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lundi 22 juin 2020

Chroniques flash de visions anciennes : de mars à mai



Blend S (2017) : une série animée d'humour assez légère en temps de lock-down qui utilise des personnages aux caractères très stéréotypés pour s'en amuser :
le café "Stile" est géré par un italien beau gosse, mais passionné de mangas et idéalisant la société japonaise (stéréotype de l'otaku étranger), aidé en cuisine par un associal japonais (autre stéréotype) avec en serveuses "maids", la gameuse lycéene bien pourvue, l'étudiante de petite taille, la fille de grande famille japonaise traditionnelle naturelle et premier degré, etc...
Chacune ayant à "jouer" le rôle d'un stéréotype pour leur café (de la sadique à la petite soeur en passant par la "tsundere"). Certaines personnes peu familières du Japon pourraient trouver cela étrange, mais cela peut faire partie du service, comme une représentation théâtrale, un costume que l'on endosse. Une bonne partie de l'humour est servie par ce gouffre entre les personnages stéréotypés et leurs rôles endossés aussi stéréotypés, et le reste par les love interests que l'on peut trouver dans les relations qui se nouent.




My roommate is a cat (dôkyonin ha hiza, tokidoki atama no ue) : cette  série de mangas écrite par Minatsuki et dessinée par Asu Futatsuya a fait l'objet d'une première adaptation en 2019 par le studio Zéro-G .

Derrière quelques personnages archétypaux et le pathos inclus "dans le package standard", l’œuvre propose une histoire attachante où un jeune écrivain un peu misanthrope  va pouvoir effectuer son deuil et s'ouvrir à son entourage en développant une relation avec la chatte qu'il a recueilli. Le traitement de l'histoire apporte une certaine fraîcheur en mettant en parallèle le point de vue de l'humain et de l'amie à quatre pattes. 





Film d'animation Starship Troopers : Traitor of Mars. Dernière oeuvre dérivée de l'adaptation en film en 1997 de Paul Verhoeven, d'un livre de Robert Heinlein. Réalisé par Shinji Aramaki et sorti en 2017, cet animé consiste en un bon petit guilty pleasure : des space marines Vs des Aliens insectoïdes géants. La réalisation est assez nerveuse. Les personnages sont caricaturaux à souhait (et pour notre plaisir dans ce genre de films). C'est tout. Et c'est déjà pas mal.



mardi 18 février 2020

Chroniques flashs de visions anciennes : décembre 2019 et janvier 2020

La vie est un flash, et certaines chroniques le sont aussi....


La fatigue (en raison de déménagements, grèves et autres joies de la vie) me pousse souvent à être un spectateur ou lecteur plus passif, à l'exception d'un recueil de nouvelles d'Akutagawa Ryunosuke (difficile à chroniquer par manque de recul, car lu en japonais).

Donc j'ai visionné une tonne d'animes d'Isekai, surtout, presque tous issus de lights novels japonaises, parfois pas très brillantes... Mais avant tout un mot sur un "thème" souvent fréquent dans certains de ces animes, c'est la figure de l'esclave (dorei) consentant, un phénomène que je ne goûte guère, mais au delà de cela :



Sorcerous Stabber Orphen (la fantasy non isekai) : Je n'ai pas pu dépasser le premier épisode. De la fantasy comme on n'en fait plus, rappelant les années 90, que cela soit au niveau des dialogues, de l'histoire d'exposition, des réactions des personnages et de leur nom, du graphisme de l'animation... Note : F.



How not to summon a Demon Lord : isekai avec un otaku gamer de MMORPG asocial qui se retrouve invoqué dans le monde de son jeu (avec des différences). Se prénommant lui même le roi des démons, il va devoir faire face au vrai roi des démons, dont une prophétie annonce le retour. Quelques touches d'humours dans cet univers où un otaku qui devient littéralement son idéal... Doit affronter les relations humaines... Et se retrouve à devoir endosser "son rôle". Malgré une idée originale pour le pitch, des longueurs et parfois de l'ennui. Encore un peu plus d'efforts et cela aurait été pas mal. Note : C+.



Demon Lord Retry : Le même que ... Mais en moins bien avec plus de longueurs (notamment les périodes de gestions, "farming" de ressources).  Ce qui est amusant, c'est l'apparence du héros dans le jeu (celle d'un yakuza des années 80-90). Note : C-.



Cautious Hero : La vraie surprise humoristique du lot, avec un titre à rallonge comme beaucoup d'animes issus de light novels : この勇者が俺TUEEEくせに慎重すぎる, Kono yūsha ga ore tsuē kuse ni shinchō sugiru?, litt. « Ce héros est surpuissant mais beaucoup trop prudent ».

Les dieux invoquent des héros venant de planètes de tout l'univers pour les envoyer lutter contre des démons qui menacent d'autres planètes. Les héros sont propulsés dans des univers de fantasy et ont la capacité de leveler comme dans un role playing game en ligne.

Les problèmes de Ristarte (et les rires des spectateurs), déesse débutante, commencent alors qu'elle invoque un japonais, Seiya Ryuuguin, comme héros alors qu'il est très capable mais incroyable prudent, paranoïaque même, pour accomplir cette quête. Note : B.



