samedi 23 juin 2018

Sword Art Online (SAO)


J'ai mis beaucoup de temps à rédiger une chronique pour cette oeuvre, mais le début du visionnage de log horizon, un anime qui débute sur le même thème - l'emprisonnement dans un univers de réalité virtuel -, m'a poussé à faire le point rapidement sur ce thème. 
A noter également Grimgar, magnifique animé avec le même point de départ.


 Sword Art Online (ou SAO) est une série de Light Novels écrite par Reki Kawahara depuis 2009 et ensuite adaptée en mangas et animés. C'est le versant animé dont je parlerais ici.

SAO se déroule dans notre monde, mais dans un futur proche où la réalité virtuelle est bien plus avancée  et permet une immersion totale dans un monde artificiel, notamment grâce au  NerveGear, un casque de réalité virtuelle qui intercepte toutes les sensations du cerveau.
Kirito, le personnage principal de la série, bêta testeur d'un jeu se déroulant dans l'Aincrad un monde virtuel d'heroic fantasy, se branche lors de la livraison de la version finale du jeu, pour découvrir avec tous les joueurs et par la bouche même du créateur du jeu que toute mort virtuelle sera effective (le casque de réalité virtuelle enverra un rayon micro ondes qui grillera le cerveau) et qu'il n'existe plus de bouton exit. Le seul moyen de s'en sortir est de gravir un à un les 99 niveaux du jeu. Le succès d'un seul joueur permettra la fin du jeu.

Le jeu devient alors une expérience sociale terrible où tout acte n'est plus sans conséquence et fait porter responsabilité et culpabilité sur leur auteur, et les motivations de Kayaba*, génial créateur du jeu, laissent songeur.

Malgré un fan service un peu trop présent ("gros plans" sur les formes des jeunes filles, etc...) et une romance, des éléments qui pourront rebuter ou fatiguer une partie des spectateurs, la série cache un univers de qualité dont il serait dommage de passer à côté.

En effet, bien loin d'une moralisation "sortez du jeu pour vivre de vraies expériences sociales", cette oeuvre prend le jeu vidéo (en réalité virtuelle avancée) comme ce qu'il est : un nouveau média de socialisation, symbolisant l'hyper-connectivité d'une société moderne avec ses qualités et ses défauts. SAO permet d'évoquer assez finement des thèmes variés tel que l'émergence d'IA dans les programmes (comme yuichan), la copie de personnalités numériques (le film SAO), l'utilisation du jeu comme valorisation de son égo (personnalité numérique vs IRL), l'ijime, le poids de la culpabilité d'événements dramatiques, etc..

Les plus gros défauts seront sans doute les problèmes de rythme : nous sentons parfois (et cet aspect est très prégnant dans le premier arc) des ellipses assez importantes dans l'histoire, alors que l'oeuvre aurait gagné à avancer progressivement. Je me demande ce qu'il en est il des lights novels d'origine (mais il semble que c'est également un format "contraint").

S1 : La première saison couvre 2 arcs : Airncraft (l'arc le plus fascinant au niveau du world building, selon moi, mais qui n'a sans doute pas assez été exploité, notamment ce fascinant personnage de Kayaba) ; Fairy dance (un arc faisant le lien entre le monde réel et virtuel, développant des personnages dont la famille de Kirito et d'Asuna)

SAO extra edition : épisode intercalaire entre la S1 et S2, composée d'une compilation mémorielle des meilleurs moments (donc d'un intérêt limité), mais qui ajoute quelques détails complémentaires pour comprendre l'histoire (les motivations de Kayaba, par exemple) et permet l'apparition de l'inspecteur chargé des crimes virtuels. 

A noter l'une des pires scènes de fan boyisme de la série, avec les filles en piscine pendant que Kirito se fait "cuisiner" par l'inspecteur (vous êtes prévenus... Inversement j'ai ri comme un malade).

Cette extra edtion rajoute une petite aventure virtuelle bien sympathique...

