lundi 25 octobre 2010

Shirahama : les alentours

Les alentours du phare sont mis en valeur, ce qui semble m'a semblé plutôt rare au Japon selon ma maigre expérience : un point touristique se suffit en général à lui même (à l'instar de la tour de Tokyo) et n'est pas intégré dans une perspective architecturale ou urbaine. Ici, un parc aménagé répond à la vue du phare face à la mer.

Perspective face à la mer...
17:12 - Dans 1 heure il fera nuit.
Le soleil se couche avec une régularité de métronome au Japon. 


Un petit tour vers un café - restaurant dans le parc
qui vend également de l'artisanat local et possède une petite galerie. 



Trop tard pour profiter de l'établissement déjà fermé,
mais qu'il aurait été agréable de boire du thé assis ici.
On nous ouvrira aimablement la galerie pour une visite.



Un des chemins du parc





Sur le chemin du retour : ici on sèche des algues...



ou des poissons, c'est selon...  






dimanche 24 octobre 2010

Shirahama : visite du phare et musée

Poussière de France ici à Shirahama... Peu de gens savent ici que la France avait aidé  le Japon à développer sa marine au 19e siècle [1]. Il en reste quelques traces dans l'Archipel, dont le phare Nojimazaki (nojimazaki tôdai 野島埼灯台).
 
Sa construction a été supervisée par François Léonce Verny en 1866. Détruit lors dans le grand tremblement de terre du kanto en 1923, le phare a été reconstruit en 1925.



Le phare ainsi qu'un musée (nojimazaki tôdai shiryôkan 野島埼灯台資料館) attenant sont plaisants à visiter et évoquent une histoire méconnue mais intriguante. Le point de vue du haut du phare est exceptionnel.
 
A l'approche du phare...




Sa blancheur s'élançant vers les cieux...




 Petit aperçu du moteur...


 

La plaque commémorative originale, récupérée du premier phare...



 
*****
 
Le musée est intéressant mais nécessite quelques connaissances en japonais, les panneaux comportant peu d'anglais.
 
Une lentille à l'entrée... 


Le buste de François Verny nous accompagne du regard...



Les fenêtres du musée mettent dans l'ambiance... 


Un exemple des objets exposés...




[1] Livre sur le sujet  : Quand les français armaient le Japon d'Elizabeth de Touchet.

 

samedi 23 octobre 2010

Shirahama, visite de la Ville

Vers le phare



Les belles de "Shirahama"



Face à la mer







... Nous poursuivons notre chemin. Une habitante !




Quelques restaurants...





 ...et face à l'une de ces enseignes "Servez-vous librement !".
Un appel à emporter un coquillage de Sazae en souvenir.





Juste à côté




Des algues qui sèchent



Enfin sur la falaise



Le poisson volant, une spécialité locale ? (Tobiko)






vendredi 22 octobre 2010

17 Mars 2010 : de Hota à Shirahama via Tateyama

17/03/2010 : nous nous réveillerons assez tôt le matin pour prendre notre train. Le trajet durera environs 2h20 en comptant deux changements pour arriver à Hota (保田), notre première étape.


I- De Shinmatsudo à Hota : déjeunez à Banya


Trajet : A partir de la gare shinmatsudo (新松戸), prendre la ligne musashinnosen (武蔵野線).  Descendre à la gare de nishifunabashi (西船橋) pour prendre la sobusen (総武線). Changer ensuite de ligne pour la uchibousen (内房線) à Chiba (千葉). Descendre ensuite à la gare de Hota (保田)...


 
Cliquez sur la carte
A HOTA 保田... 




# Déjeunez à Banya  

Il faut environ 15, 20 minutes (1 km) pour arriver à Banya, un restaurant de sushis, sashimis, etc réputé au Japon. 
Si je n'ai pas pris de photos de l'établissement, les photos et articles d'internautes vous en donneront un petit aperçu : ICI.
Je profiterai de l'occasion pour commander une des spécialités de la région le namero (équivalent en poisson du steak tartare, préparé avec de l'aji - l'accompagnement étant à base de miso, d'oignons, etc...) : 


Et nous prendrons un "classique", l'assortiment de sushis avec ses accompagnements (misoshiru, tsukemono) :


Le namero fut un peu décevant car sans goût particulier, mais les sushis, très frais, furent vraiment délicieux.

Après le repas, nous nous dirigerons vers tateyama pour prendre un bus longeant la côte fleurie de colza avant d'aller à Shirahama, la plage blanche, s'enregistrer pour une nuitée et visiter le phare français....


II- De Hota à Tateyama : arrêt à Flower Park

Trajet : de la gare de Hota prendre la ligne uchibosen et descendre à Tateyama (20 mn), prendre le bus de la ligne Tateyama - awashirahama.(25mn). Il arrive selon le temps que le bus s'arrête à l'arrêt flower park et qu'il faille prendre un autre bus.