The rising of the shield Hero : Sans doute la meilleure découverte des isekai (malgré le bémol de ci-dessus), pour le choix fait par l'auteur de faire suivre un vrai chemin de croix au héros, Naofumi Iwatani, lui en faire baver, lui donner des choix ardus et une vie à la dure, le rendre aigri, soumis à un pouvoir compliqué, pour l'amener aux portes de ce qui forme et constitue un héros.

Naofumi Iwatani a été invoqué dans un monde parallèle avec trois autres personnes originaires de Japons parallèles pour devenir les héros de ce monde. Chacun des héros était équipé de son propre équipement légendaire lors de leur invocation. Naofumi a reçu le « Bouclier légendaire », le seul équipement défensif, tandis que les autres ont reçu des armes offensives.

Par manque de charisme, d'expérience de ce nouveau monde, il est victime d'une machination et trahi.

Chassé par tout le monde, du roi aux paysans, les pensées de Naofumi ne sont alors plus remplies que de vengeance et de haine. Ainsi commence son périple dans ce monde parallèle où il devra progresser seul…

Héros amer et sur le fil du rasoir par moment, il se fera quelques compagnons dont Raphtalia, qui sera pour Naofumi son épée tandis qu'il portera de le bouclier. Leurs relations évolueront en profondeur.

The Rising of the shield hero, c'est aussi une série sur l'histoire de la réhabilitation d'un héros, sur sa lutte contre son amertume et ses sentiments négatifs...

Note : B+, en attendant de voir comment évoluera l'univers.

HORS DES ISEKAI :



Goblin Slayer est un light novel, un manga et un anime de fantasy classique, inspiré des jeux de rôles (principalement en ligne) avec une proposition scénaristique intéressante. Le héros est un humain totalement obsédé par la destruction des goblins, traditionnellement du menu fretin, mais très dangereux lorsqu'ils sont présents en masse et mortels tant pour les aventuriers débutants que les villages sans défenses. 

J'ai commencé ma découverte de l'oeuvre par le manga qui réussit avec brio, avec le jeu du noir et blanc, du traitement de la lumière dans des milieux confinés, à reproduire la tension, le sentiment d'oppression et l'effroi que devraient ressentir ceux qui sont face à ces créatures qui pullulent dans les tunnels ou ailleurs.

L'apparence du héros suscite d'abord un sentiment d'étrangeté et de suspension de crédulité du lecteur en étant toujours engoncé dans son armure avec pour argument qu'il faut toujours se tenir prêt, même quand il vient en ville à la guilde des aventuriers chercher une quête en rapport avec les peaux vertes.

C'est que quelque part son obsession devient cette armure. Si bien qu'au cours de l'histoire, lorsqu'il viendra à visage découvert chercher une nouvelle armure pour remplacer l'ancienne, bien peu seront capable de le reconnaître,ainsi du lecteur qui ne verra pas son visage avant un de longs épisodes - moment où il laissera apparaître l'homme derrière son obsession.

L'anime est sans doute un cran en dessous du manga quant à la retranscription de ces combats, de la psychologie des personnages et des enjeux de l'histoire même s'il ne démérite pas un regard. 

Pour l'instant : Manga A ; Anime B+



dimanche 2 février 2020

Animé Holmes of Kyoto (2018)

Holmes of Kyoto
(京都寺町三条のホームズ, Kyōto Teramachi Sanjō no Hōmuzu)
Série animée de 12 épisodes (2018)
Adapté de Lights Novels de Mai Mochizuki

Holmes of Kyoto, inspirée par le célèbre détective Sherlock Holmes, sera une bonne surprise pour un amateur des detective Novels de Conan Doyle.

Pour certaines raisons Aoi Mashiro, jeune lycéenne, hésite à vendre des rouleaux d'estampes apparemment  antiques de son grand-père et rentre dans le magasin d'antiquités "Kura" à Kyoto pour les faire évaluer. Elle sera accueillie par un jeune commissaire priseur, Kiyotaka Yagashira , petit fils du propriétaire de ce magasin, lequel est connu dans ce quartier de Kyoto, autant pour ses compétences sur les antiquités que pour ses qualités dans l'analyse déductive chère au célèbre détective de 21 Baker Street.

Le talent de l'auteur du matériel originel Mai Mochizuki, est d'avoir su établir le déroulement de ses intrigues dans la ville de tradition nippone par excellence, et de les faire tourner (le plus souvent) autour de l'analyse d’œuvres et de leur sens, de la question de leur authenticité. 

Tout cela en prenant comme moteur la passion japonaise pour le kottôhin  (こっとうひん - 骨董品), traduction littérale pour antiquités. Le Japon a en effet un rapport particulier avec les choses anciennes, et - s'il fait moins cas de la conservation des immeubles (qui avec les tremblements de terre sont traditionnellement moins protégés), apporte un soin particulier aux objets (ie biens mobiliers corporels anciens) et à leur transmission.

Avec une légère digression supplémentaire, le Japon a développé ainsi une technique particulière de réparation de porcelaines ou céramiques le Kintsugi (金継ぎ).


