dimanche 8 mars 2020

Film Susume ! Jaguars Tekizen Jôriku (1968)



The jaguar's (ザ  ジャガーズ), est un groupe japonais des années 1964 à 1971* de la mouvance des "group sounds", dont j'ai déjà parlé dans un autre microblogue (des groupes d'abord influencés par la pop britannique, dont les Beatles). Au sommet de leur gloire, les Jaguar's auront l'honneur d'avoir leur propre film, curiosité récupérée du Japon par un ami - et que je salue -, "Susume ! Jaguars Tekizen Jôriku" (traduction rapide : En avant ! Les Jagars au débarquement face à l'ennemi).

Croisement entre un film d'espionnage et une comédie potache nanardisante, cet ovni cinématographique a pour objet de mettre en valeur le groupe par une série de clips pops psychédéliques, des couleurs saturés, des jolies femmes en bikinis. Sinon ne cherchez pas vraiment de scénario.

Alors pour qui ? Pour les amateurs de la pop de l'époque, des group sounds...

Pour un aperçu, le trailer  d'époque :



A noter la présence de NAKAMURA Akiko (chanteuse, actrice) dans le film :




(ICI AUSSI)

*il connaîtra ensuite un revival entre 1981 et 2009

vendredi 30 août 2019

Tokyo vice de Jake Adelstein (VO 2009 - VF 2017)



Ecrit par Jake Adelstein, premier étranger -semble - t -il - à avoir été journaliste en langue japonaise dans  un grand quotidien nippon (le Yomiuri Shimbun), Tokyo Vice est un livre témoignage à mi chemin entre le roman et l'enquête journalistique, plongeant son lecteur dans le crime japonais et notamment la prostitution.

Dans un style assez percutant, il décrit son parcours, de sa réussite au concours d'entrée du Yomiuri, et de la couverture de faits divers régionaux à une enquête au long cours qui le mettra, ainsi que sa famille et ses proches, sérieusement en danger.

Livre fascinant à plus d'un titre, son contenu renseignera le lecteur intéressé par le fonctionnement de la presse japonaise, ses rapports avec la police dans le traitement des affaires criminelles et avec les Yakuzas et leurs activités pendant les années 90.

Sans complaisance envers lui même, le journaliste n'aura pas non plus épargné le lecteur que je suis, nécessitant parfois de faire des pauses dans la lecture car sans possibilité de distanciation comme dans le cas d'une oeuvre fictionnelle : si les noms ont été changés, et les sources du journaliste protégées dans la mesure du possible, il s'agit de vraies personnes dont la vie a été évoquée.

Non fiction plus grande que la réalité, ce livre sera à conseiller aux gens intéressés par le Japon, l'envers des sociétés, et le côté percutant des romans noirs.

A noter les magnifiques couvertures du livre broché ou du poche des éditions Marchialy qui nous ont offert cette traduction de l'américain.

Pour Aller plus loin, le lecteur pourra aller jeter un coup d'oeil à Yakuza - la mafia japonaise De David CAPLAN et Alec DUBRO aux éditions Picquier.

Ou à deux autres ouvrages de Jake Adelstein : Le dernier des Yakuzas et un livre sur les bit-coins.

mardi 6 août 2019

Bleach la série anime



Encore une série animée de shônen Nekettsu (découverte sur le tard) dont j'ai laissé passer le temps de prendre des notes. Elle fait partie de ces séries fleuves, avec Fairy Tail, qui m'ont tenu en haleine assez longtemps pour avoir envie de les suivre au long court : Après les premières saisons sur Netflix (Shinigami remplaçant et Soul society), lesquelles constituent en quelque sorte un arc cohérent, direction sur la plateforme ADN pour découvrir la suite (jusqu'à la fin de la bataille de Karakura. Il existe encore un arc en anime et un ou deux en mangas, non adaptés à ce jour) .
Quelques éventuels légers spoilers seront glissés ici...

*****

Dans l'univers de Bleach, les shinigamis (anges de la mort) sont chargés de l'équilibre de l'univers et protègent les humains et âmes errantes des hollows, forme bestiale des âmes perdues, à l'appétit insatiable.

