groupe pour surmonter les épreuves), avec la sensibilité
japonaise (par exemple un côté international des super héros et un côté
caricatural moindre qu'aux US dans le traitement de l'étranger).
C'est en tout cas l'impression que m'a donné ma première approche de l’œuvre avec cette "sequel" animée C009 Call of justice (20016).
[Petit spoiler ci-dessous]
Dessinés
et animés en 3D de façon moderne, les personnages ressemblent un peu à
des poupées : cela donne un côté visuel assez désagréable, qui nécessite
d'être dépassé pour rentrer dans une histoire à la thématique en
filigrane assez forte de lâcher prise ou de responsabilité du pouvoir
que l'on possède, malgré le fardeau de la solitude qu'il engendre.
Notion de sacrifice somme toute japonaise aussi, la fin de la série nous
met en présence d'une sorte de "what if" en n'hésitant pas à faire
disparaître certains de ses héros...
Sur
des génériques étonnants d'ouverture et de fin de Monkey Majik (A.I. am
human & Is this love), le groupe de pop rock canadien et japonais,
cette série est une approche intéressante de l'oeuvre.
C009 VS Devilman (2015) apparaît plus convenu dans son animation et son scénario : sur un classique argument superhéroinesque du
cross over entre 2 univers, ce projet fait se rencontrer nos 9 cyborgs
et des démons de Devilman, un manga gore et contestataire de Go Nagaï
aka - Monsieur Goldorak - de 1972, conçu comme une parabole anti-guerre
par son auteur.
Avec
cette nouvelle itération, seule la reconnaissance de la bonté et
coopération entre le groupe de Devilman et de ces cyborgs, permettra à
nos héros de surmonter et vaincre leurs épreuves. Assez intéressant.
Devilman Crybaby (2018), est une production Netflix, destinée à un public avertit et une adaptation assez fidèle mais modernisée du manga originel :
rappelons
simplement ici que [spoiler] le manga ne ménage pas de happy end et que
cette fin se veut une représentation des conséquences d'une guerre.
L'animé de 2018 en suit le chemin, à l'inverse de la première adaptation
de 1972-1973, qui ménage une fin heureuse pour le spectateur.
Alors qu'en penser ? L’œuvre a connu de bons échos ici et là, mais je n'ai pas accroché.
Le
contenu est certainement adulte, l'animé rencontre un problème de
rythme en n'arrive pas à installer progressivement ses enjeux sur ses 10
épisodes. Ou permettre au spectateur d'avoir suffisamment d'empathie
pour certains des personnages. Aussi la fin arrive assez précipitamment
vers les derniers épisodes. L'animation est aussi assez particulière
parfois un peu frustre, tout comme certains dessins. Qu'en retenir ? Du
gore (explosions de corps de démons et autres), des petits bouts, une
obsession pour l'athlétisme (et une animation assez étrange de cette
dernière)...
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