S2 : arcs phantom bullet (sorte de battle royale), calibur et rosario. Chaque arc possède son intérêt, notamment dans le fait que les joueurs apportent leurs fêlures dans le jeu.

Film d'animation : SAO the ordinal Scale : Il s'agit d'une histoire créée pour l'occasion qui s'inspire de la réalité augmentée à la pockemon GO sur smartphones. Plutôt bien senti, dynamique, ce film d'animation au cinéma sera sans doute surtout réservé aux fans.

A noter une saison III en production et une série live Netflix en projet.


* cet aspect sera esquissé mais peu évoqué dans les animés.

jeudi 15 mars 2018

Fairy Tail série animée



Shônen dans le genre nekketsu, Fairy tail est un manga de Hiro Mashima , adapté en série animée, laquelle est assez longue (au moins 6 saisons disponibles sur Netflix) mais elle aura réussi l'exploit de m'intéresser suffisamment pour ne pas décrocher sur le long terme, ce qui mérite d'être noté.

Contexte (wiki) : "Dans le royaume de Fiore, il existe parmi le commun des mortels des hommes et des femmes qui manipulent la magie : ils sont appelés mages. Pour mieux les contrôler, des guildes — endroits où les mages se réunissent et font des travaux afin de gagner des joyaux (monnaie de Fiore) — ont été créées et mises sous la responsabilité du conseil de la magie (par l’intermédiaire des maîtres de guildes).

Outre la nécessité de contrôler des mages, ce réseau a d’autres utilités. En effet, il permet de fournir un large choix de mages au client, et de nombreuses missions aux mages par le biais de petites annonces.

Parmi les nombreuses guildes, une d’entre elles fait particulièrement parler d’elle, que ce soit par les actes réalisés par ses membres, mais aussi et surtout pour les dégâts matériels provoqués par ces derniers à chaque mission qu’ils effectuent. Il s’agit de Fairy Tail."

L'histoire suit principalement certains personnages (Natsu, Lucy, Happy, Erza, Grey, etc...) dans le cadre de leurs missions et aventures.


Que dire de plus sinon tenter de présenter les quelques points saillants de cette série qui mérite un regard :

Une bande sonore de qualité, composée par Yasuharu Takanashi, et illustrant assez efficacement certaines scènes d'actions ou personnages, comme Erza theme...

Des différences avec des animes nekketsu classiques, comme Dragon Ball et Saint Seiya, qui dénotent un message positiviste :
- Ainsi, à contrario de St Seiya, le sacrifice pour ses amis n'est jamais mis en valeur. Au contraire il est toujours mis en avant que les épreuves se gagnent et se remportent pour ses amis, sa famille.
- Ainsi, à contrario de Dragon Ball Z, l'histoire n'est jamais totalement centrée sur un nombre très réduit de héros (les super saïans dans dragon Ball Z, les autres devenant par leur manque de pouvoir, un peu des faire-valoir) : l'auteur fait intervenir un nombre plus important de personnages avec chacun leur spécificité et importance dans l'intrigue, car l'importance reste la coopération. Les personnages secondaires, pour une partie, ne sont pas non plus oubliés et leur apparition reste enthousiasmante.

De plus, même si l'histoire est assez longue avec une décomposition en arcs,  la méta-histoire n'est jamais perdue en cours de route et la compréhension de l'univers s'approfondit progressivement pour le spectateur. 

De cette histoire, je retiens également de nombreuses originalités assez discrètes où l'auteur (les auteurs - s'il s'agit d'arcs inédits dédiés à la série animée -) nous emmène sur des chemins inattendus avec des thématiques parfois SF [spoilers] : comme avec l'arc Edolas où les héros se retrouvent dans un "monde parallèle" proche de son apocalypse, où la magie se tarit progressivement ; ou bien de l'arc de l'éclipse avec ses voyages dans le temps...



Alors pour qui ? Pour les amateurs de Nekketsu épiques qui ont su trouver leur voie avec quelques pointes d'originalité.

