samedi 7 juin 2014

Macross 7 (1994-1995)

Macross 7 est un dessin animé plus moderne que Macross, la série d'origine. Il est censé se dérouler 5,6 ans après Macross Plus. Le design subit une légère kawaïsation  qui nuit à ce qu'était l'univers de Macross et Macros plus. Le design des méchas fait plus jouets, ce qui est également dommage. Les comportements des personnages sont un peu infantilisés...

Le héros "Basara"....Leader de son groupe de rock et pilote (sic) de son mécha (trouvé on ne sait où.. .). Il balance des rockets-speakers qui se logent dans les méchas ennemis et continue à jouer de la guitare en pilotant (double sic)  dans des batailles spatiales (triple sic)... Car il veut leur faire entendre sa musique (quadruple ?). 

La série apporte des méchants qui absorbent la "spiritia", l'énergie vitale des humains : on est un peu dans la magie et le chamanisme là... Ainsi la série change vraiment de créneau, ce qui a provoqué en moins une tristesse devant ce gâchis. Il faudra 49 épisodes (sans parler des OAV, etc) pour en arriver à bout.

La musique, très présente dans 7 aussi, tire sur le rock commercial japonais des années 90...

Le premier intérêt de cette série est peut-être (parce que tout n'est pas raté), la vision d'artiste assez grandiose des grandes arches de colonisation de l'humanité (des sortes d'archéologies spatiales) :


La coupelle au-dessus reproduit un ciel avec son soleil ou sa lune...


Au final, une série que je ne recommande pas, elle ne fera pas partie de "mon canon de l'univers de Macross"...

lundi 10 février 2014

Isse Workshop



Dans le quartier de l'Opéra, quelques minutes après BOOK OFF, se trouve une épicerie particulière de produits japonais : ISSE WORKSHOP .
Bien différente de Kioko ou Kanae, cette épicerie a pour but de proposer des produits de qualité aux professionnels* ou amateurs exigeants.
Les prix restent élevés. L'épicerie est donc à réserver à l'amateur de cuisine recherchant ponctuellement un produit de qualité.
L'important est que l'on peut goûter les produits : c'est un gage de sécurité avant d'acheter et à double tranchant... Cela peut forcer le coup de cœur.


En 2008, avec mon ex, nous avions trouvé une huile de sésame de Kyoto bio ("Yamada Seiyu"), pressée artisanalement par la même famille depuis 3 générations.

J'achète personnellement et assez régulièrement : du vinaigre tosazu (extraordinaire), du saké de cuisine et du mirin, du miso blanc...

A noter qu'ils vendent des bento (plateaux repas japonais) à partir de 9 € (prix et menus de la semaine indiqués sur leur site). A envisager pour ceux qui veulent changer de jujiya.

Adresse:

11, rue Saint Augustin 75002 Paris
Blogue :




* Le restaurant BIZAN (du même groupe) utiliserait ces produits.


Issu d'un article du 28 Mai 2008

mercredi 1 janvier 2014

Mamie Gâteaux, salon de thé

Mamie Gâteaux" (site FR-JP) est un salon de thé du 6e arrondissement, assez près du Bon Marché, tenu par un couple franco-japonais. J'y étais allé vers 2008 avec mon ex. Je n'y suis jamais retourné depuis, mais le salon est encore là et l'offre reste alléchante.  J'y étais allé pour trouver un choux à la crème car cela était devenu difficile de s'en procurer sur Paris dans ces années là (à l'exception de choux industriels de carrefour, inintéressants). Mais depuis la situation a changé et nous avons par exemple Odette du côté de St Michel.

L'originalité du lieu ne tient pas dans la nature des produits proposés qui restent des "classiques du genre" (thés noirs, tartes...). L'établissement n'est en effet pas un salon de thé japonais avec thés verts et wagashi, mais un salon de thé "à la française" dont les délicieux gâteaux sont confectionnés sans doute avec une touche japonaise.

Cette touche japonaise se retrouve dans la qualité du service et le choix des gâteaux - des "classiques" peut-être représentatifs de la France...  Nous avons ainsi pu commander une tarte tatin et un choux à la crème.

Au Japon le choux à la crème est devenu une institution sous l'appellation "chou cream" : il est possible d'en trouver assez facilement au combini ou auprès d'enseignes particulières dans les galeries marchandes des gares (ex: chou factory*). Bien plus facilement qu'en France...

C'est donc avec un certain plaisir que nous avons découvert cette enseigne...

Adresse:

MAMIE GÂTEAUX
66 rue du Cherche-Midi
75006 PARIS
France


* Je crois que Choux factory est fermé depuis, je crois.

lundi 23 décembre 2013

Tel père tel fils de Kore Eda Hirokazu

J'ai eu la chance de voir ce film, prix du jury à Cannes, en avant-première dans le cadre de Rendez-vous avec le Japon à la Pagode. Sa sortie en salles est programmé pour le 25 décembre. Une période pas évidente pour un superbe film. J'espère que les programmateurs lui laisseront le temps de trouver son public. En raison de la réputation et de la présence du réalisateur, la salle fut complètement remplie, et la soirée placée sous le signe des peoples avec Audrey Pulvar (partie avant l'entretien avec Kore Eda Hirokazu), Lilian Thuram et une autre personne que je n'ai pas reconnu...
Le réalisateur dira quelques mots avant le début du film et plaisantera sur une actrice avec qui il avait déjà déjeunez, sans se souvenir de son nom... "Ah oui, Catherine Deneuve."... Un peu cabotin notre Kore Eda...