# Flower park - le parc floral de shirahama 
Réputé au Japon, ce parc floral est entouré de massifs et bordé par la mer et constitué de plusieurs champs de fleurs en extérieur et de plantes tropicales en serres. Des espaces pour le barbecue semblent exister.

[site du parc floral japonais - site touristique en anglais]




Manquant de temps pour visiter le parc, nous nous promènerons au bords de la mer en attendant le bus suivant.



A la rencontre d'un temple shinto caché (jinja)...


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Nuitée :



Une fois à Shirahama (awashirahama - 安房白浜), nous procéderons à l'enregistrement au "Blue sky Shirahama" : le propriétaire, sympathique, louait quelques appartements complets (une grande chambre, wc, douche, cuisine séparée, TV, internet et vélos à disposition) à la nuitée pour un prix vraiment bon marché (environ 3000 Y). 
A l'enregistrement nous recevrons la clé pour l'utiliser à notre convenance, à charge pour nous de la replacer dans la boite aux lettres du propriétaire en repartant. Réservation sur internet possible.






Nous visiterons la Ville, le phare avant de prendre quelques plats cuisinés au supermarché au retour, dont une vrai découverte pour moi, les "yakisoba UFO".

samedi 16 octobre 2010

Voyage dans la péninsule de Bôsô (bôsô hanto)

Ces articles qui suivent seront un digest des anciens articles publiés entre le 16 octobre et 07 novembre 2010. J'effectuais avec mon ex un voyage dans la péninsule de Bôsô (située dans la préfecture de Chiba, là où vivaient ses parents). C'est un endroit proche de Tokyo, très agréable par sa nature et tranquillité.
La péninsule de Bôsô semble être une destination réputée pour le tourisme intérieur et bénéficie d'une certaine exposition médiatique à la télévision japonaise (cela se comprend pour les chaines situées à Tokyo : la péninsule n'est pas à plus de deux heures de la capitale).
Commençons d'abord par un peu de géographie : la péninsule de Bôsô forme avec la péninsule de Miura (à gauche de la carte) la baie de Tokyo.


Elle est située dans la préfecture de Chiba, contiguë à Tokyo. 


Y accéder à partir de Tokyo n'est pas si aisé que cela quand on n'a pas de voiture, mais la durée du trajet ne dépasse pas deux, voir trois heures en transports en commun, selon le lieu (trains et bus, changements compris).  La destination reste donc accessible et envisageable si l'on souhaite s'écarter des sentiers battus de l'urbain tokyoïte.



lundi 14 juin 2010

Kita no kuni kara, du pays du nord


北の国から - Kita no kuni kara - Du pays du nord - est sans doute la fiction possédant la plus grande longévité à la télévision japonaise.

Elle se compose d'une série diffusée en 1981-1982 et d'épisodes spéciaux (un tous les 3 ans environs) entre 1983 et 2002. Tout au long de sa diffusion elle aura vu grandir et vieillir ses acteurs, lesquels deviendront grâce à celle-ci des icônes sacrées du petit écran pour plusieurs générations.

Qui en effet - fréquentant des japonais trentenaires - n'a pas entendu au cours d'une conversation parler de Jun, de sa sœur Hotaru et de leur père Goro?

L'histoire, le "pitch" dirions nous aujourd'hui, est assez simple :

Goro Kuroita (Kunie Tanaka) se sépare de son épouse tokyoïte infidèle, et retourne à Furano, le pays natal, avec  ses enfants, Jun (Hidetaka Yoshioka) et Hotaru (Tomoko Nakajima) .

Le retour à  Furano, situé à Hokkaidô, dernière frontière vers le nord (proche de la Russie), est l'occasion pour lui de recommencer une nouvelle vie certes plus frugale mais loin des dangers de la vie citadine. Il repartira de zéro en construisant de ses mains sa maison, y amenant l'eau courante, l'électricité, etc... et en essayant d'apporter à ses enfants certaines valeurs.

Le ton de cette fiction n'est pas surchargé et évite le pathos - grande tentation des séries japonaises. La réalisation est simple afin de servir l'histoire. Certaines scènes, tel que la découverte de l'infidélité, sont bien présentées, indirectes et toutes en retenue, l'émotion passant au travers du jeu des acteurs.

Au fur et à mesure des épisodes, elle s'interroge sur la nature de nos sociétés modernes (tel que l'avidité que sous-entend l'utilisation de fertilisants pour une production agricole importante, la tendance au gaspillage de choses qui pourraient nous êtres encore utile...) et les valeurs que l'on y apporte au travers de l'opposition ville et campagne.