(Ceux qui auront vu l'exposition Enfers et fantômes d'Asie auront quelques clés pour comprendre l'influence de la spiritualité et mythologie asiatique sur cet univers).

Ils utilisent des Zanpakuto (armes spirituelles) pour combattre ces hollows et procéder à la cérémonie de purification qui permettra aux âmes errantes ou aux hollows de trouver leur chemin soit vers la Soul society (le paradis), soit - dans le cas où ils ont péchés - vers l'Enfer. Il existe aussi le Hueco Mundo, une sorte de purgatoire sauvage où résident les hollows, uniquement soumis par la loi du plus fort.

En 2001, dans la ville de Karakura, Ichigo Kurosaki est un lycéen de 15 ans qui arrive à voir et interagir avec les âmes des morts depuis qu'il est tout petit. Un soir il rencontre Rukia Kuchiki qui affronte un hollow venu dévorer les âmes de la famille Kurosaki. En mauvaise posture, elle transfère ses pouvoirs à Ichigo afin qu'il les sauve.

Commence alors un récit de shonen nekketsu inspiré de mythologie, spiritualité et philosophie politique asiatique.

Il est difficile pour une série au long cours de ne pas avoir au moins quelques faiblesses, et celle-ci en comportera quelques grosses comme :
- les arcs filaires assez nombreux (de plus en plus faibles), conçus pour faire attendre le spectateur, le temps que l'auteur du manga rattrape son retard ;
- et une structure de scénario répétitive sur le fond (même si pas in-intéressante) : une histoire présentant des antagonistes évidents puis une éventuelle résolution dans la confrontation (schéma classique du nekketsu), laquelle ne se déroulera pas comme prévue, l'auteur aimant ménager quelques surprises, induire le spectateur en erreur et dévoiler les vrais ennemis sur la fin.

Cette structure narrative de "l'arc Shinigami remplaçant et soul society" , dont la première qualité est une certaine innovation, se répète jusqu'à plus soif ensuite pour provoquer sur le long terme de la lassitude.

Malgré tout cela cette série aura tenu ses promesses avec son lot de surprises en petits détails scénaristiques, en scènes d'actions dynamiques, et graphismes originaux, notamment les écrans intermédiaires donnant le numéro de l'épisode (avec une recherche graphique de typo différente à chaque fois).

Là où Bleach tire sans doute son épingle du jeu est l'univers en toile de fond développé avec cette influence de la spiritualité asiatique et l'analyse en sous texte que l'on pourrait en faire, notamment sur le poids des péchés et le cycle de répétition dans lequel ceux ci nous enferment, sauf si les liens que nous tissons permettent de développer notre empathie et d'ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure.

samedi 1 juin 2019

Knights of Sidonia anime réalisée par Hiroyuki Seshita (S1 et S2)



Knights of Sidonia est un anime adapté d'un manga  de Tsutomu Nihei, l'auteur de Blame, avec ce style unique croisant le cyberpunk, l'aspect techno-organique de Gigger, le style d'un Enki Bilal et le genre du manga.

Pour l'instant deux saisons existent et couvrent une partie du manga mais elles forment un tout que l'on pourrait qualifier d'arc.

La première chose qui saute aux yeux est le style particulier de Tsutomu - évoqué ci-dessus - mis en animation avec talent par le studio Polygones Pictures sous la réalisation de Hiroyuki Seshita.

Ensuite la mise en valeur de l'univers, du background par ce style graphique très détaillé et particulier. Pour les scènes de l'intérieur du vaisseau monde "Sidonia", nous prenons plaisir à nous attarder sur le nombre de détails visuels que nous offrent les dessins, notamment les écrans s'insérant au milieu d'un épisode. Ainsi le côté "sale, usé" et en réparation constante du vaisseau...

Cette qualité graphique sert un background d'une certaine richesse dépeignant un des vaisseaux générationnels (le dernier ?), en fuite face aux Gaunas, une race extra-terrestre, à l'aspect d'organismes géants, qui a exterminé la planète Terre il y a longtemps.

A situation dramatique et contraintes, la société de Sidonia y a répondu par la mise en place d'un régime autocratique et par quelques évolutions biologiques, pour certaines forcées.