PS : attention, le fan service est bien présent dans ce genre de production, mais au bout d'un moment on n'y fait absolument plus attention. Ou bien on passe certaines scènes.

vendredi 16 février 2018

cyborg 009 - Devilman

J'avais déjà et vaguement entendu parler de Cyborg 009, un manga écrit par Ishinomori Shintaro à partir de 1963, époque fertile pour l'apparition d'oeuvres originales et étonnantes, parfois contestataires. L'ami Netflix m'aura donné l'occasion de découvrir deux séries dérivées du manga.


Synopsis (wikipédia) de l’œuvre : Dans le but de conquérir la planète, la puissante organisation mafieuse Black Ghost enlève 9 humains afin de les transformer en cyborgs dévolus à leurs terribles desseins. Chacun vient d'un pays différent, chacun est doté d'un pouvoir particulier. Mais les 9 se rebellent contre l'organisation et vouent alors leur destinée à détruire toutes les créations diaboliques de Black Ghost.


Sur un pitch assez classique, l'auteur développe une dynamique de groupe de "super héros" à la Avengers (des pouvoirs complémentaires et une stratégie de groupe pour surmonter les épreuves), avec la sensibilité japonaise (par exemple un côté international des super héros et un côté caricatural moindre qu'aux US dans le traitement de l'étranger).





C'est en tout cas l'impression que m'a donné ma première approche de l’œuvre avec cette "sequel" animée C009 Call of justice (20016).

[Petit spoiler ci-dessous]

Dessinés et animés en 3D de façon moderne, les personnages ressemblent un peu à des poupées : cela donne un côté visuel assez désagréable, qui nécessite d'être dépassé pour rentrer dans une histoire à la thématique en filigrane assez forte de lâcher prise ou de responsabilité du pouvoir que l'on possède, malgré le fardeau de la solitude qu'il engendre. Notion de sacrifice somme toute japonaise aussi, la fin de la série nous met en présence d'une sorte de "what if" en n'hésitant pas à faire disparaître certains de ses héros...

Sur des génériques étonnants d'ouverture et de fin de Monkey Majik (A.I. am human & Is this love), le groupe de pop rock canadien et japonais, cette série est une approche intéressante de l'oeuvre.


 

C009 VS Devilman (2015) apparaît plus convenu dans son animation et son scénario : sur un classique argument superhéroinesque du cross over entre 2 univers, ce projet fait se rencontrer nos 9 cyborgs  et des démons de Devilman, un manga gore et contestataire de Go Nagaï aka - Monsieur Goldorak - de 1972, conçu comme une parabole anti-guerre par son auteur.

Avec cette nouvelle itération, seule la reconnaissance de la bonté et coopération entre le groupe de Devilman et de ces cyborgs, permettra à nos héros de surmonter et vaincre leurs épreuves. Assez intéressant.



Devilman Crybaby (2018), est une production Netflix, destinée à un public avertit et une adaptation  assez fidèle mais modernisée du manga originel : 

rappelons simplement ici que [spoiler] le manga ne ménage pas de happy end et que cette fin se veut une représentation des conséquences  d'une guerre. L'animé de 2018 en suit le chemin, à l'inverse de la première adaptation de 1972-1973, qui ménage une fin heureuse pour le spectateur.

Alors qu'en penser ? L’œuvre a connu de bons échos ici et là, mais je n'ai pas accroché.

Le contenu est certainement adulte, l'animé rencontre un problème de rythme en n'arrive pas à installer progressivement ses enjeux sur ses 10 épisodes. Ou permettre au spectateur d'avoir suffisamment d'empathie pour certains des personnages. Aussi la fin arrive assez précipitamment vers les derniers épisodes. L'animation est aussi assez particulière parfois un peu frustre, tout comme certains dessins. Qu'en retenir ? Du gore (explosions de corps de démons et autres), des petits bouts, une obsession pour l'athlétisme (et une animation assez étrange de cette dernière)...

mardi 12 décembre 2017

Mazinger z infinity (Gekijôban maziger Z) réalisé par Junji Shimizu (2017)


Mazinger z infinity (Gekijôban maziger Z) réalisé par Junji Shimizu (2017)

Quand la nostalgie tue le film...

