dimanche 26 août 2012

Les produits japonais dans les magasins biologiques




Loin des épiceries japonaises et bien que présents en nombre, il existe des endroits où l'on attend moins les produits japonais : les magasins bio. Sous un packaging souvent exclusivement français, certains importateurs proposent des produits biologiques de qualité, parfois à des prix équivalents, voir plus intéressants que dans l'épicerie nippone du coin (laquelle multiplie par deux ou trois les prix d'origine).


Les circuits de productions et distributions ne sont sans doute pas les mêmes il est vrai...
 
Les japonais, très exigents au niveau du packaging, seront peu enclins à les acheter... Et pourtant, au regard de la qualité....

Nous noterons au moins deux entreprises fournissant les magasins bio de ces produits :   les sociétés  CELNAT et LIMA.

Comme produits, nous avons les Miso, la pâte de prune salée, les pâtes alimentaires (somen, udon, soba), les sauces soja, les kiriboshi daikon, les takuans, etc...  Nous pouvons aussi trouver des algues d'origine française (et d'autres produits de type japonais mais faits en occident) qui peuvent faire l'affaire.
 

vendredi 17 août 2012

Samayou yaiba


Samayo yaiba (littéralement une lame errante ?) est un film adapté d'une nouvelle de Higashino Keigo*, un auteur de policiers plus orienté dans le roman noir. L'histoire s'intéresse au désir de vengeance d'un père face à la disparition de sa fille unique et donne l'occasion d'interpeller la conscience de gens autour de lui face à son comportement.
La réalisation est de facture classique : sans pour autant être originale, elle évite le pathos et donne ainsi par une certaine "économie de moyens" une force au propos des acteurs.
A noter l'excellente distribution pour les rôles principaux, notamment Akirao Terao** [en haut sur l'affiche] et Takenouchi Yutaka*** [à gauche], lesquels soutiennent tout en nuance cette histoire.
Pour les non japonisants, je ne sais pas si le film a été traduit, mais s'il existe une version avec des sous-titres (anglais, voir français),  n'hésitez pas à vous faire une opinion à ce sujet. Pour les japonisants, vous n'avez plus d'excuses...
Bande annonce :

* En français : 3 romans de Keigo Higashino semblent avoir été traduits chez Actes Sud.
** Pour les personnes peu familières du cinéma japonais, Akira Terao fut l'un des acteurs de Ran (akira Kurosawa). 
*** Un acteur de dorama japonais assez connu.
Article publié également sur myowntoshokan...

dimanche 22 juillet 2012

Slow na boogie ni shite kure


Slow na boogie ni shite kure* (suroo na bugi ni shite kure) est un film de 1981 réalisé par Toshiya Fujita d'après un roman  de Yoshio Kataokoa.


Atsuko asano joue le rôle de Sachine, une jeune fille un peu sauvage, comme un chat errant, partagée entre un petit ami biker Goro (rôle tenu par Masato Furuoya) et un homme d'âge mûr (rôle tenu par  Tsutomu Yamazaki ) vivant une sorte de triangle amoureux compliqué.

L'histoire est assez classique dans l'univers nippon : celui de jeunes révoltés qui auront à acquérir une certaine maturité pour s'insérer dans la société. En tant que spectateur, j'ai parfois eu l'impression de coupes ou de liens manquants par rapport à une histoire originelle (que je ne connais pas bien sûr), à l'instar de l'aversion du personnage tenu par Tsutomu Yamazaki pour la caméra. Le territoire est plus vaste que le territoire...

Toutefois l'histoire est intrigante et nous suivons l'évolution des personnages avec plaisir, observons une mise en scène élaborée (les couleurs de l'image, les objets de chaque scène...)

Pour les Japonisants / Atsuko Asano sera plus tard connue pour 2 téléséries à succès : 101 me no puropose (la 101e demande en mariage) et papa ha new caster (mon papa est un présentateur du JT).
Tsutomu Yamazaki fut un des acteurs fétiches d'Itami Jûzô, le réalisateur de Tampopo Ramen.





* "passe nous un lent boogie" - traduction libre.
Article publié  également sur myowntoshokan

dimanche 1 juillet 2012

"Non fiction" - le vrai à la télévision

 
Les documentaires japonais sont souvent des "objets" assez construits, à l'instar de burari tochu gesha : l'invité semble descendre par hasard à une gare , se promener dans tel quartier pour tomber sur des choses et gens intéressants. En fait, les organisteurs préparent toujours le terrain, mais la présentation se doit d'être aussi "imprévue" que possible.

Bien différente est l'émission "The non-fiction" (ザ・ノンフィクション), un véritable documentaire de sujets d'actualité parfois durs : le destin de jeunes filles voulant perçer en tant qu' idole de la chanson, le parcours de sans abris avec leur difficultés, l'accompagnement en fin de vie de personnes atteintes de maladies... Les sujets ne sont pas toujours aussi sombres mais l'optique est de présenter le "vrai" à la TV japonaise... Ce qui est plutôt rare et se doit d'être pointé : le titre de cette émission prend alors tout son sens dans le contexte nippon du petit écran et représente l'exigence qui l'anime.

