lundi 24 mai 2021

Brève : Ongaku - notre rock d'Iwaisawa Kenji (2019)

 


Ongaku - notre rock d'Iwaisawa Kenji (2019 au JP... maintenant 2021 en FR): 

Synopsis : Une bande de lycéens marginaux menée par Kenji décide de créer un groupe de musique, sans savoir jouer. Le groupe Kobujutsu est né.

Avec un style simple, atypique et un montage habile, ce dessin animé est une déclaration d'amour au folk et au rock d'une certaine période du Japon (fin showa et début heisei - 80-90), où un lycéen assez taiseux et bagarreur, décide sur un coup de tête d'embarquer sa bande dans la création d'un groupe de rock. On rit beaucoup avec les dialogues en japonais (peut-être faut il une certaine connaissance de la langue nippone pour en avoir tout le sel), lesquels possèdent un sens de l'absurde. On sourit aux clins d'œil, dont celui à Abbey road. Un très bon moment à passer avec une œuvre où souffle un esprit de liberté.

lundi 19 avril 2021

Un siècle de banlieue japonaise de Cécile Asanuma Brice


 

Un siècle de banlieue japonaise. Au paroxysme de la société de consommation de Cécile Asanuma Brice  aux Editions Métis Press (2019)

Les raisons amenant à la lecture d'un ouvrage peuvent être nombreuses. Ici cette dernière est issue d'un désir de mieux connaître et comprendre la construction de la ville japonaise en tant que telle alors que j'étais en perte de repères lors de mes visites au Japon. C'est après la visite de Fukugawa, musée dédié à un quartier de Tokyo que la découverte à la librairie Junkudo d'un livre de Cécile Asanuma-Brice : "Au paroxysme de la société de consommation - UN SIECLE DE BANLIEUE JAPONAISE" m'a poussé à me pencher sur l'urbanisme japonais, sans pour autant être un spécialiste dans ce domaine.

L'ouvrage adopte la forme du mémoire d'une thèse et comporte ainsi de nombreux documents annexes utiles pour l'étudiant ou chercheur amateur (photos schémas, statistiques, plans, notes et références...). Il reste cependant très lisible pour les néophytes . 

Bien loin d'être aride et de ne parler que d'urbanisme, l'étude aborde dans un langage compréhensible  le phénomène des banlieues japonaises à travers le prisme de diverses thématiques et champs de connaissances transversaux.

L'ouvrage développe ainsi des sujets tel que la toponymie et l'utilisation de l'espace selon une perspective historique et une évolution sociétale, le politique (c'est-à-dire le gouvernement de la cité), l'économie, l'hygiénisme en matière urbaine etc...
 
Le sujet ne se limite pas à la banlieue, car pour en étudier  le développement, l'auteur effectue quelques parallèles et mises en relief entre la ville/capitale et la banlieue, entre le Japon et la France.

L'apparition des politiques de logement en banlieue fut accompagnée par le développement du transport ferroviaire, avec des sociétés proactives, le chemin de fer ayant été un moteur de structuration de l'habitat (les sociétés de transport se faisant elles mêmes promoteurs immobiliers en développant des quartiers autour des gares).

Les rapports sociaux dans les quartiers,  entre voisins et au sein de la famille (passant d'un habitat intergénérationnel à des foyers uniques) en seront modifiés.

Le développement d'un système de logements public sera d'abord issu de la nécessité de reloger des habitants ayant perdu leur logement suite à une catastrophe naturelle, avant que la politique de logement public devienne un système de planification urbaine et de logement de classe sociales diverses. 

Selon l'auteur, les politiques de logement urbain japonaises comporteront certaines déficiences à partir des années 80 et dysfonctionnements, tel la question du relogement des populations déplacées à partir de Fukushima.


A l'issue de cette petite présentation, quelques éléments saillants parmi d'autres :

... En matière de toponymie, Yamanote signifie l'amont, Edo, la porte de l'estuaire...

... L'organisation de l'espace dans la ville s'organisait autour de châteaux avec leurs fortifications, de temples répondant a des règles de géomancie chinoise...

... Un témoignage fascinant, détaille la vie sur l'île de Gunkanjima

... Des références à la "Democracity", nouveau modèle de ville, présenté lors de l'Exposition universelle de New York en 1939, pour la création de nébuleuse urbaine en périphérie des grandes villes. Les habitants de ces nouvelles formes urbaines sont appréhendés comme des consommateurs moyens.



dimanche 11 avril 2021

Le retour de Godzilla réalisé par Motoyoshi ODA en 1955

 




Blu-ray 2: deuxième film : "Le retour de Godzilla" (gojira no gyakushû : littéralement "la contre-attaque de Godzilla) réalisé par Motoyoshi ODA en 1955


Un an après le premier Godzilla, la Toho décide de sortir un deuxième film, lequel ne sera pas réalisé par Ishiro Honda mais par Motoyoshi Oda (unique incursion de celui-ci dans ce genre).