La nostalgie de l'époque (j'ai fait partie des premières "générations manga" avec Goldorak aka Grendizer - animation issue du même univers de l'auteur Go Nagaï - ou Candy et Albator Aka Harlock-) et un trailer assez punchy m'ont convaincu d'aller voir ce film.

Une interview de Go Nagaï et quelques articles publiés nous ont  appris que si Go Nagaï n'avait pas été associé de près à l'oeuvre, celle-ci avait été produite par des fans devenus adultes. Et ceci explique les défauts inhérents de cet animé, mais nous allons y revenir.

Un petit mot sur Go Nagaï : il est le père du robot géant directement piloté par un humain, c'est à dire du mécha comme on le comprend souvent ici (le terme a une signification plus vaste au Japon).

Passons d'abord aux points positifs : l'animation est magnifique. Tout en respectant les codes visuels de l'époque, la production a modernisé les dessins, créé une animation dynamique qui utilise la 3D de façon harmonieuse pour les combats de méchas.

Autre élément positif, l'histoire se déroule 10 ans après l'époque de la série d'origine : cela donne l'occasion aux auteurs de dérouler un rétrofutur alternatif assez intéressant dans les visuels, par exemple.

Malheureusement cela se gâte assez rapidement avec un scénario assez lourd, comportant de longues répliques où les personnages peuvent expliquer leurs choix [10 ans après], comme la volonté d'un des pilotes d'aller vivre dans un vieux quartier traditionnel où il se sent plus à l'aise. Laissant une grande place à ces longues scénettes, il ne se passe pas grand chose entre le prologue et la scène d'action finale. 

Tout ce passe comme si les créateurs avaient voulu, en grands fan boys, mettre en scène la vie future de leurs personnages favoris. Le film pêche aussi par la volonté des auteurs d'avoir voulu insérer le maximum de personnages* et monstres robotiques à l'écran (une centaine de kaijûs robotiques), ce qui le rend trop fouillis et nous déconnecte de tous les protagonistes.

L'idéal aurait été de faire une sorte de reboot modernisant le propos en gardant l'essentiel et quelques personnages emblématiques, mais la direction artistique prise de placer tous ces personnages nous donne 

Et le final part dans une sorte d'apothéose new age (sic). Assez décevant, mais à voir si vous êtes des quarantenaires nostalgiques.




* notamment le personnage comique de la série originelle avec son robot boite de conserve... Après le développement d'enjeux extrêmement sérieux, une scène avec lui jure énormément.

jeudi 30 novembre 2017

Le Japon en France sans le savoir : Les Mikados - ポッキかミカド?

Article issu du blog tabi.over-blog.com du 26/09/2007. A l'époque les friandises et gâteaux japonais n'étaient pas aussi connus et n'avaient pas l'exposition médiatique (sur youtube etc...) qu'ils ont aujourd'hui. Des sites comme umaibox ou candysan qui font de la vente en ligne de ces friandises nippones n'existaient pas non plus.

Mikado ou Pocky? Le Japon en France sans le savoir?

Certains objets ou produits de la vie courante ont parfois une origine inattendue. Ainsi, le saviez vous? Les mikado que vous dégustez parfois, ces délicieux biscuits en bâtonnets glacés de chocolat, sont d'origine japonaise (de la société Glico).

Leur nom d'origine est pocky (prononcez pok-ki). Ils seraient sortis la première fois sur le marché japonais en 1965 et leur succès ne se serait jamais démenti depuis : de nombreux goûts sont disponibles (glaçage à la fraise, amande, banane, lait...), et des éditions spéciales sont régulièrement proposées, à l'instar des kitkat.

Dans les années 80, ces biscuits apparaissent en France, produits par LU (titulaire de la licence Glico en Europe) sous le nom de Mikado. Actuellement 4 produits sont disponibles: chocolat noir, au lait, noisettes, et enfin caramel.