Cette transmission suscite certaines passions comme une émission japonaise Kaiun ! nandemo  kantei dan (開運!なんでも鑑定団 -かいうん!なんでもかんていだん) qui fascine les téléspectateurs, et où des gens peuvent venir faire expertiser leurs objets de valeurs par des spécialistes reconnus, ou comme la dépense par certaines personnes de l'argent de leur retraite pour certains de ces objets (avec des ambitions de posséder du beau et de se constituer un patrimoine)... Qui peuvent se révéler être faux ou des reproductions (parfois anciennes) mais de moins bonne qualité que celle affirmée lors de la vente. Il y aurait en effet pas mal d'escroqueries autour.

Cette parenthèse mise de côté, l'oeuvre réussit à dépeindre un "Holmes" pétrit des bonnes manières de Kyoto, utilisant une méthode analytique des faits, interprétés par ses connaissances, mais se laissant parfois aller à une analyse psychologique d'antagonistes que ne renierait pas Hercule Poirot, peut-être.


Les intrigues présentées s'insèrent ainsi parfaitement dans l'ancienne capitale japonaise et ses traditions anciennes, amenant à concevoir cette ville comme un personnage à part entière. Dépassant le cadre des spécialistes d'objets anciens, l'auteur amènera, dans une forme d'hommage ou clin d'oeil, son héros à faire une incursion dans le detective novel le plus classique.


Bien touchante et délicate est aussi l'évolution de la relation entre les deux héros, pour finir par un "tsuki ga kirei yo" ("La lune est belle"... Pour ceux qui se demandent le sens que peuvent cacher ces paroles...Une petite recherche sur internet...)


Toute aussi passionnante sera l'opposition récurrente entre deux forts caractères, notre Holmes Kyotoïte et son Moriarty local, en la personne d'Enshô, ancien moine Bouddhiste et copiste de génie.


dimanche 17 novembre 2019

Chroniques flashs de visions anciennes : novembre 2019

Parce que la vie n'est qu'un flash et certaines chroniques aussi.






kono oto tomare : Cet animé "tranche de vie", basé sur un manga, raconte l'histoire d'un club extrascolaire lycéen dédié au koto, un instrument à cordes japonais traditionnel. J'apprécie beaucoup ce genre d’œuvres qui parlent de la vie de tous les jours et nous font découvrir un aspect culturel du Japon parfois méconnu. Et cette série est bien réalisée, développant suffisamment le caractère de ses personnages et leurs relations pour que l'on y croit. Graphiquement le studio Platinium Vision, responsable de l'animation, nous offre quelques magnifiques moments mettant en scène les tourments de certains personnages, sans aller jusqu'au  génie de san gatsu no lion du studio Shaft. 



Isekai cheat magician : une série "isekai", c'est à dire 異世界 de 異 (i: différent, étrange) et 世界 (sekai: monde), que l'on pourrait traduire par "autre monde", est un sous-genre japonais de la fantasy où des individus de notre monde sont transportés dans un autre (un monde virtuel devenu réalité, ou pas...). La proposition de cet univers est de transporter deux héros du Japon dans un autre univers avec des pouvoirs de mages surpuissants dès le début, d'où le sens de "cheat magician". La saison 1 se laisse regarder, mais l'histoire est assez simple et un peu monotone sur cette partie.


lundi 28 octobre 2019

Chroniques flashs de visions anciennes octobre 2019 1/2

Parce que la vie et certaines chroniques ne sont que des flashs.







flavor of youth (2018) : 

Projet assez original, flavor of youth est une coproduction sino-japonaise, un animé omnibus, donc composé de 3 segments réalisés par des auteurs différents et dont les histoires se déroulent dans trois villes chinoises différentes. Ces histoires se rassemblent toutefois par leur thématique commune, les héros effectuant une sorte de retour dans leur passé, riche en interrogations sur leur présent et devenir. Dans tous les cas ces oeuvres, toucheront le spectateur par une tonalité douce amère des sentiments familiaux ou amoureux. Un bel animé.

My Hero academia S1, S2 et S3 (2016~) : 

Conseillé par un membre de ma famille, je me suis finalement laissé tenter par le visionnage de cette série, adaptée d'un manga, malgré une appétence moindre pour les super héros de comics. Bien m'en a pris. D'une part les scènes d'actions sont dynamiques. D'autre part, l'univers - qui évoque un peu la fantasy "Xanth"* de Piers Anthony -  où 80% de la population mondiale possède un pouvoir particulier (nommé alter) et de puissance variable selon les individus, est suffisamment détaillé et réfléchi pour intéresser. Et seules les personnes dotées d'un alter puissant peuvent devenir un super-héros luttant contre les super villains (après avoir passé un diplôme et en travaillant dans une agence). 

La force de cette histoire est justement de tenter d'envisager comme un whatif quelles seraient les conséquences sociétales de la présence de super héros, d'en envisager divers côtés "réalistes", mais passés au prisme du shonen nekketsu (un héro has-been qui finira par se dépasser et surmonter toutes ses épreuves).

A noter le début de la saison 4 sur ADN. [mise à jour : j'avais commencé la S4, mais j'ai peiné à continuer par lassitude. Je retenterai la suite une autre fois]




The promise neverland (2019) - S1 : 

Animé adapté d'un manga de Kaiu Shirai, The promise neverland est sans doute la dernière petite claque de mes visionnages, en développant avec une réalisation privilégiant le "show don't tell" et en maintenant un rythme et une tension particulière, assez souvent intériorisée, une histoire de fantastique contemporain. Nous découvrons l'horizon de cet univers avec les héros de l'histoire et souffrons avec eux...