Formellement ce film reste assez beau pour l'époque avec la qualité des effets spéciaux apportée par le célèbre Eiji Tsuburaya et est noté comme étant la première œuvre à avoir mis en scène un "versus entre kaïjus", ici Godzilla et Anguirus.

A contrario du premier Godzilla de 1954, la décision est prise de ne pas montrer les mouvements des kaïjus au ralenti, ce qui apportait de la pesanteur pour accentuer l'impression de gigantisme. Cela donne un côté frénétique aux mouvements des monstres pendant leurs combats et en accentue la brutalité. 

La musique est également exceptionnellement confiée à un autre compositeur qu'Akira Ifukube, Masaru Satô, qui travaillera plus tard avec Akira Kurozawa. Son univers musical semble moins s'accorder avec ce film que le premier, mais notons une scène assez chouette dans un dancing.

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À l'issue de la mort du premier Godzilla, ce film à la tâche d'expliquer comment un nouveau Godzilla est apparu.

Bien démuni est alors le monde sans l'oxygene destroyer, arme terrible dont le secret de fabrication a disparu avec son créateur. Il ne reste plus qu'à lutter avec des moyens dérisoires pour tenter de détourner le courroux du monstre de la ville d'Osaka, pour une fois visée.

Prenant modèle sur le premier film, le retour de Godzilla alterne des aspects documentaires, mettant en scène de façon intimiste le côté micro de la vie de plusieurs personnages, et des visuels dantesques où apparaissent les monstres en question.

Cependant, à la différence d'un Honda pacifiste et observateur clinique des ravages que provoquent ces monstres de la nature sur la vie des gens, Motoyoshi Oda met en valeur le courage de personnages tel que les pilotes, le chef de la société de pèches, etc... Et le sacrifice de certains aviateurs, récipiendaire d'un "héroïsme romantique" passé, changeant quelque peu le message du premier film.

Les films de kaïjus se concluent souvent par un sacrifice nécessaire pour vaincre ou neutraliser la bête , et ici il en est de même : l'héroïsme sacrificiel des aviateurs laissant leur place à des "capitaines d'industries" participant d'une forme de résilience et reconstruction du Japon.

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Blu-ray tiré du coffret de l'éditeur américain "The Criterion Collection" : 
"Godzilla : The showa Era Films, 1954-197


Superbe coffret, design magnifique et petit soucis de points de colle pour fixer les blu-rays dans le coffret à l'ouverture (soupir). Mais cela n'affecte pas la lecture. Restauration magnifique et présence de bonus selon les disques.

lundi 22 juin 2020

Chroniques flash de visions anciennes : de mars à mai



Blend S (2017) : une série animée d'humour assez légère en temps de lock-down qui utilise des personnages aux caractères très stéréotypés pour s'en amuser :
le café "Stile" est géré par un italien beau gosse, mais passionné de mangas et idéalisant la société japonaise (stéréotype de l'otaku étranger), aidé en cuisine par un associal japonais (autre stéréotype) avec en serveuses "maids", la gameuse lycéene bien pourvue, l'étudiante de petite taille, la fille de grande famille japonaise traditionnelle naturelle et premier degré, etc...
Chacune ayant à "jouer" le rôle d'un stéréotype pour leur café (de la sadique à la petite soeur en passant par la "tsundere"). Certaines personnes peu familières du Japon pourraient trouver cela étrange, mais cela peut faire partie du service, comme une représentation théâtrale, un costume que l'on endosse. Une bonne partie de l'humour est servie par ce gouffre entre les personnages stéréotypés et leurs rôles endossés aussi stéréotypés, et le reste par les love interests que l'on peut trouver dans les relations qui se nouent.




My roommate is a cat (dôkyonin ha hiza, tokidoki atama no ue) : cette  série de mangas écrite par Minatsuki et dessinée par Asu Futatsuya a fait l'objet d'une première adaptation en 2019 par le studio Zéro-G .

Derrière quelques personnages archétypaux et le pathos inclus "dans le package standard", l’œuvre propose une histoire attachante où un jeune écrivain un peu misanthrope  va pouvoir effectuer son deuil et s'ouvrir à son entourage en développant une relation avec la chatte qu'il a recueilli. Le traitement de l'histoire apporte une certaine fraîcheur en mettant en parallèle le point de vue de l'humain et de l'amie à quatre pattes. 





Film d'animation Starship Troopers : Traitor of Mars. Dernière oeuvre dérivée de l'adaptation en film en 1997 de Paul Verhoeven, d'un livre de Robert Heinlein. Réalisé par Shinji Aramaki et sorti en 2017, cet animé consiste en un bon petit guilty pleasure : des space marines Vs des Aliens insectoïdes géants. La réalisation est assez nerveuse. Les personnages sont caricaturaux à souhait (et pour notre plaisir dans ce genre de films). C'est tout. Et c'est déjà pas mal.



mardi 5 mai 2020

Passions juvéniles réalisé par Ko NAKAHIRA (1956)



Passions juvénile aka Juvenile Jungle/crazy fruits aka kurutta kajitsu est un film réalisé par Kon Ichikawa en 1956 pour la Nikkatsu, sur un scénario de l'écrivain Ishihara Shintaro (lauréat du prix Akutagawa), frère de l'acteur IshiharaYujiro, premier rôle du film.