Cette semaine nous avons eu l'occasion de découvrir en supermarché une "édition spéciale zen - chocolat blanc". Serait-ce à l'instar du Japon le début d'une longue lignée de séries limitées ? 

[Les années suivantes nous prouveront le contraire]

Photos des "éditions spéciales" de 2007. Ces goûts deviendront standards. "Glico" apparaît juste en dessous de Lu.



 Un Pocky du Japon :


Quelques références : Un site en sommeil "Mazui", mais toujours existant, avec une série de Pockys. Ou le site de Color Lounge.

jeudi 9 novembre 2017

Kaiju daisenso_Invasion planète X (1965)


Nous sommes en pleine conquête de l'espace, entre le vol de Youri Gagarine en 1961 et le premier pas sur la lune en 1969. L'époque est optimisme devant les progrès de la technologie. Et Ishiro Honda se retrouve à nouveau aux commandes de son sixième godzilla, qui met en avant la conquête spatiale et la figure des inventeurs...

A l'occasion d'un progrès scientifique, la terre détecte une dixième nouvelle planète (Pluton est alors encore une planète), dénommée X et une expédition emmenée par le Japon est mise en place, pour découvrir une planète habitée et ravagée par un kaïju.

Les ixiens vont bientôt proposer d'emprunter aux terriens "leurs" godzilla et  afin de lutter contre, en échange d'une cure contre le cancer.

Sur un scénario assez étonnant pour un godzilla, les forces de la nature que représentent les kaïjus sont mises de côté jusqu'à la conclusion du film, pour se concentrer sur le secret qui entoure la planète x et les agissements de ses habitants. Nous nous trouvons ainsi et pour longtemps dans un film de SF d'époque avec son lot de mystères (*).

Quant au final, il amène l'idée que le contrôle des forces de la nature (kaïjus) ne peut qu'échouer et le retour à la normale passe par l'acceptation de celles-ci sur Terre :


Du côté du casting, et pour la mise en lumière internationale de ce voyage spatial, la présence d'un acteur anglais Nick Adams (l'astronaute Glenn) est à noter. Une première pour un film de la franchise, je crois.

Kumi Mizuno laissera également un souvenir durable pour les amateurs dans son personnage de Miss Namikawa :


En conclusion un bon godzilla de l'époque classique, assez étonnant dans sa forme.

* paranoïa et invasions. Ce film est toutefois précurseur de la série les envahisseurs.

mercredi 5 juillet 2017

Au Japon avec Théodore Monod




28 décembre 2007 : un article apparaît sur un ancien blogue (tabi sur over-blog) alors que je m'apprête à partir pour le Japon via l'Autriche. Depuis, beaucoup de changements ont eu lieu et la compagnie, Austria Airlines, ne dessert plus le Japon.
Cet article est un peu périphérique au Japon, mais il a sa place ici (05/07/2017)

La "magie" du blog internet est de pouvoir écrire à l'avance ses notes et les sortir en pilotage automatique. Je serais donc dans l'avion au moment où ces lignes apparaîtront.

Dans mon sac se trouvent toujours une revue sur le cinéma et un livre acheté pour l'occasion quelques jours auparavant : Il est des habitudes qui naissent et créer des rites signifiants pour soi-même.
 
Plus que l'utilité pour le voyage - il n'est pas dit que soit trouvé le temps pour une lecture pendant cette brève halte au pays du soleil levant - il s'agit avant tout de marquer le Départ.

Ainsi, j'emporte "Pèlerin du Désert" de Théodore Monod : ce livre avait été trouvé dans une librairie d'occasion après l'achat des billets d'avions pour le Japon. Il me semblait porteur de sens de ne l'ouvrir que lors d'un départ.

Pourquoi ce livre? Je pense en avoir entendu parler sur un autre site : Théodore Monod serait de cet esprit nomade, riche de réflexion en ces temps où le repli sur soi apparaît si séduisant chez certains ...

A l'arrivée, je prendrais au distributeur une bouteille en plastique de thé vert amer et sans sucre. Comme toujours. Il est des habitudes...

@ bientôt