lundi 19 octobre 2015

Aldnoah.zero réalisé par Ei AOKI


J'ai longtemps cherché un animé de Mécha qui soit du niveau de Macross (au moins les premières séries), autant pour le character design des véhicules que par les thématiques ou le background avant de trouver ce fameux Aldnoah.Zero, réalisé par Ei AOKI au sein des studios A-1 Pictures et TROYCA, sur un scénario de Gen UROBUCHI et Katsuhiko TAKAYAMA. Aldnoah.Zero est constitué de 2 saisons de 12 épisodes chacune.


Synopsis (wiki - contient des spoilers)  : Dans un présent alternatif, les Humains se sont séparés à la suite de la découverte sur la Lune d'un portail menant vers Mars par Apollo 17. Ceux qui ont quitté la Terre forment l'Empire de Vers, une société très avancée technologiquement grâce à la découverte d'une nouvelle forme d'énergie (l'Aldnoah) mais proche de la guerre civile. En effet, la planète rouge manque de toutes les ressources vitales et les inégalités se creusent entre la classe dominante et la classe ouvrière. Une courte guerre en 1999 entre la Terre et Mars éclate, conduisant à la destruction d'une grande partie de la Lune, ces débris causant de très importants dégâts à la surface de la Terre.
De plus, l'Empereur est extrêmement affaibli par la vieillesse et délaisse toute la gestion de la planète. Profitant de sa faiblesse, les Chevaliers Orbitaux nouent des alliances et attendent la moindre occasion pour attaquer la Terre, riche en ressources.
En 2014, la jeune princesse héritière, Asseylum Vers Allusia, est malgré tout déterminée à apaiser les relations entre les deux planètes. Ignorante des alliances qui se jouent autour d'elle, elle sollicite le Comte Cruhteo pour se rendre sur la planète bleue. Malheureusement, dans un climat de haute tension, un attentat est commis durant la visite diplomatique de la jeune fille. Il n'en fallait pas moins pour attiser la colère des Chevaliers Orbitaux qui annoncent l'entrée en guerre de Mars contre la Terre...

Commençons d'abord par ce qui fâche :
si j'ai mis un an avant de me mettre à cette série, c'est avant tout par le character design des personnages mignon (genre plus poétique, avec un look "soshokudanshi" pour les jeunes garçons) sans doute plus adéquat dans un dessin animé contemporain et un peu poétique (ou tendant vers le Moe) mais moins dans un genre plus SF et dramatique tel que le mecha.

N'est il pas mignon le héros (lol) 

Vous remarquerez sur l'image ci-dessus, le 2e point qui m'a irrité au début et concerne le character design : l'espèce de cercle au bol que l'on retrouve sur tous les cheveux de tous les personnages...

Le côté mignon est accentué par quelques petits clins d’œils qui irriteront certains ou seront appréciés par d'autres comme la jeune recrue incorporée qui préfère porter sa marinière que l'uniforme (saison 2), etc... Cela a le mérite de rendre un peu plus léger un propos grave... ou d'en amoindrir la portée ?

Laissons un peu le côté esthétique pour le point négatif de l'histoire : les péripéties que surmontent les héros. Le sort de la Terre semble ne tenir qu'à un fil, celui du génie d'Inaho... Ce qui rend les choses parfois un peu artificielles.

Le dernier reproche sera sans doute tourné vers le fait que certains personnages ne sont sans doute pas assez développés. Malgré tout cela, cette série possède pourtant de nombreuses qualités pour lesquelles il serait dommage de passer à côté

Un univers très intéressant :
Les auteurs placent Aldnoah dans une uchronie (divergence historique) d'un univers parallèle (traces d'aliens disparus sur la lune et Mars) : à la suite de la découverte sur la Lune d'un portail extra terrestre menant vers Mars par Apollo 17, les humains se sont séparés en deux branches, une terrienne et une martienne. 