Nous suivons des groupes aux agendas politiques différents, et le parcours de NAGATE Tanikaze parmi d'autres personnages entre mystères et manœuvres de groupuscules, assauts des Gaunas, scénettes de vies sur le Sidonia.

Sans doute un parcours obligé d'un certain nombre de mangas, mais celui-ci a son lot de filles tournant autour du héros cliché (gentil et empoté) et de choses assez weirds (non genrés, mutants à tentacules...).

Quant à l'animation, elle est de qualité et bien rythmée.

Alors pour qui ? Pour ceux qui pourraient apprécier le côté battlestar galactica, humanité désespérée,  et combats avec méchas, tout en passant au dessus du côté fan boys.

dimanche 28 avril 2019

Ultraman série d'animation réalisée par Kenji Kamiyama et Shinji Aramaki (2019)



Dans sa démarche de production, Netflix a un certain nombre de bonnes idées dont l'adaptation en animation du manga d'Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi, variation de l'univers de ce personnage apparu en série live en 1966, dans le genre du Tokusatsu et kaiju, devenu plus tard une icone de la pop culture japonaise, au même titre que Godzilla.

Pour préciser le propos, revenons à la série originale : créée en 1966 par Eiji Tsuburaya (créateur d'effets spéciaux célèbre au Japon et également co-créateur du fameux monstre godzilla), la série durera 39 épisodes et mettra en scène un robot géant défendant la Terre face à des Kaijus venus la détruire...

Synopsis (série live de 1966) : Au Japon, la Patrouille scientifique est une unité militaire composée de cinq membres et qui a pour mission d'étudier et de contrer l'action de monstres souvent extraterrestres qui menacent la Terre. Hayata, héros humain de la série et membre de la Patrouille scientifique, fait la rencontre d'un géant extraterrestre appelé Ultraman au cours d'une mission ; celui-ci lui remet la capsule Beta, qui lui permet de permuter avec Ultraman lorsque les monstres attaquent le Japon. Cependant l'énergie vitale d'Ultraman diminue rapidement et il n'a que quelques minutes pour venir à bout du monstre.

La série originale rencontrera un beau succès et sera suivie d'une trentaine de séries dérivées de cet univers, sans compter les films ou jeux vidéos sur le sujet.

Cependant, il faudra attendre 2011 pour voir arriver l'adaptation en manga, scénarisée par Eiichi Shimizu et dessinée par Tomohiro Shimoguchi, oeuvre rencontrant semble-t-il, des avis contrastés de fans connaissant bien l'univers.

N'ayant lu que les premiers tomes, je ne saurais me faire une idée de la fidélité de l'adaptation en question, mais la saison une de l'anime aura su me convaincre : 

Après la lutte d'Ultraman contre les kaijus en tout genre envoyés par des extra terrestres, la Terre a retrouvé un semblant de paix et vit dans le souvenir entretenu par un musée, du passage d'Ultraman... Hayata s'est mariés, a pris de l'âge et a maintenant un fils adolescent. Mais bientôt des êtres venus d'ailleurs menacent à nouveau la Terre. Shinjiro Hayata, son fils, prend la relève en endossant le rôle de son père pour devenir un protecteur de la Terre.

Je craignais au départ que la série soit conçue comme une histoire de passage de succession entre père et fils, avant de reprendre les schémas narratifs habituels réactualisés (on "prend les mêmes mais on recommence à l'époque moderne"), mais l'oeuvre s'en écarte rapidement pour élargir les problématiques, acteurs et enjeux de l'ultramanverse.

Sans trop dévoiler l'histoire, disons que l'humanité n'est plus toute seule, et à l'instar des films à la MIB, se pose la question de sa "maturité" pour accéder à un univers infiniment plus grand, technologiquement plus avancé, beaucoup plus dangereux, avec des forces qui ont elles mêmes leur propre agenda... Le seul espoir pour la Terre ? La lumière d'Ultraman, qui tel un faisceau, protège, inspire et rétablit un certain équilibre.

Concernant l'animation, nous sommes dans une 3D actuelle et usuelle, qui manque parfois d'âme dans le mouvement des personnages et me rappelle les personnages de jeux vidéos... Toutefois rien de si mauvais. Les scènes d'actions sont dynamiques et servent l'histoire, tout en s'inspirant autant des supers héros à la iron man que des animes et tokusatsu japonais.