Contexte : Ce DVD (sans aucun sous-titre malheureusement), reçu d'un ami*, fait partie d’une série de films digitalisés en 2012 pour le centenaire de la nikkatsu : une présélection de 100 films aurait été établie, avant d'en garder 10, considérés comme les plus emblématiques.

Synopsis (wiki) : Deux frères sont en compétition pour gagner les faveurs amoureuses d'une jeune femme, durant un été au bord de mer passé à jouer, naviguer et boire...
Présenté hors compétition au festival de Cannes la même année, ce film reçu une très bonne réception de François Truffaut, lequel s'attardera sur son montage dans les cahiers du Cinéma. 

Juvenile Jungle est typique d'un genre de littérature et du cinéma populaire d'après-guerre nippon qui s'intéresse aux "Taiyôzoku » (littéralement les tribus du soleil), les premières générations qui n’ont pas connu la souffrance silencieuse et le sens du sacrifice des générations précédentes.

Le public japonais est donc intrigué par le profil de ces jeunes qui portent en eux une volonté d’émancipation, de rébellion et un hédonisme, poussant cette jeunesse à braver les conventions sociales, tout en refusant d'endosser la responsabilité d'une certaine moralité… Jusqu'à conduire au drame ?

Ce film met en avant tout un imaginaire occidental qui évoque les kodak colorama ou illustrations d'époques de la vie américaine : des plages, du jet ski ou des voiliers, le culte du corps avec un entrainement dans un jardin, des cocktails et boissons américaines, sans parler de la musique, des chemises hawaïennes, une fête foraine, des bagarres, des jeunes en maillots de bains ; bref une sorte de digest de la culture us' des fifties -notamment Tiki -, en opposition avec une image plus traditionnelle du Japon.

Le réalisateur met en valeur la sensualité des corps et une certaine sauvagerie de la jeunesse, sans doute surprenant pour l'époque, tandis que le jeu des regards révèle des émotions intenses qui frappent les protagonistes de ces passions juvéniles.

Ishihara Yujiro, jeune acteur magnétique et solaire (un peu comme un Alain Delon dans les premières scènes de Sous le soleil, de mémoire), incarne parfaitement cette tendance.   et Kitahara Mie, premier rôle féminin, répond avec justesse à la passion dont Eri, son personnage, est l'objet.

Alcools traditionnels de côté, les cocktails pour la jeunesse :


Les sports nautiques, nouveaux loisirs de la jeunesse :



Le début de...





 Le club américain...











En conclusion, passions juvéniles de Ko NAKAHIRA reste un excellent film qui mériterait un nouveau regard, ne serait-ce que pour avoir participé à l'émergence d'une nouvelle vague japonaise dans les années 50 ?


Informations anecdotiques : Kitahara Mie, après une carrière entre les années 1952 et 1960... se mariera avec Yujiro Ishihara.


Repérage : 
- film mentionné dans l'excellent dictionnaire du Cinéma Japonais en 101 réalisateurs - L'âge d'Or 1935- 1975 ;
- compositeur des musiques : Tooru Takemitsu (connu pour de nombreuses compositions de musiques de films entre autre, dont Ran d'Akira Kurosawa).

* le napoléon de Shitamachi se reconnaitra :-)

vendredi 17 avril 2020

Stray Cat : Female Boss réalisé par Yasuharu Hasebe (1970)



Synopsis : Ako, une jeune fille au comportement viril exacerbé pratiquant la motocyclette se lie avec une bande de jeunes marginales conduite par Mei, une demoiselle à la sentimentalité tourmentée formant un triangle amoureux avec un jeune voyou et un boxeur métis. Diverses circonstances amènent tous ces derniers à entrer en conflit avec un gang de petites frappes au service de Yakuzas.

Stray Cat : Female Boss (Aka nora neko rock : onna bancho) réalisé par Yasuharu Hasebe (1970) est peut-être la "réponse" des studios Nikkatsu à une vague de films sortis à l'époque ayant pour thème les gangs avec une originalité : le focus sur des femmes.




Au casting , nous retrouvons pour la "bikeuse solitaire", Ako, jouée par Wada Akiko, chanteuse au physique atypique, grande femme quelque peu androgyne, née dans une famille de Zainichi, résidents du Japon d'origine coréenne. Et en second rôle inoubliable  Mei, jouée par Meiko Kaji (alias "Miss Snow blood" ou "la femme scorpion).

Avec Stray Cat, le réalisateur nous emmène faire un tour de la réalité sociale japonaise du début de ces années 70 : la libération sexuelle, les clubs interlopes. Il effleure également la situation des halfs avec le personnage remarqué du boxeur.