On ne sait comment, un homme a trouvé le moyen, par sa séquence génétique, d'allumer les sources d'énergie Aldnoah. Et depuis il est devenu empereur, transmettant ce pouvoir à sa guise à ses barons. Mars, rebaptisée Vers (du nom que donnaient les anciens martiens à leur planète), est devenue une féodalité, élément de l'histoire permettant aux auteurs d'opérer une analyse -certes simplifiée - du pouvoir et des systèmes, des limites de la liberté dans une société.

Le caractère fascinant du héros :
Si les badass, anti héros, etc, sont toujours intéressants, l'archétype du héros rationnel et savant, concentré sur son objectif en professionnel, est assez rare et réjouissant. Le jeune Inaho est tout cela à la fois, une sorte d'autiste léger de génie, entièrement tendu vers la survie, avec toutes ses capacités d'analyses. 

Par rapport à un héros classique, soumis à ses passions, le calme apparent dont fait preuve le héros dans chaque affrontement, rajoute une touche particulière, un contrepoint qui met en lumière ses adversaires, des antihéros par excellence, qui ont plus subi leur système que des hommes et femmes libres.

La psychologie de certains personnages est tout sauf archétypale :
Bien que tous les personnages ne gagnent pas en profondeur et que la deuxième saison se concentre plus sur certains personnages, les créateurs de la série nous ont donné quelques beaux caractères, tel que le très ambigu Slaine Troyard ou le personnage tragique de la demi sœur de la princesse.

Un design, une animation et des scènes d'actions réussies :
Le mecha design est sans doute une grande réussite de la série, distinguant fortement les méchas de la Terre (très "anguleux", inspirés des véhicules de notre époque) et les méchas de Mars (plus dans les arrondis, organiques). Cette distinction rappellera la première série Macross.




Alliance terrienne 
Mécha martien

Ce design est au service de scènes d'actions très cinématiques, dont les combats méchas sont les plus tactiques qui m'ont été permis de voir. C'est que les terriens sont surclassés technologiquement et donc, seule une connaissance de l'adversaire et l'exploitation des défauts des méchas martiens permet de les vaincre.

Au-delà, cette série semble porter au rang de parabole l'idée que la raison se doit de dépasser les passions, les guider et non se laisser mener par elles. Mais l'Homme nouveau, capable d'empêcher une guerre, se laisse attendre.

Alors pour qui ? Pour les fans de séries de méchas, certainement. Pour les fans de séries SF en animation japonaise avec plusieurs niveaux de lecture, sans aucun doute. Et pour les autres ? Laissez vous tenter.

A noter une excellente bande son pops composée par Hiroyuki SAWANO.




jeudi 8 octobre 2015

Everyday de Kiriko Nananan



Everyday (Kabocha to mayonnaise - potiron et mayonnaise) est un manga de Kiriko Nananan, publié en 2004 au Japon (2005 en France).

Biographie de l'auteur (source : édition française - Glénat)
Kiriko NANANAN, ce nom étrange cache l'un des visages les plus originaux de la bande dessinée des femmes au Japon. Depuis ses débuts avec Hole, dans la revue Garo en 1993, Kiriko Nananan aborde de l'intérieur les sentiments et la sexualité féminine. Son regard sur la jeunesse japonaise est d'une tendresse non dépourvue de cruauté, comme l'atteste le glaçant Heartless Bitch ou Blue, mélancolique page d'amour entre deux lycéennes. L'“intériorité” de ses récits s'accorde avec un dessin lisse et contrasté, et avec un découpage singulier, alternance de gros plans de visages, de silhouettes ou d'objets décadrés. L'expression “une sensibilité à fleur de peau” acquiert avec elle tout son sens.