Une saison 2 est prévue...



* Dans ce roman, presque tout le monde possède un pouvoir magique unique, du plus puissant au plus futile, même le plus incongru. Les rares personnes non dotées d'un pouvoir magique sont exilées de Xanth.

samedi 1 juin 2019

Knights of Sidonia anime réalisée par Hiroyuki Seshita (S1 et S2)



Knights of Sidonia est un anime adapté d'un manga  de Tsutomu Nihei, l'auteur de Blame, avec ce style unique croisant le cyberpunk, l'aspect techno-organique de Gigger, le style d'un Enki Bilal et le genre du manga.

Pour l'instant deux saisons existent et couvrent une partie du manga mais elles forment un tout que l'on pourrait qualifier d'arc.

La première chose qui saute aux yeux est le style particulier de Tsutomu - évoqué ci-dessus - mis en animation avec talent par le studio Polygones Pictures sous la réalisation de Hiroyuki Seshita.

Ensuite la mise en valeur de l'univers, du background par ce style graphique très détaillé et particulier. Pour les scènes de l'intérieur du vaisseau monde "Sidonia", nous prenons plaisir à nous attarder sur le nombre de détails visuels que nous offrent les dessins, notamment les écrans s'insérant au milieu d'un épisode. Ainsi le côté "sale, usé" et en réparation constante du vaisseau...

Cette qualité graphique sert un background d'une certaine richesse dépeignant un des vaisseaux générationnels (le dernier ?), en fuite face aux Gaunas, une race extra-terrestre, à l'aspect d'organismes géants, qui a exterminé la planète Terre il y a longtemps.

A situation dramatique et contraintes, la société de Sidonia y a répondu par la mise en place d'un régime autocratique et par quelques évolutions biologiques, pour certaines forcées.

Nous suivons des groupes aux agendas politiques différents, et le parcours de NAGATE Tanikaze parmi d'autres personnages entre mystères et manœuvres de groupuscules, assauts des Gaunas, scénettes de vies sur le Sidonia.

Sans doute un parcours obligé d'un certain nombre de mangas, mais celui-ci a son lot de filles tournant autour du héros cliché (gentil et empoté) et de choses assez weirds (non genrés, mutants à tentacules...).

Quant à l'animation, elle est de qualité et bien rythmée.

Alors pour qui ? Pour ceux qui pourraient apprécier le côté battlestar galactica, humanité désespérée,  et combats avec méchas, tout en passant au dessus du côté fan boys.

dimanche 28 avril 2019

Ultraman série d'animation réalisée par Kenji Kamiyama et Shinji Aramaki (2019)



Dans sa démarche de production, Netflix a un certain nombre de bonnes idées dont l'adaptation en animation du manga d'Eiichi Shimizu et Tomohiro Shimoguchi, variation de l'univers de ce personnage apparu en série live en 1966, dans le genre du Tokusatsu et kaiju, devenu plus tard une icone de la pop culture japonaise, au même titre que Godzilla.

Pour préciser le propos, revenons à la série originale : créée en 1966 par Eiji Tsuburaya (créateur d'effets spéciaux célèbre au Japon et également co-créateur du fameux monstre godzilla), la série durera 39 épisodes et mettra en scène un robot géant défendant la Terre face à des Kaijus venus la détruire...

Synopsis (série live de 1966) : Au Japon, la Patrouille scientifique est une unité militaire composée de cinq membres et qui a pour mission d'étudier et de contrer l'action de monstres souvent extraterrestres qui menacent la Terre. Hayata, héros humain de la série et membre de la Patrouille scientifique, fait la rencontre d'un géant extraterrestre appelé Ultraman au cours d'une mission ; celui-ci lui remet la capsule Beta, qui lui permet de permuter avec Ultraman lorsque les monstres attaquent le Japon. Cependant l'énergie vitale d'Ultraman diminue rapidement et il n'a que quelques minutes pour venir à bout du monstre.

La série originale rencontrera un beau succès et sera suivie d'une trentaine de séries dérivées de cet univers, sans compter les films ou jeux vidéos sur le sujet.

Cependant, il faudra attendre 2011 pour voir arriver l'adaptation en manga, scénarisée par Eiichi Shimizu et dessinée par Tomohiro Shimoguchi, oeuvre rencontrant semble-t-il, des avis contrastés de fans connaissant bien l'univers.

N'ayant lu que les premiers tomes, je ne saurais me faire une idée de la fidélité de l'adaptation en question, mais la saison une de l'anime aura su me convaincre : 

Après la lutte d'Ultraman contre les kaijus en tout genre envoyés par des extra terrestres, la Terre a retrouvé un semblant de paix et vit dans le souvenir entretenu par un musée, du passage d'Ultraman... Hayata s'est mariés, a pris de l'âge et a maintenant un fils adolescent. Mais bientôt des êtres venus d'ailleurs menacent à nouveau la Terre. Shinjiro Hayata, son fils, prend la relève en endossant le rôle de son père pour devenir un protecteur de la Terre.

Je craignais au départ que la série soit conçue comme une histoire de passage de succession entre père et fils, avant de reprendre les schémas narratifs habituels réactualisés (on "prend les mêmes mais on recommence à l'époque moderne"), mais l'oeuvre s'en écarte rapidement pour élargir les problématiques, acteurs et enjeux de l'ultramanverse.