Stray Cat: Female boss a tout du scénario pour les amateurs de films hard-boils effleurant le genre des films de "sexploitation" : des combats de filles sexy au couteau et aux rasoirs, des drogués, des yakuzas, des matchs de boxe truqués , des motos et courses poursuites, des morceaux de folksongs japonais...

Après c'est la caméra des années 70, comportant des scènes avec zoom de caméras, et une tendance, celle d'un dynamisme préféré à la lisibilité, notamment pour le découpage de certaines scènes d'actions.

Au final un film qui  se laisse agréablement regarder et plaira aux amateurs de genre.

dimanche 8 mars 2020

Film Susume ! Jaguars Tekizen Jôriku (1968)



The jaguar's (ザ  ジャガーズ), est un groupe japonais des années 1964 à 1971* de la mouvance des "group sounds", dont j'ai déjà parlé dans un autre microblogue (des groupes d'abord influencés par la pop britannique, dont les Beatles). Au sommet de leur gloire, les Jaguar's auront l'honneur d'avoir leur propre film, curiosité récupérée du Japon par un ami - et que je salue -, "Susume ! Jaguars Tekizen Jôriku" (traduction rapide : En avant ! Les Jagars au débarquement face à l'ennemi).

Croisement entre un film d'espionnage et une comédie potache nanardisante, cet ovni cinématographique a pour objet de mettre en valeur le groupe par une série de clips pops psychédéliques, des couleurs saturés, des jolies femmes en bikinis. Sinon ne cherchez pas vraiment de scénario.

Alors pour qui ? Pour les amateurs de la pop de l'époque, des group sounds...

Pour un aperçu, le trailer  d'époque :



A noter la présence de NAKAMURA Akiko (chanteuse, actrice) dans le film :




(ICI AUSSI)

*il connaîtra ensuite un revival entre 1981 et 2009

mardi 18 février 2020

Chroniques flashs de visions anciennes : décembre 2019 et janvier 2020

La vie est un flash, et certaines chroniques le sont aussi....


La fatigue (en raison de déménagements, grèves et autres joies de la vie) me pousse souvent à être un spectateur ou lecteur plus passif, à l'exception d'un recueil de nouvelles d'Akutagawa Ryunosuke (difficile à chroniquer par manque de recul, car lu en japonais).

Donc j'ai visionné une tonne d'animes d'Isekai, surtout, presque tous issus de lights novels japonaises, parfois pas très brillantes... Mais avant tout un mot sur un "thème" souvent fréquent dans certains de ces animes, c'est la figure de l'esclave (dorei) consentant, un phénomène que je ne goûte guère, mais au delà de cela :



Sorcerous Stabber Orphen (la fantasy non isekai) : Je n'ai pas pu dépasser le premier épisode. De la fantasy comme on n'en fait plus, rappelant les années 90, que cela soit au niveau des dialogues, de l'histoire d'exposition, des réactions des personnages et de leur nom, du graphisme de l'animation... Note : F.



How not to summon a Demon Lord : isekai avec un otaku gamer de MMORPG asocial qui se retrouve invoqué dans le monde de son jeu (avec des différences). Se prénommant lui même le roi des démons, il va devoir faire face au vrai roi des démons, dont une prophétie annonce le retour. Quelques touches d'humours dans cet univers où un otaku qui devient littéralement son idéal... Doit affronter les relations humaines... Et se retrouve à devoir endosser "son rôle". Malgré une idée originale pour le pitch, des longueurs et parfois de l'ennui. Encore un peu plus d'efforts et cela aurait été pas mal. Note : C+.



Demon Lord Retry : Le même que ... Mais en moins bien avec plus de longueurs (notamment les périodes de gestions, "farming" de ressources).  Ce qui est amusant, c'est l'apparence du héros dans le jeu (celle d'un yakuza des années 80-90). Note : C-.



Cautious Hero : La vraie surprise humoristique du lot, avec un titre à rallonge comme beaucoup d'animes issus de light novels : この勇者が俺TUEEEくせに慎重すぎる, Kono yūsha ga ore tsuē kuse ni shinchō sugiru?, litt. « Ce héros est surpuissant mais beaucoup trop prudent ».

Les dieux invoquent des héros venant de planètes de tout l'univers pour les envoyer lutter contre des démons qui menacent d'autres planètes. Les héros sont propulsés dans des univers de fantasy et ont la capacité de leveler comme dans un role playing game en ligne.

Les problèmes de Ristarte (et les rires des spectateurs), déesse débutante, commencent alors qu'elle invoque un japonais, Seiya Ryuuguin, comme héros alors qu'il est très capable mais incroyable prudent, paranoïaque même, pour accomplir cette quête. Note : B.