Synopsis : Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste… 

Tel père, tel fils ("soshite chichi ni naru" en japonais, ce qui signifie "et je deviens père") est un film sensible, tout en nuance, ce que la bande annonce - un peu trop explicite sans doute - ne reflète pas complètement. Sur le thème de l'échange d'enfants à la naissance, entre des familles très différentes, Kore Eda nous dessine une histoire* bien différente de "La vie est un long fleuve tranquille" et portée sur les liens du cœur et du sang. 

Ici l'idée de départ du réalisateur se base sur son questionnement personnel** : Kore Eda s'interrogeait sur ce qui constituait le fait d'être père (il a une fille), alors qu'il était très souvent absent du domicile en raison de son travail. Et lorsque Masaharu Fukuyama (l'acteur de Galiléo) lui fit part de son désir de travailler avec lui, Kore Eda lui demanda quel genre de rôle il voulait jouer. Masaharu répondit alors : "je n'ai jamais joué de père".

Le film est donc traversé par cette forme de questionnement : est-ce le père qui fait le fils ou le fils qui fait le père. Le personnage principal, joué par Masaharu, est celui qui va le plus voir ses convictions bouleversées et passer de la première proposition à la deuxième. 

L'opposition entre les deux familles est aussi fascinant ce qu'il montre deux "petites fabriques des individus" bien différentes l'une de l'autre : dans un cas un père absent, assez stricte, dans l'autre un père présent, un peu copain, et plus souple. Mais le réalisateur ne prend pas parti pour l'une ou l'autre  de ces familles et montre que l'amour est bien présent partout. Il est par contre très courageux de mettre en avant un message pas forcément évident au Japon.

Les acteurs sont parfaits dans leurs rôle : Masaharu, mais aussi Lily Franky (photographe, auteur du roman autobiographique "La tour de Tokyo"), le deuxième père ou les mères et les enfants...

Au final, un film émouvant***, délicat à avoir et à revoir.

* fait divers au Japon : il y a bien eu des échanges d'enfants il y a des années.

** propos issus de l'entretien avec le réalisateur, après le film

*** j'ai été sensible à ce père absent, ce qui m'évoque mon propre passé, mais ceci est une autre histoire...

lundi 15 octobre 2012

Manaberu news

そうだったのか!学べるニュース
Bien sûr ! Les nouvelles pédagogiques.
 

 
Ce programme est présenté par Akira Ikegami (池上彰), un journaliste célèbre, génial vulgarisateur* de l'actualité. Le titre est évocateur manaberu news, signifie littéralement nouvelles qui enseignent (quelque chose).
 
Dans un style évocant un peu, s'il nous faut des similitudes arrêt sur images ou le dessous des cartes, il décode l'actualité parfois complexe et avec moins de langue de bois qu'ailleurs au public nippon (d'abord un ensemble de talentos, célébrités, qui réagissent à ses présentations), lequel en a bien besoin.
 
Pour un apprenant de la langue japonais, le niveau est un peu ardu (sans être trop complexe) mais cette émission est très profitable au niveau de son vocabulaire et des questions d'actualités abordées (la crise grecque, les îles disputées avec les chinois, etc...)
 
 
TV Asahi , diffusion variable (plutôt dimanche). Voir sur le site officiel. Autres informations sur wiki (JP).
 
*au sens noble du terme

dimanche 14 octobre 2012

sekai no hate made itte Q!

世界の果てまでイッテQ!
sekai no hate made itte Q !
Jusqu'aux limites du monde, en avant ! 

Une émission de variété diffusée depuis 2007, assez classique à l'exception de l'absence de quizz : des talentos sont envoyés dans divers endroits du monde entier pour des défis plus ou moins absurdes. Les reportages sont entrecoupés des rires des-dits talentos sur une estrade en public. Parfois de vrais découvertes dans le monde sous un dehors très variété. Parfois moins.
 
Tout se joue sur l'extravagance du caractère du personnage du talento et de la façon dont il est utilisé à l'étranger. Exemple :
 
- Un groupe de 3 comiques un peu girondes (dont le nom m'échappe) à la recherche d'activités physiques, de bonnes nourritures et de sources d'eau chaude dans le monde entier.
 
- matsuri man : un comique participant à toutes les épreuves un peu folles du monde entier comme une course en kart, etc...
- Imoto ayako : une talento très sportive capable de faire de l'alpinisme et pratiquer de nombreuses épreuves....
 
Nihon TV :  Dimanche 19:58 - 20:54(56mn)

The tetsuwan dash !

ザ!鉄腕!DASH!!
TETSUWAN DASH

The tetsuwan dash est une émission animée depuis 1995 par un des band du producteur Johnny, des "jonnies", le groupe TOKIO. Elle suivit au fur et à mesure des années ce groupe dans divers projets dont dash mura (le village dash), lequel constituait dans la construction de cultures, d'une maison complète de leur mains, petit à petit (ex : pour le bain : de la mosaïque faite à partir de carreaux, pour faire les carreaux, fabriquer un four, etc...). A chaque fois, des artisans et spécialistes leurs enseignaient ce qu'il fallait pour poursuivre leurs aventures.

Avec le désastre de Fukushima (le "village" étant inclut dans le rayon d'interdiction), l'émission s'est reporté vers un nouveau projet sur une île déserte (dash shima, l'île dash).

Dans tous les cas l'émission est passionnante pour montrer avec le regard de "débutants" (des manuels quand même très capables ces johnnies) de nombreuses techniques ou professions.


Nihon TV - Le dimanche de 19h00-19h58

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