Sans trop dévoiler l'histoire, disons que l'humanité n'est plus toute seule, et à l'instar des films à la MIB, se pose la question de sa "maturité" pour accéder à un univers infiniment plus grand, technologiquement plus avancé, beaucoup plus dangereux, avec des forces qui ont elles mêmes leur propre agenda... Le seul espoir pour la Terre ? La lumière d'Ultraman, qui tel un faisceau, protège, inspire et rétablit un certain équilibre.

Concernant l'animation, nous sommes dans une 3D actuelle et usuelle, qui manque parfois d'âme dans le mouvement des personnages et me rappelle les personnages de jeux vidéos... Toutefois rien de si mauvais. Les scènes d'actions sont dynamiques et servent l'histoire, tout en s'inspirant autant des supers héros à la iron man que des animes et tokusatsu japonais.

Au final, une excellente saison 1 qui ouvre l'univers et suscite des attentes à confirmer. La promesse d'une bonne série sera-t-elle tenue ou pas ?

mardi 1 janvier 2019

Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...


Danmachi Sword Oratoria réalisé par Yôhei Suzuki (2017)...et petit retour sur la S1 de la série principale.

L'abonné de Netflix aura eu la surprise de découvre une série dérivée de Danmachi (ICI) également appelée Sword Oratoria.

Concernant les points communs avec sa série soeur, Sword Oratoria est composée des mêmes caractéristiques esthétiques, tel qu'une animation dynamique insufflant un souffle épique des combats d'une fantasy classique, un côté très otaku et un univers fascinant en ce qu'il intègre les mécanismes d'un jeu de rôle en tant qu'élément du monde.

Par exemple, le rôle des aventuriers est de lutter contre les monstres qui risquent de sortir d'une tour (donjon géant), les dieux présents physiquement sur le monde, révèlent par leur magie, les progressions des héros en niveaux etc...

Cette imbrication est sans doute unique dans le paysage du dessin animé japonais.

Toutefois Sword Oratoria s'éloigne de l'autre série en ce qu'elle suit le parcours de Aizu Wallenstein, la "princesse de l'épée" dans une time line parallèle. Après quelques premiers épisodes conventionnels, cette série apportera une profondeur supplémentaire en développant l'histoire, ébauchant une intrigue et des enjeux qui manquaient quelque peu dans la première série de Danmachi.

Les fans de la première série auront donc tord de s'en priver.

Cette série aura eu pour mérite de me pousser à lire ces fameuses lights novels et visionner de nouveau la S1 Danmachi pour découvrir quelques qualités supplémentaires, tel que le graphisme de certains lieux qui ne manquent pas de poésie, comme l'église à moitié enfouie qui tient lieu de maison à la Familia d'Hestia, ou la qualité et le lyrisme épique de certaines récitations en japonais lorsque des sorts sont lancés ou le fameux monologue de feu le grand père du héros*.

A noter qu'une saison 2 à la première serait prévue pour être diffusée en 2019


* pour les japonophones :

moshi eiyuu to yobareru shikaku ga aru to suru naraba
ken wo totta mono denaku
tate wo kazashita mono mo naku
iyashi wo motarashita mono demo nai

onore wo tooshita mono eiyuu to yobareru to nara
nakama wo mamore, onna wo sukue, onore wo kakeru

oretemo kamawan, kujitemo yoi, ooi nake,
shoushou ha tsume ni aisha no naka ni iru

negai wo tsuranuki, omi wo sakebu no da

sa sureba, sore ga... ichiban...kakkou no ii oono ko da

shoukei wo moyase, negai wo hoerou!

samedi 23 juin 2018

Sword Art Online (SAO)


J'ai mis beaucoup de temps à rédiger une chronique pour cette oeuvre, mais le début du visionnage de log horizon, un anime qui débute sur le même thème - l'emprisonnement dans un univers de réalité virtuel -, m'a poussé à faire le point rapidement sur ce thème. 
A noter également Grimgar, magnifique animé avec le même point de départ.


 Sword Art Online (ou SAO) est une série de Light Novels écrite par Reki Kawahara depuis 2009 et ensuite adaptée en mangas et animés. C'est le versant animé dont je parlerais ici.

SAO se déroule dans notre monde, mais dans un futur proche où la réalité virtuelle est bien plus avancée  et permet une immersion totale dans un monde artificiel, notamment grâce au  NerveGear, un casque de réalité virtuelle qui intercepte toutes les sensations du cerveau.
Kirito, le personnage principal de la série, bêta testeur d'un jeu se déroulant dans l'Aincrad un monde virtuel d'heroic fantasy, se branche lors de la livraison de la version finale du jeu, pour découvrir avec tous les joueurs et par la bouche même du créateur du jeu que toute mort virtuelle sera effective (le casque de réalité virtuelle enverra un rayon micro ondes qui grillera le cerveau) et qu'il n'existe plus de bouton exit. Le seul moyen de s'en sortir est de gravir un à un les 99 niveaux du jeu. Le succès d'un seul joueur permettra la fin du jeu.