The rising of the shield Hero : Sans doute la meilleure découverte des isekai (malgré le bémol de ci-dessus), pour le choix fait par l'auteur de faire suivre un vrai chemin de croix au héros, Naofumi Iwatani, lui en faire baver, lui donner des choix ardus et une vie à la dure, le rendre aigri, soumis à un pouvoir compliqué, pour l'amener aux portes de ce qui forme et constitue un héros.

Naofumi Iwatani a été invoqué dans un monde parallèle avec trois autres personnes originaires de Japons parallèles pour devenir les héros de ce monde. Chacun des héros était équipé de son propre équipement légendaire lors de leur invocation. Naofumi a reçu le « Bouclier légendaire », le seul équipement défensif, tandis que les autres ont reçu des armes offensives.

Par manque de charisme, d'expérience de ce nouveau monde, il est victime d'une machination et trahi.

Chassé par tout le monde, du roi aux paysans, les pensées de Naofumi ne sont alors plus remplies que de vengeance et de haine. Ainsi commence son périple dans ce monde parallèle où il devra progresser seul…

Héros amer et sur le fil du rasoir par moment, il se fera quelques compagnons dont Raphtalia, qui sera pour Naofumi son épée tandis qu'il portera de le bouclier. Leurs relations évolueront en profondeur.

The Rising of the shield hero, c'est aussi une série sur l'histoire de la réhabilitation d'un héros, sur sa lutte contre son amertume et ses sentiments négatifs...

Note : B+, en attendant de voir comment évoluera l'univers.

HORS DES ISEKAI :



Goblin Slayer est un light novel, un manga et un anime de fantasy classique, inspiré des jeux de rôles (principalement en ligne) avec une proposition scénaristique intéressante. Le héros est un humain totalement obsédé par la destruction des goblins, traditionnellement du menu fretin, mais très dangereux lorsqu'ils sont présents en masse et mortels tant pour les aventuriers débutants que les villages sans défenses. 

J'ai commencé ma découverte de l'oeuvre par le manga qui réussit avec brio, avec le jeu du noir et blanc, du traitement de la lumière dans des milieux confinés, à reproduire la tension, le sentiment d'oppression et l'effroi que devraient ressentir ceux qui sont face à ces créatures qui pullulent dans les tunnels ou ailleurs.

L'apparence du héros suscite d'abord un sentiment d'étrangeté et de suspension de crédulité du lecteur en étant toujours engoncé dans son armure avec pour argument qu'il faut toujours se tenir prêt, même quand il vient en ville à la guilde des aventuriers chercher une quête en rapport avec les peaux vertes.

C'est que quelque part son obsession devient cette armure. Si bien qu'au cours de l'histoire, lorsqu'il viendra à visage découvert chercher une nouvelle armure pour remplacer l'ancienne, bien peu seront capable de le reconnaître,ainsi du lecteur qui ne verra pas son visage avant un de longs épisodes - moment où il laissera apparaître l'homme derrière son obsession.

L'anime est sans doute un cran en dessous du manga quant à la retranscription de ces combats, de la psychologie des personnages et des enjeux de l'histoire même s'il ne démérite pas un regard. 

Pour l'instant : Manga A ; Anime B+



dimanche 2 février 2020

Animé Holmes of Kyoto (2018)

Holmes of Kyoto
(京都寺町三条のホームズ, Kyōto Teramachi Sanjō no Hōmuzu)
Série animée de 12 épisodes (2018)
Adapté de Lights Novels de Mai Mochizuki

Holmes of Kyoto, inspirée par le célèbre détective Sherlock Holmes, sera une bonne surprise pour un amateur des detective Novels de Conan Doyle.

Pour certaines raisons Aoi Mashiro, jeune lycéenne, hésite à vendre des rouleaux d'estampes apparemment  antiques de son grand-père et rentre dans le magasin d'antiquités "Kura" à Kyoto pour les faire évaluer. Elle sera accueillie par un jeune commissaire priseur, Kiyotaka Yagashira , petit fils du propriétaire de ce magasin, lequel est connu dans ce quartier de Kyoto, autant pour ses compétences sur les antiquités que pour ses qualités dans l'analyse déductive chère au célèbre détective de 21 Baker Street.

Le talent de l'auteur du matériel originel Mai Mochizuki, est d'avoir su établir le déroulement de ses intrigues dans la ville de tradition nippone par excellence, et de les faire tourner (le plus souvent) autour de l'analyse d’œuvres et de leur sens, de la question de leur authenticité. 

Tout cela en prenant comme moteur la passion japonaise pour le kottôhin  (こっとうひん - 骨董品), traduction littérale pour antiquités. Le Japon a en effet un rapport particulier avec les choses anciennes, et - s'il fait moins cas de la conservation des immeubles (qui avec les tremblements de terre sont traditionnellement moins protégés), apporte un soin particulier aux objets (ie biens mobiliers corporels anciens) et à leur transmission.

Avec une légère digression supplémentaire, le Japon a développé ainsi une technique particulière de réparation de porcelaines ou céramiques le Kintsugi (金継ぎ).


