lundi 22 juin 2020

Chroniques flash de visions anciennes : de mars à mai



Blend S (2017) : une série animée d'humour assez légère en temps de lock-down qui utilise des personnages aux caractères très stéréotypés pour s'en amuser :
le café "Stile" est géré par un italien beau gosse, mais passionné de mangas et idéalisant la société japonaise (stéréotype de l'otaku étranger), aidé en cuisine par un associal japonais (autre stéréotype) avec en serveuses "maids", la gameuse lycéene bien pourvue, l'étudiante de petite taille, la fille de grande famille japonaise traditionnelle naturelle et premier degré, etc...
Chacune ayant à "jouer" le rôle d'un stéréotype pour leur café (de la sadique à la petite soeur en passant par la "tsundere"). Certaines personnes peu familières du Japon pourraient trouver cela étrange, mais cela peut faire partie du service, comme une représentation théâtrale, un costume que l'on endosse. Une bonne partie de l'humour est servie par ce gouffre entre les personnages stéréotypés et leurs rôles endossés aussi stéréotypés, et le reste par les love interests que l'on peut trouver dans les relations qui se nouent.




My roommate is a cat (dôkyonin ha hiza, tokidoki atama no ue) : cette  série de mangas écrite par Minatsuki et dessinée par Asu Futatsuya a fait l'objet d'une première adaptation en 2019 par le studio Zéro-G .

Derrière quelques personnages archétypaux et le pathos inclus "dans le package standard", l’œuvre propose une histoire attachante où un jeune écrivain un peu misanthrope  va pouvoir effectuer son deuil et s'ouvrir à son entourage en développant une relation avec la chatte qu'il a recueilli. Le traitement de l'histoire apporte une certaine fraîcheur en mettant en parallèle le point de vue de l'humain et de l'amie à quatre pattes. 





Film d'animation Starship Troopers : Traitor of Mars. Dernière oeuvre dérivée de l'adaptation en film en 1997 de Paul Verhoeven, d'un livre de Robert Heinlein. Réalisé par Shinji Aramaki et sorti en 2017, cet animé consiste en un bon petit guilty pleasure : des space marines Vs des Aliens insectoïdes géants. La réalisation est assez nerveuse. Les personnages sont caricaturaux à souhait (et pour notre plaisir dans ce genre de films). C'est tout. Et c'est déjà pas mal.



mardi 5 mai 2020

Passions juvéniles réalisé par Ko NAKAHIRA (1956)



Passions juvénile aka Juvenile Jungle/crazy fruits aka kurutta kajitsu est un film réalisé par Kon Ichikawa en 1956 pour la Nikkatsu, sur un scénario de l'écrivain Ishihara Shintaro (lauréat du prix Akutagawa), frère de l'acteur IshiharaYujiro, premier rôle du film.



Contexte : Ce DVD (sans aucun sous-titre malheureusement), reçu d'un ami*, fait partie d’une série de films digitalisés en 2012 pour le centenaire de la nikkatsu : une présélection de 100 films aurait été établie, avant d'en garder 10, considérés comme les plus emblématiques.

Synopsis (wiki) : Deux frères sont en compétition pour gagner les faveurs amoureuses d'une jeune femme, durant un été au bord de mer passé à jouer, naviguer et boire...
Présenté hors compétition au festival de Cannes la même année, ce film reçu une très bonne réception de François Truffaut, lequel s'attardera sur son montage dans les cahiers du Cinéma. 

Juvenile Jungle est typique d'un genre de littérature et du cinéma populaire d'après-guerre nippon qui s'intéresse aux "Taiyôzoku » (littéralement les tribus du soleil), les premières générations qui n’ont pas connu la souffrance silencieuse et le sens du sacrifice des générations précédentes.

Le public japonais est donc intrigué par le profil de ces jeunes qui portent en eux une volonté d’émancipation, de rébellion et un hédonisme, poussant cette jeunesse à braver les conventions sociales, tout en refusant d'endosser la responsabilité d'une certaine moralité… Jusqu'à conduire au drame ?