Au final, une excellente saison 1 qui ouvre l'univers et suscite des attentes à confirmer. La promesse d'une bonne série sera-t-elle tenue ou pas ?

jeudi 21 février 2019

Nicky Larson et le parfum de Cupidon de Philippe Lacheau (2019)



Emmené par un mouvement de foule composé d'amis , je me suis trouvé à regarder le jour de la sortie en salle, Nicky Larson, le parfum de cupidon. 

L'existence de ce film, largement reportée par les médias et vlogs en tout genre a reçu un accueil particulier  du public, d'abord dubitatif face au projet d'adaptation française d'une oeuvre japonaise (situation assez rare :- Faut-il remonter à Crying Freeman pour cela ?), il est vrai déjà échaudé par certaines adaptations traumatisantes : de Dragon Ball évolution à Ken le survivant, en passant justement par un Nicky Larson emmené par Jacky Chan...

La vision du trailer laissa ensuite craindre le pire pour cette adaptation, finalement encensée par de nombreux spectateurs et youtubeurs à l'issue de la séance.

Alors si la majorité de mes filous de tortionnaires ont apprécié le voyage, je dois avouer m'être ennuyé comme un rat mort (et je sens sur moi le #rage aux lèvres des sourires amusés des potos face à ma déconfiture) et vais tenter d'expliquer pourquoi après être passé aux quelques qualités et sans doute contraintes du réalisateur.

*****

Concernant les points positifs, on ne peut que concéder à Philippe Lacheau un vrai respect et amour à l'oeuvre animée en version française (avec ses scènes censurées) qu'il a connu à la télévision pendant sa jeunesse, accumulant des capsules visuelles méticuleuses et nostalgiques : les habits des deux héros, leurs accessoires (357 magnum et massue), l'immeuble des détectives, la Audi rouge, l'apparence de Falcon/Mamouth (en VF), etc...

Nous pouvons également noter la présence de quelques scènes réussies comme celle avec le Frère de Kaori/Laura, la surveillance avec un fusil à lunettes...

Ou l'alchimie particulière des interactions entre Nicky/Ryo et Laura/Kaori, portée à l'écran avec un certain talent...

Et enfin il y aura quelques jolies étincelles avec la sonorisation (parfois trop brève) de 2 morceaux originaux (Foot Steps et Get Wild en fin de film).

*****

La réalisation du film ne s'est toutefois sans doute pas faite sans contraintes je crois : 

- Premièrement le réalisateur se trouverait être l'un des auteurs les plus "bankables" de ces dernières années en comédie, poussant sans doute les producteurs à conditionner leurs financements à la réalisation d'un film comique comportant l'adn de Philippe Lacheau pour éviter le plus de risques (donc avec sa présence ? Ou son égo et rêve de gosse l'a-t-il poussé à jouer le rôle principal ?).

- Ensuite l'époque ne semble pas se prêter à montrer un héros apparemment obsédé, (même s'il s'agit d'un ressort comique et d'une façade) ce qui a peut-être poussé à [spoiler] concevoir un scénario original incluant un renversement total de la psyché du personnage principal (histoire validée par l'auteur Tsukasa Hojo).

*****

Nicky Larson est un film que j'aurais aimé apprécier, mais qui - malgré des qualités indéniables - n'a jamais réussi à m'immerger dans son oeuvre. Ainsi, à chaque fois que je m'accrochais à un élément positif, survenaient des détails m'éloignant du film. Je vais tenter de développer pourquoi.

D'abord la physionomie des deux personnages principaux, qui me semblait ne pas s'accorder avec l'oeuvre originale. Concernant Lacheau, j'ai eu un vrai problème à pouvoir adhérer à son visage et ses mimiques - sans doute parfaites pour un film comique-, et à son jeu totalement tourné vers le comique, alors que Nicky Larson/Ryo Saeba est à mon sens un personnage profondément duel qu'il aurait fallut pouvoir jouer comme tel : 
- l'obsession pour les femmes du héros sert tout autant de ressort comique scénaristique en contrepoint de la gravité des scénarios noirs du manga et de l'anime, que de paravent pour protéger Laura/Kaori, et plus généralement son entourage féminin, de ses propres ennemis : en montrant une certaine légèreté envers les femmes, il les protège de tentations de les utiliser pour l'atteindre lui. 
- Un autre visage se révèle ainsi en alternance : celui du héros de grande gravité, bad-ass au possible quand c'est nécessaire, et toujours prêt à agir pour sauver ceux qui lui importe. Il abandonne alors le premier masque de la comédie (et de son obsession) lors des moments de grande noblesse ou d'actions importants...