Cette transmission suscite certaines passions comme une émission japonaise Kaiun ! nandemo  kantei dan (開運!なんでも鑑定団 -かいうん!なんでもかんていだん) qui fascine les téléspectateurs, et où des gens peuvent venir faire expertiser leurs objets de valeurs par des spécialistes reconnus, ou comme la dépense par certaines personnes de l'argent de leur retraite pour certains de ces objets (avec des ambitions de posséder du beau et de se constituer un patrimoine)... Qui peuvent se révéler être faux ou des reproductions (parfois anciennes) mais de moins bonne qualité que celle affirmée lors de la vente. Il y aurait en effet pas mal d'escroqueries autour.

Cette parenthèse mise de côté, l'oeuvre réussit à dépeindre un "Holmes" pétrit des bonnes manières de Kyoto, utilisant une méthode analytique des faits, interprétés par ses connaissances, mais se laissant parfois aller à une analyse psychologique d'antagonistes que ne renierait pas Hercule Poirot, peut-être.


Les intrigues présentées s'insèrent ainsi parfaitement dans l'ancienne capitale japonaise et ses traditions anciennes, amenant à concevoir cette ville comme un personnage à part entière. Dépassant le cadre des spécialistes d'objets anciens, l'auteur amènera, dans une forme d'hommage ou clin d'oeil, son héros à faire une incursion dans le detective novel le plus classique.


Bien touchante et délicate est aussi l'évolution de la relation entre les deux héros, pour finir par un "tsuki ga kirei yo" ("La lune est belle"... Pour ceux qui se demandent le sens que peuvent cacher ces paroles...Une petite recherche sur internet...)


Toute aussi passionnante sera l'opposition récurrente entre deux forts caractères, notre Holmes Kyotoïte et son Moriarty local, en la personne d'Enshô, ancien moine Bouddhiste et copiste de génie.


dimanche 17 novembre 2019

Chroniques flashs de visions anciennes : novembre 2019

Parce que la vie n'est qu'un flash et certaines chroniques aussi.






kono oto tomare : Cet animé "tranche de vie", basé sur un manga, raconte l'histoire d'un club extrascolaire lycéen dédié au koto, un instrument à cordes japonais traditionnel. J'apprécie beaucoup ce genre d’œuvres qui parlent de la vie de tous les jours et nous font découvrir un aspect culturel du Japon parfois méconnu. Et cette série est bien réalisée, développant suffisamment le caractère de ses personnages et leurs relations pour que l'on y croit. Graphiquement le studio Platinium Vision, responsable de l'animation, nous offre quelques magnifiques moments mettant en scène les tourments de certains personnages, sans aller jusqu'au  génie de san gatsu no lion du studio Shaft. 



Isekai cheat magician : une série "isekai", c'est à dire 異世界 de 異 (i: différent, étrange) et 世界 (sekai: monde), que l'on pourrait traduire par "autre monde", est un sous-genre japonais de la fantasy où des individus de notre monde sont transportés dans un autre (un monde virtuel devenu réalité, ou pas...). La proposition de cet univers est de transporter deux héros du Japon dans un autre univers avec des pouvoirs de mages surpuissants dès le début, d'où le sens de "cheat magician". La saison 1 se laisse regarder, mais l'histoire est assez simple et un peu monotone sur cette partie.


jeudi 31 octobre 2019

Chroniques flashs de visions anciennes : octobre 2019 2/2

Parce que la vie et certaines chroniques ne sont que des flashs.




City hunter - Shinjuku private eyes  (2019) : 

Avec l'envie de me nettoyer les mirettes du film de Philippe Lacheau, je profitais d'un voyage au Japon en mars 2019 pour aller regarder le film d'animation toujours à l'affiche à Tokyo. Et ce fut une séance agréable, même jouissive, avec tout ce qu'il faut au minimum pour moderniser l'œuvre par rapport à l'époque actuelle, et une histoire en prise directe avec le monde actuel.

Sinon ce film avait tous les défauts et qualités de l'œuvre originale avec ses petits côtes irréalistes... Mais quelque part, ryo saeba est un super héros intemporel qui, malgré ses frasques apparentes, reste une sorte de chevalier servant dans une jungle urbaine.

Tout au plus pourra-t-on trouver superflue l'insertion des cat's eyes (une autre oeuvre du mangaka Tsukasa Hôjô), surtout destinée à satisfaire les fans sans pour autant servir le scénario.

lundi 28 octobre 2019

Chroniques flashs de visions anciennes octobre 2019 1/2

Parce que la vie et certaines chroniques ne sont que des flashs.







flavor of youth (2018) : 

Projet assez original, flavor of youth est une coproduction sino-japonaise, un animé omnibus, donc composé de 3 segments réalisés par des auteurs différents et dont les histoires se déroulent dans trois villes chinoises différentes. Ces histoires se rassemblent toutefois par leur thématique commune, les héros effectuant une sorte de retour dans leur passé, riche en interrogations sur leur présent et devenir. Dans tous les cas ces oeuvres, toucheront le spectateur par une tonalité douce amère des sentiments familiaux ou amoureux. Un bel animé.