Ce film met en avant tout un imaginaire occidental qui évoque les kodak colorama ou illustrations d'époques de la vie américaine : des plages, du jet ski ou des voiliers, le culte du corps avec un entrainement dans un jardin, des cocktails et boissons américaines, sans parler de la musique, des chemises hawaïennes, une fête foraine, des bagarres, des jeunes en maillots de bains ; bref une sorte de digest de la culture us' des fifties -notamment Tiki -, en opposition avec une image plus traditionnelle du Japon.

Le réalisateur met en valeur la sensualité des corps et une certaine sauvagerie de la jeunesse, sans doute surprenant pour l'époque, tandis que le jeu des regards révèle des émotions intenses qui frappent les protagonistes de ces passions juvéniles.

Ishihara Yujiro, jeune acteur magnétique et solaire (un peu comme un Alain Delon dans les premières scènes de Sous le soleil, de mémoire), incarne parfaitement cette tendance.   et Kitahara Mie, premier rôle féminin, répond avec justesse à la passion dont Eri, son personnage, est l'objet.

Alcools traditionnels de côté, les cocktails pour la jeunesse :


Les sports nautiques, nouveaux loisirs de la jeunesse :



Le début de...





 Le club américain...











En conclusion, passions juvéniles de Ko NAKAHIRA reste un excellent film qui mériterait un nouveau regard, ne serait-ce que pour avoir participé à l'émergence d'une nouvelle vague japonaise dans les années 50 ?


Informations anecdotiques : Kitahara Mie, après une carrière entre les années 1952 et 1960... se mariera avec Yujiro Ishihara.


Repérage : 
- film mentionné dans l'excellent dictionnaire du Cinéma Japonais en 101 réalisateurs - L'âge d'Or 1935- 1975 ;
- compositeur des musiques : Tooru Takemitsu (connu pour de nombreuses compositions de musiques de films entre autre, dont Ran d'Akira Kurosawa).

* le napoléon de Shitamachi se reconnaitra :-)

vendredi 17 avril 2020

Stray Cat : Female Boss réalisé par Yasuharu Hasebe (1970)



Synopsis : Ako, une jeune fille au comportement viril exacerbé pratiquant la motocyclette se lie avec une bande de jeunes marginales conduite par Mei, une demoiselle à la sentimentalité tourmentée formant un triangle amoureux avec un jeune voyou et un boxeur métis. Diverses circonstances amènent tous ces derniers à entrer en conflit avec un gang de petites frappes au service de Yakuzas.

Stray Cat : Female Boss (Aka nora neko rock : onna bancho) réalisé par Yasuharu Hasebe (1970) est peut-être la "réponse" des studios Nikkatsu à une vague de films sortis à l'époque ayant pour thème les gangs avec une originalité : le focus sur des femmes.




Au casting , nous retrouvons pour la "bikeuse solitaire", Ako, jouée par Wada Akiko, chanteuse au physique atypique, grande femme quelque peu androgyne, née dans une famille de Zainichi, résidents du Japon d'origine coréenne. Et en second rôle inoubliable  Mei, jouée par Meiko Kaji (alias "Miss Snow blood" ou "la femme scorpion).

Avec Stray Cat, le réalisateur nous emmène faire un tour de la réalité sociale japonaise du début de ces années 70 : la libération sexuelle, les clubs interlopes. Il effleure également la situation des halfs avec le personnage remarqué du boxeur.


Stray Cat: Female boss a tout du scénario pour les amateurs de films hard-boils effleurant le genre des films de "sexploitation" : des combats de filles sexy au couteau et aux rasoirs, des drogués, des yakuzas, des matchs de boxe truqués , des motos et courses poursuites, des morceaux de folksongs japonais...