Mais si la fiction écrite par le scénariste star Kuramoto Sô penche vers la campagne, l'expérience de la nature pouvant nous enseigner le vrai, elle n'est pas pour autant idéalisée et peut se montrer dangereuse et cruelle.

Le succès de kita no kuni kara ne s'est jamais démenti jusqu'à présent : la série a mis en lumière une ville qui a bénéficié de sa popularité ("la maison" de kita no kuni kara peut être visitée). et ses acteurs ont poursuivi pour la plus part des carrières intéressantes comme Hidetaka Yoshioka dans Always sanchôme* et Tomoko Nakajima dans le film - superbe ovni - mirai  no omoide.

A noter l'apparition dans certains épisodes spéciaux, la présence de grands acteurs, comme Chishu Ryû (acteur fétiche d'Ozu Yasujiro).

1981~1982

2002

* film nostalgique sur le Japon d'après guerre...

Détail des épisodes :
- série "renzoku" : 24 épisodes diffusés entre le 09/10/1981 et le 26/03/1982;
-  "Hiver" (24/03/1983)
-  "Été" (27/09/1984)
- "Premier amour" (27/03/1987)
- "Retour au pays" (31/03/1989)
- "Quitter le nid" (22-23/05/1992)
- "Le secret" (09/06/1995)
- "L'époque" (10-11/07/1998)
-  "Testament" (6-7/09/2002)

dimanche 14 février 2010

Tamori Club, pour personnes sophistiquées

Tamori club (タモリ倶楽部) est un programme éclectique d'une petite demi-heure diffusé depuis 1983, une fois par semaine au milieu de la nuit sur le réseau de TV Asahi [1].

Orchestré par le présentateur Tamori [2]. ce programme est sans doute l'un des plus anciens de la télévision japonaise.

L'émission, dont le titre complet est "Tamori Club : for sophisticated people", n'est pas basée sur des thèmes communs précis mais sur l'éclairage particulier apporté à des sujets très divers par des spécialistes ou passionnés  pour des "honnêtes hommes", curieux de tout.

Au titre des des thèmes exposés par des passionnés (fan un peu "maniaques"), nous avons un amateur de maquettes de châteaux forts japonais, un amoureux des trains ou de la photographie des ponts de la rivière Edogawa qui traverse Tokyo, un connaisseur des sources naturelles à Tokyo...

Les spécialistes participant à une de ces émissions présentent les méthodes de construction d'un tunnel sous-terrain pour une autoroute, le passé du vieux Tokyo (les vestiges d'anciens bâtiments ou de rivières couvertes), les bières des microbrasseries...

Le ton est certainement adulte (au regard des émissions sur la découverte de certains alcools en tant que goûteur) et parfois légèrement licencieux (par exemple, une des émissions avait pour sujet "Eros, le magicien", un prestidigitateur amusant qui officie dans un club pour adulte).

***** Déroulement*****

Physiquement, l'émission n'a pas de plateau de télé et tourne souvant en extérieur, parfois dans une salle de réunion des studios. Ce choix de proximité bon enfant est prétexte à une blague récurrente sur les faibles moyens pour tourner l'émission (ce qui ne semble pas réellement le cas).

# Le générique :

Elle démarre avec un générique de déhanchement de fesses sur la musique de "Short Short" par the royal teens.



# L'introduction du programme :

Tamori introduit ensuite le programme en monsieur loyal à l'humour pince sans rire [3] avec la phrase maido onajimi ruru no bangumi, tamori club de gozaimasu (毎度おなじみ流浪の番組、タモリ倶itでございます) qui pourrait être interprétée par "bienvenue [encore une fois sur] ce programme familier et nomade Tamori Club".

Il est ensuite rejoint par 3,4 "stars" du petit écran nippon (plus ou moins réguliers) qui vont présenter le sujet avec lui .


# L'interlude "soramimi" :

L'émission comporte un interlude, "soramimi hour",  coprésenté par Hajime Anzai : les auditeurs envoient des propositions de chansons dont les paroles pourraient ressembler par moment à du japonais (exemple, le fameux "georgia" devient "gyoza"). Les producteurs en choisissent 3 et les mettent en scène de façon amusante et décalée. Tamori décide ensuite si c'est crédible en offrant un produit dérivé de l'émission (tenugui, mimikaki...) 



[1] actuellement (en février 2010) entre 24:20 et 24:50 sur le site de TV Asahi
[2] (Kazuyoshi Morita de son vrai nom - son nom de scène est vraissemblablement une inversion des 2 caractères MORI-TA de son vrai nom)
[3] Dans son style inimitable il introduit également "yonimo kimyona monogatari" , l'équivalent japonais de la 4e dimension/temps X...