Le jeu devient alors une expérience sociale terrible où tout acte n'est plus sans conséquence et fait porter responsabilité et culpabilité sur leur auteur, et les motivations de Kayaba*, génial créateur du jeu, laissent songeur.

Malgré un fan service un peu trop présent ("gros plans" sur les formes des jeunes filles, etc...) et une romance, des éléments qui pourront rebuter ou fatiguer une partie des spectateurs, la série cache un univers de qualité dont il serait dommage de passer à côté.

En effet, bien loin d'une moralisation "sortez du jeu pour vivre de vraies expériences sociales", cette oeuvre prend le jeu vidéo (en réalité virtuelle avancée) comme ce qu'il est : un nouveau média de socialisation, symbolisant l'hyper-connectivité d'une société moderne avec ses qualités et ses défauts. SAO permet d'évoquer assez finement des thèmes variés tel que l'émergence d'IA dans les programmes (comme yuichan), la copie de personnalités numériques (le film SAO), l'utilisation du jeu comme valorisation de son égo (personnalité numérique vs IRL), l'ijime, le poids de la culpabilité d'événements dramatiques, etc..

Les plus gros défauts seront sans doute les problèmes de rythme : nous sentons parfois (et cet aspect est très prégnant dans le premier arc) des ellipses assez importantes dans l'histoire, alors que l'oeuvre aurait gagné à avancer progressivement. Je me demande ce qu'il en est il des lights novels d'origine (mais il semble que c'est également un format "contraint").

S1 : La première saison couvre 2 arcs : Airncraft (l'arc le plus fascinant au niveau du world building, selon moi, mais qui n'a sans doute pas assez été exploité, notamment ce fascinant personnage de Kayaba) ; Fairy dance (un arc faisant le lien entre le monde réel et virtuel, développant des personnages dont la famille de Kirito et d'Asuna)

SAO extra edition : épisode intercalaire entre la S1 et S2, composée d'une compilation mémorielle des meilleurs moments (donc d'un intérêt limité), mais qui ajoute quelques détails complémentaires pour comprendre l'histoire (les motivations de Kayaba, par exemple) et permet l'apparition de l'inspecteur chargé des crimes virtuels. 

A noter l'une des pires scènes de fan boyisme de la série, avec les filles en piscine pendant que Kirito se fait "cuisiner" par l'inspecteur (vous êtes prévenus... Inversement j'ai ri comme un malade).

Cette extra edtion rajoute une petite aventure virtuelle bien sympathique...

S2 : arcs phantom bullet (sorte de battle royale), calibur et rosario. Chaque arc possède son intérêt, notamment dans le fait que les joueurs apportent leurs fêlures dans le jeu.

Film d'animation : SAO the ordinal Scale : Il s'agit d'une histoire créée pour l'occasion qui s'inspire de la réalité augmentée à la pockemon GO sur smartphones. Plutôt bien senti, dynamique, ce film d'animation au cinéma sera sans doute surtout réservé aux fans.

A noter une saison III en production et une série live Netflix en projet.


* cet aspect sera esquissé mais peu évoqué dans les animés.

jeudi 15 mars 2018

Fairy Tail série animée



Shônen dans le genre nekketsu, Fairy tail est un manga de Hiro Mashima , adapté en série animée, laquelle est assez longue (au moins 6 saisons disponibles sur Netflix) mais elle aura réussi l'exploit de m'intéresser suffisamment pour ne pas décrocher sur le long terme, ce qui mérite d'être noté.

Contexte (wiki) : "Dans le royaume de Fiore, il existe parmi le commun des mortels des hommes et des femmes qui manipulent la magie : ils sont appelés mages. Pour mieux les contrôler, des guildes — endroits où les mages se réunissent et font des travaux afin de gagner des joyaux (monnaie de Fiore) — ont été créées et mises sous la responsabilité du conseil de la magie (par l’intermédiaire des maîtres de guildes).

Outre la nécessité de contrôler des mages, ce réseau a d’autres utilités. En effet, il permet de fournir un large choix de mages au client, et de nombreuses missions aux mages par le biais de petites annonces.

Parmi les nombreuses guildes, une d’entre elles fait particulièrement parler d’elle, que ce soit par les actes réalisés par ses membres, mais aussi et surtout pour les dégâts matériels provoqués par ces derniers à chaque mission qu’ils effectuent. Il s’agit de Fairy Tail."

L'histoire suit principalement certains personnages (Natsu, Lucy, Happy, Erza, Grey, etc...) dans le cadre de leurs missions et aventures.


Que dire de plus sinon tenter de présenter les quelques points saillants de cette série qui mérite un regard :

Une bande sonore de qualité, composée par Yasuharu Takanashi, et illustrant assez efficacement certaines scènes d'actions ou personnages, comme Erza theme...

Des différences avec des animes nekketsu classiques, comme Dragon Ball et Saint Seiya, qui dénotent un message positiviste :
- Ainsi, à contrario de St Seiya, le sacrifice pour ses amis n'est jamais mis en valeur. Au contraire il est toujours mis en avant que les épreuves se gagnent et se remportent pour ses amis, sa famille.
- Ainsi, à contrario de Dragon Ball Z, l'histoire n'est jamais totalement centrée sur un nombre très réduit de héros (les super saïans dans dragon Ball Z, les autres devenant par leur manque de pouvoir, un peu des faire-valoir) : l'auteur fait intervenir un nombre plus important de personnages avec chacun leur spécificité et importance dans l'intrigue, car l'importance reste la coopération. Les personnages secondaires, pour une partie, ne sont pas non plus oubliés et leur apparition reste enthousiasmante.