Après c'est la caméra des années 70, comportant des scènes avec zoom de caméras, et une tendance, celle d'un dynamisme préféré à la lisibilité, notamment pour le découpage de certaines scènes d'actions.

Au final un film qui  se laisse agréablement regarder et plaira aux amateurs de genre.

dimanche 8 mars 2020

Film Susume ! Jaguars Tekizen Jôriku (1968)



The jaguar's (ザ  ジャガーズ), est un groupe japonais des années 1964 à 1971* de la mouvance des "group sounds", dont j'ai déjà parlé dans un autre microblogue (des groupes d'abord influencés par la pop britannique, dont les Beatles). Au sommet de leur gloire, les Jaguar's auront l'honneur d'avoir leur propre film, curiosité récupérée du Japon par un ami - et que je salue -, "Susume ! Jaguars Tekizen Jôriku" (traduction rapide : En avant ! Les Jagars au débarquement face à l'ennemi).

Croisement entre un film d'espionnage et une comédie potache nanardisante, cet ovni cinématographique a pour objet de mettre en valeur le groupe par une série de clips pops psychédéliques, des couleurs saturés, des jolies femmes en bikinis. Sinon ne cherchez pas vraiment de scénario.

Alors pour qui ? Pour les amateurs de la pop de l'époque, des group sounds...

Pour un aperçu, le trailer  d'époque :



A noter la présence de NAKAMURA Akiko (chanteuse, actrice) dans le film :




(ICI AUSSI)

*il connaîtra ensuite un revival entre 1981 et 2009

mardi 18 février 2020

Chroniques flashs de visions anciennes : décembre 2019 et janvier 2020

La vie est un flash, et certaines chroniques le sont aussi....


La fatigue (en raison de déménagements, grèves et autres joies de la vie) me pousse souvent à être un spectateur ou lecteur plus passif, à l'exception d'un recueil de nouvelles d'Akutagawa Ryunosuke (difficile à chroniquer par manque de recul, car lu en japonais).

Donc j'ai visionné une tonne d'animes d'Isekai, surtout, presque tous issus de lights novels japonaises, parfois pas très brillantes... Mais avant tout un mot sur un "thème" souvent fréquent dans certains de ces animes, c'est la figure de l'esclave (dorei) consentant, un phénomène que je ne goûte guère, mais au delà de cela :



Sorcerous Stabber Orphen (la fantasy non isekai) : Je n'ai pas pu dépasser le premier épisode. De la fantasy comme on n'en fait plus, rappelant les années 90, que cela soit au niveau des dialogues, de l'histoire d'exposition, des réactions des personnages et de leur nom, du graphisme de l'animation... Note : F.



How not to summon a Demon Lord : isekai avec un otaku gamer de MMORPG asocial qui se retrouve invoqué dans le monde de son jeu (avec des différences). Se prénommant lui même le roi des démons, il va devoir faire face au vrai roi des démons, dont une prophétie annonce le retour. Quelques touches d'humours dans cet univers où un otaku qui devient littéralement son idéal... Doit affronter les relations humaines... Et se retrouve à devoir endosser "son rôle". Malgré une idée originale pour le pitch, des longueurs et parfois de l'ennui. Encore un peu plus d'efforts et cela aurait été pas mal. Note : C+.



Demon Lord Retry : Le même que ... Mais en moins bien avec plus de longueurs (notamment les périodes de gestions, "farming" de ressources).  Ce qui est amusant, c'est l'apparence du héros dans le jeu (celle d'un yakuza des années 80-90). Note : C-.



Cautious Hero : La vraie surprise humoristique du lot, avec un titre à rallonge comme beaucoup d'animes issus de light novels : この勇者が俺TUEEEくせに慎重すぎる, Kono yūsha ga ore tsuē kuse ni shinchō sugiru?, litt. « Ce héros est surpuissant mais beaucoup trop prudent ».