Ensuite en "premier film" live, utiliser un scénario qui renverse l'inclinaison profonde du personnage (en raison du [spoiler] parfum de cupidon) me paraît contribuer encore plus à dénaturer la tension interne au personnage principal et sa relation avec Laura/Kaori. En second film j'aurais trouvé cette idée intéressante, mais dans cette configuration de première apparition à l'écran d'un Nicky Larson français, j'ai décroché...

En matière d'ambiance j'ai également regretté qu'il n'y ait pas plus de paysages urbains de nuit (quitte à déplacer la scène à Montréal, voir la Défense etc..).

Quand au rythme de l'histoire, à son déroulé, ou à la présence de certains personnages, on ressent bien des mécaniques d'humour des films comiques français récents je suppose, mais tout cela a contribué à m'éloigner encore plus de cette adaptation. Pour moi cette alchimie entre une comédie de Lacheau et l'oeuvre de Nicky Larson ne prenait pas

Ainsi de la présence de deux personnages (acteurs de la "bande à fifi" ?), dont l'un m'évoquait un échappé de la bande du splendide, qui ne cadraient vraiment pas avec cet univers. Ou de blagues jurant un peu avec l'univers comme "le bonhomme Cetelem". Nous pourrions parler de diverses musiques comme celle de Lara Fabian qui ne rythmaient pas trop avec l'ambiance attendue.

Je mentionnerais aussi les nombreux clins d’œils de Philippe Lacheau, débordant jusqu'à l’écœurement en blagues potaches sur les dessins animés d'une époques, celle du club Dorothée (Jane et Serge/ Attakku Yû !, Juliette je t'aime/Maison ikkoku, les chevaliers du Zodiaque/Saint Seiya...), l'auteur poussant l'intention à faire apparaître l'ancienne présentatrice en caméo (mais pourquoi pas pour son personnage). 

Toute cette accumulation de "vannes" anéantira en moi une empathie envers les bonnes intentions de l'hommage.

Je pourrais aussi évoquer certains effets de caméra assez désagréables (tel que la vue subjective dans la scène de la casse), la présence de Paméla Anderson ultra botoxée, etc...


Mais je conclurais sur ceci : un film qui pourra plaire aux amateurs des comédies du réalisateur et/ou d'un Nicky Larson quant à la forme.

A noter : Un avis intéressant chez Capitaine Popcorn (ICI).

mercredi 2 janvier 2019

Brève chronique : Kamusari nânâ nichijo réalisée par Shinobu Yaguchi (2014)



Kamusari nânâ nichijo (wood Job chez Wiki) est une comédie japonaise réalisée par Shinobu Yaguchi en 2014 et basée sur le roman éponyme de Shion Miura.

Après avoir échoué à des examens d'entrée à l'université et s'être fait plaqué par sa copine, Yuki Hirano (joué par Shota Sometani), un garçon un peu ahuri, décide sur une raison triviale (une brochure utilisant la photo d'une belle jeune fille - Naoki Iishi), de participer à une école dédiée à l'apprentissage de la forêt et de ses métiers.

Le programme est dur mais il arrive à s'accrocher et se retrouve bientôt à devoir endurer le pire : une saison de stage au fond d'une montagne campagnarde... Où vit Naoki Iishi, jouée par Masami Nagasawa, excellente actrice.

Avec un casting solide, Kamusari nânâ nichijo raconte un passage à l'âge adulte du héros et présente, comme tant d'autres comédies japonaises, le choc des cultures entre un "urbain civilisé" et une campagne décentrée, "rustre" et idéalisée. Humour  et légèreté seront au rendez-vous de ce petit feel-good movie.