The Non fiction -  Fujit TV - BS fuji (Depuis 1995) - le Dimanche de 14h00 à 14h55.

mardi 15 mai 2012

naritake kotteri ramen

Naritake, l'un des derniers petits nouveaux du quartier japonais ('Opéra Garnier), est l'antenne d'un établissement de Chiba dans lequel les amateurs de soupe de nouilles plaçaient beaucoup d'espoir en espérant voir "un vrai ramen" émerger  (c'est à dire au niveau de ce qui se fait au Japon).

Après quelques mois et quelques échos positifs (avec réserves) nous nous étions décidés à tester par nous même le fameux Naritake, le 15 mai 2012.

En première impression, le niveau n'était effectivement pas comparable avec les autres établissements parisiens. Nous avions enfin un "vrai ramen" à Paris et rien que pour cette raison, les amateurs de cuisine japonaise se devrait d'aller y faire un tour au moins une fois, particulièrement ceux qui n'ont pas l'occasion d'aller (souvent) au Japon.

La carte, ramenée à l'essentiel propose trois versions de soupes de nouilles: "miso", "shoyu" (sauce de soja), "shio" (sel) sur un bouillon de graisse de porc, lequel représente la "signature" de l'établissement.  A cette base, pourront être rajoutés, un œuf, plusieurs tranches de rôti (chashu), des petits poireaux (negi) piquants...

Le point fort de l'établissement, outre ses nouilles, est la qualité de son bouillon, toutefois très dense (même pour un nippon moyen semble-t-il) et la version normale ne conviendra sans doute pas à la plus part des français, même familiers du genre (tel que moi)*. Je conseillerais donc de débuter par un bouillon léger pour la première fois (et d'essayer la version normal la fois suivante si cela n'était pas assez).

Le premier essai sera un miso ramen classique et un miso ramen karanegi, avec bouillon normal et des gyoza. En raison de la densité du bouillon et du miso, nous en mettrons un jour à nous en remettre. La fois suivante nous opterons pour le bouillon léger avec la version shoyu, laquelle apparaîtra sans doute un peu moins salée.

Alors pour qui et pour quoi ?

Naritake est une visite essentielle pour les amateurs de Nouilles.

Pour cela il vous faudra prendre votre mal en patience (environ 30 minutes), le restaurant étant pris d'assaut par les amateurs affamés. Son bouillon dense sera par contre à essayer avec précaution...

Adresse :  
31 rue des Petits-Champs - 75001 Paris

* Il faut rappeler que kotteri signifie quelque chose de dense, concentré... Il ne faut donc pas s'étonner que le bouillon de naritake soit du lourd...

Lien : un article très intéressant (avec photos) sur Naritake par Eri ikezi de parisetc.com

dimanche 13 mai 2012

Les émissions économiques au Japon


Bien loin de son image sensationnelle ici, la télévision japonaise possède des émissions de qualité, notamment un certain nombre d'émissions économiques et sociales tournées vers des activités à succès, en crises, et/ou face à de nouveaux challenges à travers quelques chroniques.

Le traitement les rend toujours accessibles au spectateur moyen. Il s'agit en un sens d'excellentes vulgarisations économiques.

La chaine Tokyo TV s'en fait apparemment une spécialité en en présentant 3 à 22h00 :

- Gaia no yoake (ガイアの夜明け) le mardi ;

- Kamburia kyuden (カンブリア宮殿) le jeudi;

- Solomon Ryu (ソロモン流) le dimanche.

Kamburia Kyuden est notamment présentée par l'auteur Murakami Ryû et sans doute le plus sérieux et moins sensationnel.

Solomo Ryu est présenté par l'acteur de série TV Eiichirô Funakoshi, et se focalise plus sur des destins personnels.

Gaia no yoake fut présenté par Koji Yakusho. Il est plus proche de Kamburia et met en lumière des actvités.

Lien : Une chronique intéressante d'une émission de Gaia no Yoake sur la rivière aux canards.

samedi 26 novembre 2011

Tokyo kawaii TV

La culture populaire japonaise moderne a sans doute plus fait pour pacifier les relations avec les partenaires de l'archipel que des années de diplomatie. Son gouvernement en est venu à parler de "soft power".

La très sérieuse chaine NHK, se fait étrangement l'écho de ce soft power en présentant le Japon des sous-cultures urbaines (garçons "otakus" d'Akibahara, gothics lolitas et leurs créations, etc...) par l'intermédiaire d'un modèle masculin (Ikki Sawamura) et d'une chanteuse (Beni chan).

L'émission est très intéressante pour le spectateur qui, sans posséder ces passions, découvrira avec un étonnement sans cesse renouvelé les "tribus" décalées d'un autre monde.



NHK Sôgô - Le samedi vers 23h00 (une demi heure)