mardi 15 mai 2012

naritake kotteri ramen

Naritake, l'un des derniers petits nouveaux du quartier japonais ('Opéra Garnier), est l'antenne d'un établissement de Chiba dans lequel les amateurs de soupe de nouilles plaçaient beaucoup d'espoir en espérant voir "un vrai ramen" émerger  (c'est à dire au niveau de ce qui se fait au Japon).

Après quelques mois et quelques échos positifs (avec réserves) nous nous étions décidés à tester par nous même le fameux Naritake, le 15 mai 2012.

En première impression, le niveau n'était effectivement pas comparable avec les autres établissements parisiens. Nous avions enfin un "vrai ramen" à Paris et rien que pour cette raison, les amateurs de cuisine japonaise se devrait d'aller y faire un tour au moins une fois, particulièrement ceux qui n'ont pas l'occasion d'aller (souvent) au Japon.

La carte, ramenée à l'essentiel propose trois versions de soupes de nouilles: "miso", "shoyu" (sauce de soja), "shio" (sel) sur un bouillon de graisse de porc, lequel représente la "signature" de l'établissement.  A cette base, pourront être rajoutés, un œuf, plusieurs tranches de rôti (chashu), des petits poireaux (negi) piquants...

Le point fort de l'établissement, outre ses nouilles, est la qualité de son bouillon, toutefois très dense (même pour un nippon moyen semble-t-il) et la version normale ne conviendra sans doute pas à la plus part des français, même familiers du genre (tel que moi)*. Je conseillerais donc de débuter par un bouillon léger pour la première fois (et d'essayer la version normal la fois suivante si cela n'était pas assez).

Le premier essai sera un miso ramen classique et un miso ramen karanegi, avec bouillon normal et des gyoza. En raison de la densité du bouillon et du miso, nous en mettrons un jour à nous en remettre. La fois suivante nous opterons pour le bouillon léger avec la version shoyu, laquelle apparaîtra sans doute un peu moins salée.

Alors pour qui et pour quoi ?

Naritake est une visite essentielle pour les amateurs de Nouilles.

Pour cela il vous faudra prendre votre mal en patience (environ 30 minutes), le restaurant étant pris d'assaut par les amateurs affamés. Son bouillon dense sera par contre à essayer avec précaution...

Adresse :  
31 rue des Petits-Champs - 75001 Paris

* Il faut rappeler que kotteri signifie quelque chose de dense, concentré... Il ne faut donc pas s'étonner que le bouillon de naritake soit du lourd...

Lien : un article très intéressant (avec photos) sur Naritake par Eri ikezi de parisetc.com

dimanche 13 mai 2012

Les émissions économiques au Japon


Bien loin de son image sensationnelle ici, la télévision japonaise possède des émissions de qualité, notamment un certain nombre d'émissions économiques et sociales tournées vers des activités à succès, en crises, et/ou face à de nouveaux challenges à travers quelques chroniques.

Le traitement les rend toujours accessibles au spectateur moyen. Il s'agit en un sens d'excellentes vulgarisations économiques.

La chaine Tokyo TV s'en fait apparemment une spécialité en en présentant 3 à 22h00 :

- Gaia no yoake (ガイアの夜明け) le mardi ;

- Kamburia kyuden (カンブリア宮殿) le jeudi;

- Solomon Ryu (ソロモン流) le dimanche.

Kamburia Kyuden est notamment présentée par l'auteur Murakami Ryû et sans doute le plus sérieux et moins sensationnel.

Solomo Ryu est présenté par l'acteur de série TV Eiichirô Funakoshi, et se focalise plus sur des destins personnels.

Gaia no yoake fut présenté par Koji Yakusho. Il est plus proche de Kamburia et met en lumière des actvités.

Lien : Une chronique intéressante d'une émission de Gaia no Yoake sur la rivière aux canards.

samedi 26 novembre 2011

Tokyo kawaii TV

La culture populaire japonaise moderne a sans doute plus fait pour pacifier les relations avec les partenaires de l'archipel que des années de diplomatie. Son gouvernement en est venu à parler de "soft power".

La très sérieuse chaine NHK, se fait étrangement l'écho de ce soft power en présentant le Japon des sous-cultures urbaines (garçons "otakus" d'Akibahara, gothics lolitas et leurs créations, etc...) par l'intermédiaire d'un modèle masculin (Ikki Sawamura) et d'une chanteuse (Beni chan).

L'émission est très intéressante pour le spectateur qui, sans posséder ces passions, découvrira avec un étonnement sans cesse renouvelé les "tribus" décalées d'un autre monde.



NHK Sôgô - Le samedi vers 23h00 (une demi heure)

vendredi 4 novembre 2011

De Going home au mouchoir jaune

Etrange destinée que cette histoire : à l'origine une courte nouvelle entêtante de Pete Hamill, Going home, éditée  pour The New York Post en 1971 (et disponible sur le net) :

Un groupe d'étudiants rencontre dans un bus un homme qui rentre au pays après quelques années passées à l'ombre, sans savoir s'il est encore attendu. D'abord discret sur son passé, l'homme finit par livrer son passé à ces jeunes qui deviennent ses confidents.

Pendant son séjour en prison, il avait prévenu sa femme qu'elle pouvait refaire sa vie et que si, à sa sortie, elle avait un autre homme, il comprendrait. Mais si une place restait encore pour lui, elle pouvait - si elle souhaitait son retour - accrocher un mouchoir jaune au plus grand arbre proche de la maison.