L'auteure, nous raconte avec dessin intimiste et relativement dépouillé, l'histoire de la jeune Tsuchida, une fille sensible et paumée, perdue entre un ancien amour, Haigo et son petit ami actuel Sei. Le manga nous parle du quotidien et de ce que l'on peut faire par amour dans celui-ci. Un manga, presque un roman graphique d'une grande justesse.

mardi 2 juin 2015

Les films de la nostalgie japonaise Part II- Café Lumière de Hou Hsiao-hsien


 Synopsis : Yoko revient d'un séjour à Taïwan. La jeune femme visite une librairie à Jimbocho, le quartier des bouquinistes de Tokyo. C'est Hajime qui dirige la boutique. Ce garçon silencieux enregistre le bruit des trains qui traversent la ville.
Après le divorce de ses parents, Yoko avait été élevée par son oncle devenu aveugle, à Yubari, dans l'île d'Hokkaido, au nord du pays. Aujourd'hui, elle reprend contact avec son vrai père et sa nouvelle épouse.
Yoko fait une recherche sur le compositeur taïwanais Jiang Ewn-Ye, qui travailla un certain temps au Japon. Hajime aide Yoko dans ses travaux. Ils s'entendent bien et fréquentent ensemble les nombreux cafés de Tokyo...
C'est la fête d'Obon, Yoko est de retour chez son père. Elle lui annonce qu'elle est enceinte d'un Taïwanais et qu'elle souhaite garder l'enfant pour l'élever seule. Son père et sa belle-mère semblent inquiets...
Après une partie I (ici) et un bonus (là), ce film rentrera dans mon challenge "spring-summer wars : la nostalgie nippone".

Café Lumière est un film réalisé en 2000. Sa particularité est d'avoir été réalisé au Japon en mémoire de Yasujiro Ozu pour le centenaire de sa naissance... Par un réalisateur  taiwanais, Hou Hsiao-hsien*.

Je l'ai vu dans les salles à l'époque, avec une amie japonaise, alors que je débutais l'apprentissage de cette langue ; et nous nous étions interrogés sur le lien avec Ozu. En un sens, le "fils spirituel" d'Ozu m'apparaît être Kore Eda Hirokazu, connu en occident bien plus tard.

Pour ce film de Hou Hsiao-hsien, nous nous demandions où se trouvait le lien avec l'esthétique toute japonaise, le resserrement avec le sujet lors des dialogues, les caméras tatamis (peut-être dans certains plans de Café Lumière, mais je ne suis pas un spécialiste), une histoire centrée sur une famille et un événement qui lui arrive. Et puis la vie continue...

Certaines réflexions prennent du temps et revoir ce film m'a rappelé le décalage entre l'appréciation de l'oeuvre d'Ozu que font les critiques de cinéma occidentaux et japonais. Quelque part Hou Hsiao-hsien a probablement une façon d'aborder "l'anti-cinéma" proche d'Ozu.


*****

Quant au film, il fut à l'époque déstabilisant (1) par son absence de vraie ligne dramatique : il s'éloigne ainsi des théories de Joseph Campbell et des recettes qui font l'intrigue d'un film grand public.

Nous découvrons le parcours de Yoko (HITOTO YÔ, chanteuse taiwano-japonaise) et hajime (ASANO Tadanobu, que l'on ne présente plus) pendant quelques instants de grâce, sans que quoique ce soit ne soit accompli. Le réalisateur inclut d'ailleurs dans le film une longue scène finale où nous suivons nos deux personnages sans aucune parole. Rien n'est achevé et tout est encore à faire.

Quant à moi, j'ai apprécié ce film calme et légèrement hors norme, qui a su saisir une atmosphère particulière du Japon. Ainsi du regard sur un des rares tramways tokyoites qui restent (toden-arakawa). Celui-ci dessert un quartier resté très populaire (Minowa). Ou alors de certaines scènes qui rentrent dans l'intimité - sans voyeurisme - de la cellule familiale.
 

* A l'exception de ce film, j'ignore tout de son oeuvre

(1) Certains spectateurs quittèrent d'ailleurs la salle en cours de route sans y trouver leur compte. Un ami qui avait vu le film l'appréciait beaucoup dans ces termes "c'est génial ! Il n'y s'y passe rien".

vendredi 15 mai 2015

Yomigaeru sora (2006)



Yomigaeru sora (littéralement, "le retour à la vie du ciel". J'opterais pour "Le ciel salvateur" avec le double sens apporté par la série. Titre anglais : "Rescue Wing") est une série en 12 épisodes, produite par JC STAFF et diffusée en 2006 sur TV Tokyo.