De plus, même si l'histoire est assez longue avec une décomposition en arcs,  la méta-histoire n'est jamais perdue en cours de route et la compréhension de l'univers s'approfondit progressivement pour le spectateur. 

De cette histoire, je retiens également de nombreuses originalités assez discrètes où l'auteur (les auteurs - s'il s'agit d'arcs inédits dédiés à la série animée -) nous emmène sur des chemins inattendus avec des thématiques parfois SF [spoilers] : comme avec l'arc Edolas où les héros se retrouvent dans un "monde parallèle" proche de son apocalypse, où la magie se tarit progressivement ; ou bien de l'arc de l'éclipse avec ses voyages dans le temps...



Alors pour qui ? Pour les amateurs de Nekketsu épiques qui ont su trouver leur voie avec quelques pointes d'originalité.

PS : attention, le fan service est bien présent dans ce genre de production, mais au bout d'un moment on n'y fait absolument plus attention. Ou bien on passe certaines scènes.

samedi 1 juillet 2017

Natsume no yûjinchô - le livre des amis de Natsume, série animée



Synopsis (wiki) : Natsume est capable de voir les yôkai et les ayakashi (esprits surnaturels japonais) alors que son entourage ne les perçoit pas. Petit, il ne les appréciait pas particulièrement car les apparitions avaient tendance à le placer dans des situations embarrassantes, voire dangereuses et le conduisaient à des comportements que les humains normaux ne peuvent comprendre. Catégorisé comme « bizarre », l'orphelin est solitaire, rejeté par les autres enfants et passe de famille d'accueil en famille d'accueil. À la suite d'un énième déménagement, de nombreux yôkai se mettent à le pourchasser sans qu’il ne comprenne pourquoi. En tentant de fuir une attaque, il pénètre un jour dans un lieu sacré et libère par inadvertance Madara, un « chat » qui avait été piégé là. Cette rencontre amène Natsume à découvrir l'héritage de sa grand-mère Reiko, le « Livre des amis », un carnet contenant les noms de nombreux esprits qui confère alors le pouvoir de contrôler ces derniers. Dépassant la peur et de l'incompréhension, Natsume tisse des liens de respect et d'amitiés avec certains yôkai et se met en quête de « rendre » leur nom aux esprits piégés. Madara décide d'accompagner le garçon, en tant que sensei et garde du corps. Mais alors que pour une fois, Natsume sort de l'isolement et se lie avec sa famille d'accueil et ses camarades de classe, il découvre qu'il est parfois difficile d'entretenir conjointement des relations d'amitiés avec des esprits et des humains…
Natsume no yûjinchô - littéralement le livre des amis de Natsume, série animée adaptée du manga éponyme édité en France sous le titre "Le Pacte des Yôkai".


Il y a longtemps, j'étais tombé sur une enquête d'opinion auprès des spectateurs japonais : ils devaient répondre à la question "quels anime voudriez vous conseiller aux étrangers?". Les réponses présentées sous forme de liste contenaient une oeuvre assez peu popularisée ici : Natsume no Yûjinchô, littéralement le livre des amis de Natsume. Et pourtant, quelle série formidable... 

La désaffection relative vient peut-être d'une porosité incomplète de la transmission de la culture japonaise populaire : certains animés spectaculaires obtiennent plus d'audience que d'autres à la trame de fond fondamentalement japonaise.


En effet, Natsume Yûjin chô illustre profondément cette notion du lien entre les choses et les gens (tsunagari) que l'on retrouve également dans le film à succès "kimi no na ha" et de l'adage japonais "ichigo ichie" [un temps, une rencontre]. 



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Comme le synopsis l'indique, Natsume a la capacité de voir "les yokais" (tous les humains ne le peuvent pas), et donc d'interpréter le monde, la nature (auxquels les humains participent) à travers ses liens (les yokais sont souvent reliés à une chose, ou un principe).


Autrefois enfant ignorant et solitaire, ballotté de famille d'accueil en famille d'accueil, Il est bientôt reçu et accepté par des parents lointains et peut ainsi faire l'apprentissage progressif de la socialisation au lycée et de ses capacités particulières, tout en créant des relations d'amitiés avec certains yokais et humains.





Il reçoit aussi en héritage de sa grand mère (il ne l'a pas connue, sans parler de ses parents) ce fameux livre des amis, qui contient le vrai nom, donc un certain pouvoir, sur certains yokais. En rendant leur nom à ces yokais il reçoit en retour des images et souvenirs des rencontres de ces êtres avec sa grand mère. Un nouveau lien se forme.


Profondément humaine, cette oeuvre prend la forme d'un conte philosophique de la place de l'Homme dans la nature, avec un profond sentiment de nostalgie. 

Quant à sa structure narrative, avec 6 saisons, Natsume yûjinchô est une série au long court qui se laisse découvrir pas à pas : chaque épisode est indépendant, ou presque (deux épisodes peuvent concerner la même histoire) et le monde avance par petite touches (avec l'évolution des personnages, l'apparition de nouveaux protagonistes...).