My Hero academia S1, S2 et S3 (2016~) : 

Conseillé par un membre de ma famille, je me suis finalement laissé tenter par le visionnage de cette série, adaptée d'un manga, malgré une appétence moindre pour les super héros de comics. Bien m'en a pris. D'une part les scènes d'actions sont dynamiques. D'autre part, l'univers - qui évoque un peu la fantasy "Xanth"* de Piers Anthony -  où 80% de la population mondiale possède un pouvoir particulier (nommé alter) et de puissance variable selon les individus, est suffisamment détaillé et réfléchi pour intéresser. Et seules les personnes dotées d'un alter puissant peuvent devenir un super-héros luttant contre les super villains (après avoir passé un diplôme et en travaillant dans une agence). 

La force de cette histoire est justement de tenter d'envisager comme un whatif quelles seraient les conséquences sociétales de la présence de super héros, d'en envisager divers côtés "réalistes", mais passés au prisme du shonen nekketsu (un héro has-been qui finira par se dépasser et surmonter toutes ses épreuves).

A noter le début de la saison 4 sur ADN. [mise à jour : j'avais commencé la S4, mais j'ai peiné à continuer par lassitude. Je retenterai la suite une autre fois]




The promise neverland (2019) - S1 : 

Animé adapté d'un manga de Kaiu Shirai, The promise neverland est sans doute la dernière petite claque de mes visionnages, en développant avec une réalisation privilégiant le "show don't tell" et en maintenant un rythme et une tension particulière, assez souvent intériorisée, une histoire de fantastique contemporain. Nous découvrons l'horizon de cet univers avec les héros de l'histoire et souffrons avec eux...

Une saison 2 est prévue...



* Dans ce roman, presque tout le monde possède un pouvoir magique unique, du plus puissant au plus futile, même le plus incongru. Les rares personnes non dotées d'un pouvoir magique sont exilées de Xanth.

vendredi 30 août 2019

Tokyo vice de Jake Adelstein (VO 2009 - VF 2017)



Ecrit par Jake Adelstein, premier étranger -semble - t -il - à avoir été journaliste en langue japonaise dans  un grand quotidien nippon (le Yomiuri Shimbun), Tokyo Vice est un livre témoignage à mi chemin entre le roman et l'enquête journalistique, plongeant son lecteur dans le crime japonais et notamment la prostitution.

Dans un style assez percutant, il décrit son parcours, de sa réussite au concours d'entrée du Yomiuri, et de la couverture de faits divers régionaux à une enquête au long cours qui le mettra, ainsi que sa famille et ses proches, sérieusement en danger.

Livre fascinant à plus d'un titre, son contenu renseignera le lecteur intéressé par le fonctionnement de la presse japonaise, ses rapports avec la police dans le traitement des affaires criminelles et avec les Yakuzas et leurs activités pendant les années 90.

Sans complaisance envers lui même, le journaliste n'aura pas non plus épargné le lecteur que je suis, nécessitant parfois de faire des pauses dans la lecture car sans possibilité de distanciation comme dans le cas d'une oeuvre fictionnelle : si les noms ont été changés, et les sources du journaliste protégées dans la mesure du possible, il s'agit de vraies personnes dont la vie a été évoquée.

Non fiction plus grande que la réalité, ce livre sera à conseiller aux gens intéressés par le Japon, l'envers des sociétés, et le côté percutant des romans noirs.

A noter les magnifiques couvertures du livre broché ou du poche des éditions Marchialy qui nous ont offert cette traduction de l'américain.

Pour Aller plus loin, le lecteur pourra aller jeter un coup d'oeil à Yakuza - la mafia japonaise De David CAPLAN et Alec DUBRO aux éditions Picquier.

Ou à deux autres ouvrages de Jake Adelstein : Le dernier des Yakuzas et un livre sur les bit-coins.

mardi 6 août 2019

Bleach la série anime



Encore une série animée de shônen Nekettsu (découverte sur le tard) dont j'ai laissé passer le temps de prendre des notes. Elle fait partie de ces séries fleuves, avec Fairy Tail, qui m'ont tenu en haleine assez longtemps pour avoir envie de les suivre au long court : Après les premières saisons sur Netflix (Shinigami remplaçant et Soul society), lesquelles constituent en quelque sorte un arc cohérent, direction sur la plateforme ADN pour découvrir la suite (jusqu'à la fin de la bataille de Karakura. Il existe encore un arc en anime et un ou deux en mangas, non adaptés à ce jour) .
Quelques éventuels légers spoilers seront glissés ici...

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Dans l'univers de Bleach, les shinigamis (anges de la mort) sont chargés de l'équilibre de l'univers et protègent les humains et âmes errantes des hollows, forme bestiale des âmes perdues, à l'appétit insatiable.