Yomigaeru sora suit le quotidien d'une unité d'hélicoptères de sauvetage des forces d'autodéfense japonaise, laquelle apporte son concours autant aux accidents dans la société civile (victimes de tremblements de terre, d'avalanches...) que lors d'une mission militaire (pilote de chasseur en perdition).

Le thème peut paraître étrange pour un dessin animé, mais celui-ci intervient dans un contexte de retour sur la scène internationale des forces militaires japonaises, vues comme nécessaires autant par le gouvernement américain (pour pouvoir déployer ses forces sur d'autres théâtres d'opérations) que par le Japon (qui doit faire face aux menaces de la Corée du Nord et de la Chine qui se ré-arme).

Ainsi cet anime prend plus l'apparence d'un reportage au long cours, réaliste et complet, sur ce genre d'unité, que d'une fiction (avec sa dose d'exagération) : les raisons de ce genre d'unités, les missions qu'elles peuvent rencontrer, le travail d'équipe, les relations avec la famille de ses membres, les causes qui peuvent amener à un accident, l'émotion des familles des victimes.

Tout cela est condensé dans une série de 12 épisodes, et c'est finalement bien peu pour développer les univers annexes, qui font le sel de ce genre de série. Tout au plus auront nous quelques personnages détaillés comme la famille du Sergent Hogo (bad ass, le obiwan du jeune héros) ou la petite amie du héros, Uchida Kazuhiro.

Le dessin et l'animation remplissent leur fonction par rapport aux enjeux de façon satisfaisante. 

Au final, et malgré le bémol mentionné ci-dessus, une série réaliste et condensée, qui va à l'essentiel.


PS : Le DVD contient un 13e épisode, non vu. La série animé a ensuite été adaptée en TV série japonaise (dorama) et en Manga si j'ai bien compris...

samedi 9 mai 2015

Les films de la nostalgie japonaise - Part I... Lost in translation


Lost in translation, film réalisé en 2003
par Sofia Coppola avec Bill Murray et Scarlett Johansson
[Avec des spoilers, pour qui n'aurait jamais vu le film]

Soumis à mes pulsions de nostalgie japonaise, j'ai revisionné une énième fois Lost in translation, de Sofia Coppola. Un film qui possède une certaine simplicité, dans l'histoire d'une rencontre de deux personnes en manque de repères dans leur vie intime :

Bob Harris (Bill Murray) est un acteur qui vient tourner une publicité au Japon. Il traverse une crise et se sent exclu de son couple où les enfants deviennent le centre. Charlotte (Scarlett Johansson), a suivi son mari photographe au Japon : elle a fait des études mais ne sait pas quoi faire de sa vie et ne reconnaît plus vraiment l'homme avec qui elle s'est mariée.


 A cette perte de repères intimes, s'ajoute une perte de repères géographiques, linguistiques et mentaux : ces deux là se retrouvent propulsés en dehors de leur volonté dans un pays sans avoir le temps de tenter de comprendre et intégrer cette nouvelle culture.

Leur rencontre et amitié apparaît donc naturelle et nous suivons leur appropriation de leur environnement et de leur histoire pendant le temps d'un film.




Il y a une certaine grâce dans Lost in translation, dont le Japon est à la fois accessoire (au vu de l'histoire, cela pourrait se passer dans n'importe quel pays exotique et étrange pour les USA) et à la fois l'objet d'une déclaration d'amour : cette sensation de pertes de repères, de glisser dans quelque chose qui vous enveloppe, accentué par un jet lag important*... cette vision de la modernité Tokyoite et de la tradition de Kyoto - image duale d’Épinal s'il en est... L'exubérance des nuits blanches de Tokyo... Un bref regard de divers aspects culturels tel que l'Ikebana...

La photographie du film en est pour beaucoup. Elle s'allie à une BO sans faute. Mention spéciale pour le morceau d'Air - Alone in Kyoto - ou la découverte de Kaze wo atsumete de Happy End.