La musique instrumentale qui illustre des moments clés de la série, possède un côté charmant qui évoque des animations à l'ancienne et génère aussi une part de nostalgie.

En conclusion, Natsume yûjinchô est une série qui pourrait illustrer pour moi ce concept de mono no aware. 

* Concept spirituel et esthétique

vendredi 21 octobre 2016

seven deadly sins

Seven deadly sins (七つの大罪 nanatsu no taizai - les 7 péchés capitaux) est un animé réalisé par Tensai Okamura (2015) et adapté de la  première partie du manga éponyme de Nakaba Suzuki
Synopsis (wiki) : Dans le royaume de Liones, les Chevaliers Sacrés, des soldats aux pouvoirs terrifiants au service de la couronne, viennent de trahir et renverser le roi. Elizabeth Liones, la troisième fille du roi, réussit à s’enfuir et part chercher de l'aide. Son seul espoir est la compagnie des Seven Deadly Sins, un groupe de sept anciens Chevaliers Sacrés surpuissants, recherchés depuis dix ans pour un crime qu’ils n'ont pas commis : l'assassinat du général en chef des Chevaliers Sacrés.

 Elizabeth arrive un jour dans une taverne, le Boar Hat, et rencontre le tenancier, un jeune garçon nommé Meliodas, et Hawk, son cochon loquace. Mais, surprise, le garçon se trouve être l’ancien chef des Seven Deadly Sins, le dragon de la Colère. À eux deux, ils vont partir à la recherche des six autres Deadly Sins et tenter de défaire les Chevaliers Sacrés.

Autrefois les clans des humains, fées, géants, dieux s'unirent pour bannir de la Terre le terrible et puissant clan des démons. Mais celui-ci va "organiser son retour"....

Vaguement inspiré par les légendes arthuriennes en version manga, cette série de 24 épisodes mixe un Naruto et Dragon Ball qui irait à l'essentiel (des super pouvoirs, mais des combats bien plus brefs, des pelotages à la docteur slump, un cochon qui parle, un petit tournoi de combattants, avec un hommage à tortue génial, etc...) avec un dessin qui m'évoque l'anime de Dragon Quest...

Pas si léger que cela, les personnages au design assez "mignon" cachent des blessures et une histoire pas toujours évidente. Le ton donné -avec les références arthuriennes, même japonisées - semble d'ailleurs être celui de la fin de l'âge d'or et du désenchantement (futur du monde).

On passe un bon moment et on se prend au jeu de l'histoire...Et puis il y a un cochon qui parle :


Et une taverne supportée par un cochon géant :

mercredi 27 juillet 2016

Hai to genso no grimgar réalisé par Ryosuke Nakamura (2016)


hai to genso no grimgar -  " Grimgar, pays de cendres et d'illusions" est une série animé en 12 épisodes  réalisée par Ryosuke Nakamura (2016).

Adaptée d'une série de light novels, elle partage une petite parenté thématique avec Danmachi, dans l'idée d'intégrer des concepts ou mécanismes de jeux de rôles en tant qu'éléments de l'univers.

L'histoire nous présente ainsi des personnages amnésiques de notre monde, propulsés on ne sait comment dans Grimgar, une contrée d'heroic fantasy.

Pour survivre, ils vont devoir s'engager dans une sorte d'armée de volontaires et former un groupe ("party"), se spécialiser dans des rôles bien différentes (classes de personnages), et ainsi apprendre des compétences particulières ("skills") pour survivre, d'abord.

La grande différence avec la série animée précédente, est le ton donné à l'histoire : elle met en avant certains aspects matériels (comme la nécessité de laver ses vêtements, trouver de quoi assurer sa subsistance, manger dans un monde médiéval...) et "réalistes" quant à la progressivité de l'expérience (ils ne sont pas tout de suite des héros : peinent à vaincre leur premier ennemi etc...). Ajoutons que si la magie permet de soigner, la mort est définitive. Cela accroit la tension en cas de blessures de nos personnages.

D'autre part le sujet est traité avec une certaine justesse : ce groupe de "hasard" constitué de personnes déstabilisées dans un monde où elles ont tout à apprendre, va mettre du temps à s'apprivoiser. La sensibilité n'est ainsi pas absente dans les relations entre les personnages.

Les dialogues ou monologues (en japonais) sont assez beaux parfois, et soutiennent très bien cette ligne plus sensible, qui explore les doutes et interrogations des personnages.

Le rythme sera peut-être déstabilisant pour les amateurs d'actions car la série s'intéresse aussi et surtout aux petits rien entre deux scènes plus actives, à ce qui va permettre de former un futur héros. Mais les scènes d'actions ne sont pas simplistes ou expédiées vite fait : elle participent de l'histoire, du passage à la maturité des personnages. Les combats sont ainsi assez tactiques et mettent en avant le nécessaire travail d'équipe entre les spécialistes d'une party (magicien, guerrier, voleur, etc...).

L'animation est fluide et les plans lointains sont magnifiques, dans le style graphique des aquarelles, ce qui renforce la poésie de la série.



Alors pour qui ? Pour les amateurs de "jeux de rôles dans l'animation", pour les gens curieux de savoir comment on forme des héros, ou de voir ce que donne le croisement heroic fantasy et tranche de vie