Petit à petit il sent battre son cœur tendis que le bus se rapproche de son ancienne maison...

S'ensuivra ensuite des adaptations télévisuelles américaines et japonaises... Penchons sur son adaptation nippone "Le mouchoir jaune" (shiawase no kiiroi hankachi) :




La première adaptation au cinéma est réalisé par Yoji Yamada (1) en 1977 avec le grand acteur Takakura Ken (2), qui incarne Yusaku Shima, un homme qui sort de prison, redécouvre la vie à l'extérieur et rencontre deux jeunes avec qui il effectuera un forme de "road movie" contemplatif avant de rentrer chez lui.

On en parle ici : chez Bulles de Japon.

Le mouchoir jaune bénéficiera ensuite d'une adaptation en fiction télé à la TBS en 1982 avant de renaître à nouveau en 2011 sur la chaine Nihon TV avec en rôle principal Abe Hiroshi (3), une vedette du petit écran Nippon, parfait pour reprendre le flambeau.





1 : également réalisateur des Tora san que les japonisant connaissent...
2 : concernant sa carrière internationale, on peut citer Black Rain et Antarctica dans les années 80.
3 : présent dans le film de Kore Eda Hirokazu (palme d'Or à Cannes avec Nobody Knows), Still Walking

mardi 18 octobre 2011

L'inspecteur Furuhata Ninzaburo


Furuhatao Ninzaburo est le nom de l'inspecteur incarné par Masakazu Tamura, dans une série télévisée d'enquête policière aux scénarios écrits par Koki Mitani. Souvent surnommée "le Columbo japonais", cette oeuvre en reprend la recette : le début s'ouvre sur les causes et le déroulement du crime, puis l'apparition de l'inspecteur excentrique qui résoudra par ses facultés intellectuelles le mystère qui en découle.

S'éloignant du "whodunit", tout l'intérêt de cet exercice de style est l'affrontement des personnalités entre l'auteur de l'acte et l'inspecteur. Ce dernier garde toujours une certaine empathie pour les criminels, et même si son sens de la morale réprouve leur passage à l'acte, il comprend leurs raisons.

Les scénarios, d'un classicisme déjà vu ailleurs, sont très bien soignés et répondent parfaitement aux codes du genre. Les criminels sont incarnés par des stars du petit écran nippon, et leur passage à l'acte dans des rôles parfois à contre emploi est jubilatoire. Le plaisir du spectateur est ainsi au rendez-vous, même si certains trouvent certains maniérismes de Masakazu Tamura dans l'approche du personnage un peu irritante. Toutefois, au bout de quelques épisodes ces gestes seront vite oubliés.

Un léger écart par rapport à Columbo, la présence de deux seconds de l'inspecteur est à noter. Ils contrebalancent et humanisent un peu l'inspecteur qui, sinon, apparaîtrait trop parfait.
Le premier second a des jugements un peu trop rapides et il est parfois un peu neu-neu. Il apporte un élément comique à la série. Le deuxième second représente la figure du disciple.

Avec tous ces ingrédients, la longévité de Furuhata Ninzaburo sera assurée avec 3 "saisons" et une dizaine d'épisodes spéciaux de 1994 à 2006.

Mention spéciale (parmi d'autres) à un épisode (n°11 -S1) où le crime est commis dans une radio sous la version japonaise de sans toi ma mie...



mercredi 12 octobre 2011

kaiun ! nandemo kanteidan


開運!なんでも鑑定団 - Nandemokantei pour les intimes est une émission au titre difficile à traduire, ce qui pourrait donner "Une bonne fortune ! L'assemblée d'estimation de tous vos objets", mais vous pouvez proposer autre.

Il s'agit d'une émission familliale au public d'un certain age. Le principe est simple : chaque candidat "arrive" avec un de ses trésors de famille pensant qu'il a de la valeur et le fera évaluer par un spécialiste (estampes, jouets anciens, autographes, tableaux, bols à thés, lampes art déco, etc...). Il se présente propose un objet, on lui demande souvant combien il l'a payé et qu'espère-t-il de sa valeur (vendre cet objet ou juste connaître sa valeur).Un petit reportage situera le contexte de ce genre d'obets et un spécialiste en fera ensuite une estimation.

L'émission est assez drôle, le suspense est bien ménagé et les surprises sont au rendez-vous. On  apprend également beaucoup sur des artistes ou des époques (même de France).

Une petite émission moins populaire mais avec un certain cousinage avait été diffusée sur la 5/Arte : une personne faisait estimer un objet antique par un commissaire priseur de Drouot.

TV Tokyo - 21h00 environ Mardi.

Wikipédia JP

samedi 8 octobre 2011

Sekai no shasô kara

世界の車窓から - sekai no shasô kara  - "Depuis les fenêtres des trains du monde" 



La TV japonaise n'est pas rare en émissions de qualité de 5 mn environ, occupant la fonction d'interlude entre deux plages de pub précédant ou suivant les émissions de grande écoute. Ainsi de ce programme plein  de poésie "Depuis les fenêtres des trains du monde" offrant l'occasion, par le biais d'une ligne ferroviaire, d'aller à la rencontre de lieux, de gens et de cultures. Un petit air de "Trains pas comme les autres" ?

Chaque reportage consacré sur une ligne est divisé en parties égales diffusées tous les jours de la semaine vers 23h10 sur ASAHI TV.