Lost in translation c'est aussi une certaine parabole de la communication et de l'interprétation qu'est nécessairement une traduction, avec la zone grise des références culturelles.

Tous les rôles présents dans cette histoire sont excellents, et au premier titre Bill Murray ou Scarlett Johansson...

Nous pourrions mentionner probablement l'une des "premières incursions"** de la TV japonaise de variété à l'international avec la mise en scène de "Bob" dans une émission de Matthiew Minami (vrai présentateur japonais de variétés - Takashi Fuji)



Au final, Sofia Coppola a su faire ressortir des émotions partagées par les personnes familières du Japon. Et elle connaît le sujet, pour avoir été inspirée par plusieurs voyages dans ce pays.  Son choix de travailler avec la pellicule a sans doute accentué ce sentiment de nostalgie lié aux souvenirs.





A noter des bonus intéressants, dont ceux du tournage, dans le DVD classique.


* j'y ai retrouvé beaucoup de sensations lors de mes premiers voyages...
** sans doute avant les doublages et diffusions en France de Takeshi's Castle ou Sasuke (Ninja Warrior), par exemple...

lundi 20 avril 2015

Barakamon, série animée réalisée par Masaki Tachibana (2014)


Dans un état d'esprit de nostalgie japonaise (dont je vous parlais plutôt), je cherchais une série animée dans le même cahier des charges : basée sur la vie réelle et quotidienne, une fiction qui fait du bien au moral et ne comporte que peu voir pas du tout d'éléments SF ou fantastiques (magiques, etc...)

Sur la suggestion d'un ami j'ai découvert Barakamon, un dessin animé japonais avec pour héros principal, Seishu Handa, un jeune maître de calligraphie en pleine interrogation existentielle sur son art. Cette série de 12 épisodes, réalisée par Masaki TACHIBANA (diffusion au Japon entre 07 et 09 2014), est adaptée d'un manga de Satsuki YOSHINO en cours de publication depuis 2008.

Après avoir frappé sous le coup de la colère, le conservateur d'un musée qui trouvait son travail banal, Seishu Handa est envoyé par son père "au vert" quelques temps afin de reprendre ses esprits. Il découvrira alors une des îles Gotô (archipel proche de Kyûshû, assez méridional dans l'esprit) et peut-être le moyen de trouver son style en calligraphie... Si les gens du crus qui l'interrompent régulièrement lui laissent assez de temps.

D'un point de vue scénaristique nous sommes dans un choc des cultures  générateur de situations comiques et de bons sentiments : un citadin en manque de relations social découvrira la campagne et ses habitants, la nature et un certain sens de la vie.

Le dessin animé dresse ainsi le portrait d'une campagne japonaise idyllique où le lien social est toujours présent. 

Un dessin animé un peu idéaliste sans doute, mais qui fait du bien au moral et à la nostalgite aiguë. Et vraiment très drôle.

Du point de vue de la langue japonaise c'est un vrai plaisir d'entendre des parlers régionaux différents du hyojungo (ie japonais standard de Tokyo et enseigné à l'étranger), mais il faudra sans doute un certain niveau.

Barakamon, une série qui donne la pêche.....

mardi 7 avril 2015

Nostalgie nippone & cinéma

Lorsqu'il m'arrive un accès de nostalgie japonaise,  j'apprécie de revoir certains films qui entretiennent ce sentiment et me rappellent des souvenirs.
Le cahier des charges est le suivant : pas de films d'actions ou de SF/horreur. Un cinéma du quotidien, avec un peu de fantastique éventuellement. Le but est de provoquer ou entretenir la nostalgite aiguë (pour ceux qui ont visité ou vécu au Japon).
Le film doit susciter un petit côté saudade, blues, savamment entretenu et ne pas faire pleurer, ou si peu.
A ce titre, j'apprécie de revoir notamment les films suivants :
- Lost in translation ;
- Cha no aji - le goût du thé vert ;
- Café Lumière ;
- Still Walking ;
- L'été de Kikujiro...

J'aurais l'occasion de reparler de ces films là.
Et vous quels sont les vôtres ?