(Ceux qui auront vu l'exposition Enfers et fantômes d'Asie auront quelques clés pour comprendre l'influence de la spiritualité et mythologie asiatique sur cet univers).

Ils utilisent des Zanpakuto (armes spirituelles) pour combattre ces hollows et procéder à la cérémonie de purification qui permettra aux âmes errantes ou aux hollows de trouver leur chemin soit vers la Soul society (le paradis), soit - dans le cas où ils ont péchés - vers l'Enfer. Il existe aussi le Hueco Mundo, une sorte de purgatoire sauvage où résident les hollows, uniquement soumis par la loi du plus fort.

En 2001, dans la ville de Karakura, Ichigo Kurosaki est un lycéen de 15 ans qui arrive à voir et interagir avec les âmes des morts depuis qu'il est tout petit. Un soir il rencontre Rukia Kuchiki qui affronte un hollow venu dévorer les âmes de la famille Kurosaki. En mauvaise posture, elle transfère ses pouvoirs à Ichigo afin qu'il les sauve.

Commence alors un récit de shonen nekketsu inspiré de mythologie, spiritualité et philosophie politique asiatique.

Il est difficile pour une série au long cours de ne pas avoir au moins quelques faiblesses, et celle-ci en comportera quelques grosses comme :
- les arcs filaires assez nombreux (de plus en plus faibles), conçus pour faire attendre le spectateur, le temps que l'auteur du manga rattrape son retard ;
- et une structure de scénario répétitive sur le fond (même si pas in-intéressante) : une histoire présentant des antagonistes évidents puis une éventuelle résolution dans la confrontation (schéma classique du nekketsu), laquelle ne se déroulera pas comme prévue, l'auteur aimant ménager quelques surprises, induire le spectateur en erreur et dévoiler les vrais ennemis sur la fin.

Cette structure narrative de "l'arc Shinigami remplaçant et soul society" , dont la première qualité est une certaine innovation, se répète jusqu'à plus soif ensuite pour provoquer sur le long terme de la lassitude.

Malgré tout cela cette série aura tenu ses promesses avec son lot de surprises en petits détails scénaristiques, en scènes d'actions dynamiques, et graphismes originaux, notamment les écrans intermédiaires donnant le numéro de l'épisode (avec une recherche graphique de typo différente à chaque fois).

Là où Bleach tire sans doute son épingle du jeu est l'univers en toile de fond développé avec cette influence de la spiritualité asiatique et l'analyse en sous texte que l'on pourrait en faire, notamment sur le poids des péchés et le cycle de répétition dans lequel ceux ci nous enferment, sauf si les liens que nous tissons permettent de développer notre empathie et d'ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure.

samedi 1 juin 2019

Knights of Sidonia anime réalisée par Hiroyuki Seshita (S1 et S2)



Knights of Sidonia est un anime adapté d'un manga  de Tsutomu Nihei, l'auteur de Blame, avec ce style unique croisant le cyberpunk, l'aspect techno-organique de Gigger, le style d'un Enki Bilal et le genre du manga.

Pour l'instant deux saisons existent et couvrent une partie du manga mais elles forment un tout que l'on pourrait qualifier d'arc.

La première chose qui saute aux yeux est le style particulier de Tsutomu - évoqué ci-dessus - mis en animation avec talent par le studio Polygones Pictures sous la réalisation de Hiroyuki Seshita.

Ensuite la mise en valeur de l'univers, du background par ce style graphique très détaillé et particulier. Pour les scènes de l'intérieur du vaisseau monde "Sidonia", nous prenons plaisir à nous attarder sur le nombre de détails visuels que nous offrent les dessins, notamment les écrans s'insérant au milieu d'un épisode. Ainsi le côté "sale, usé" et en réparation constante du vaisseau...

Cette qualité graphique sert un background d'une certaine richesse dépeignant un des vaisseaux générationnels (le dernier ?), en fuite face aux Gaunas, une race extra-terrestre, à l'aspect d'organismes géants, qui a exterminé la planète Terre il y a longtemps.

A situation dramatique et contraintes, la société de Sidonia y a répondu par la mise en place d'un régime autocratique et par quelques évolutions biologiques, pour certaines forcées.

Nous suivons des groupes aux agendas politiques différents, et le parcours de NAGATE Tanikaze parmi d'autres personnages entre mystères et manœuvres de groupuscules, assauts des Gaunas, scénettes de vies sur le Sidonia.

Sans doute un parcours obligé d'un certain nombre de mangas, mais celui-ci a son lot de filles tournant autour du héros cliché (gentil et empoté) et de choses assez weirds (non genrés, mutants à tentacules...).

Quant à l'animation, elle est de qualité et bien rythmée.

Alors pour qui ? Pour ceux qui pourraient apprécier le côté battlestar galactica, humanité désespérée,  et combats avec méchas, tout en passant au dessus du côté fan boys.