Les dieux invoquent des héros venant de planètes de tout l'univers pour les envoyer lutter contre des démons qui menacent d'autres planètes. Les héros sont propulsés dans des univers de fantasy et ont la capacité de leveler comme dans un role playing game en ligne.

Les problèmes de Ristarte (et les rires des spectateurs), déesse débutante, commencent alors qu'elle invoque un japonais, Seiya Ryuuguin, comme héros alors qu'il est très capable mais incroyable prudent, paranoïaque même, pour accomplir cette quête. Note : B.



The rising of the shield Hero : Sans doute la meilleure découverte des isekai (malgré le bémol de ci-dessus), pour le choix fait par l'auteur de faire suivre un vrai chemin de croix au héros, Naofumi Iwatani, lui en faire baver, lui donner des choix ardus et une vie à la dure, le rendre aigri, soumis à un pouvoir compliqué, pour l'amener aux portes de ce qui forme et constitue un héros.

Naofumi Iwatani a été invoqué dans un monde parallèle avec trois autres personnes originaires de Japons parallèles pour devenir les héros de ce monde. Chacun des héros était équipé de son propre équipement légendaire lors de leur invocation. Naofumi a reçu le « Bouclier légendaire », le seul équipement défensif, tandis que les autres ont reçu des armes offensives.

Par manque de charisme, d'expérience de ce nouveau monde, il est victime d'une machination et trahi.

Chassé par tout le monde, du roi aux paysans, les pensées de Naofumi ne sont alors plus remplies que de vengeance et de haine. Ainsi commence son périple dans ce monde parallèle où il devra progresser seul…

Héros amer et sur le fil du rasoir par moment, il se fera quelques compagnons dont Raphtalia, qui sera pour Naofumi son épée tandis qu'il portera de le bouclier. Leurs relations évolueront en profondeur.

The Rising of the shield hero, c'est aussi une série sur l'histoire de la réhabilitation d'un héros, sur sa lutte contre son amertume et ses sentiments négatifs...

Note : B+, en attendant de voir comment évoluera l'univers.

HORS DES ISEKAI :



Goblin Slayer est un light novel, un manga et un anime de fantasy classique, inspiré des jeux de rôles (principalement en ligne) avec une proposition scénaristique intéressante. Le héros est un humain totalement obsédé par la destruction des goblins, traditionnellement du menu fretin, mais très dangereux lorsqu'ils sont présents en masse et mortels tant pour les aventuriers débutants que les villages sans défenses. 

J'ai commencé ma découverte de l'oeuvre par le manga qui réussit avec brio, avec le jeu du noir et blanc, du traitement de la lumière dans des milieux confinés, à reproduire la tension, le sentiment d'oppression et l'effroi que devraient ressentir ceux qui sont face à ces créatures qui pullulent dans les tunnels ou ailleurs.

L'apparence du héros suscite d'abord un sentiment d'étrangeté et de suspension de crédulité du lecteur en étant toujours engoncé dans son armure avec pour argument qu'il faut toujours se tenir prêt, même quand il vient en ville à la guilde des aventuriers chercher une quête en rapport avec les peaux vertes.

C'est que quelque part son obsession devient cette armure. Si bien qu'au cours de l'histoire, lorsqu'il viendra à visage découvert chercher une nouvelle armure pour remplacer l'ancienne, bien peu seront capable de le reconnaître,ainsi du lecteur qui ne verra pas son visage avant un de longs épisodes - moment où il laissera apparaître l'homme derrière son obsession.

L'anime est sans doute un cran en dessous du manga quant à la retranscription de ces combats, de la psychologie des personnages et des enjeux de l'histoire même s'il ne démérite pas un regard. 

Pour l'instant : Manga A ; Anime B+



dimanche 2 février 2020

Animé Holmes of Kyoto (2018)

Holmes of Kyoto
(京都寺町三条のホームズ, Kyōto Teramachi Sanjō no Hōmuzu)
Série animée de 12 épisodes (2018)
Adapté de Lights Novels de Mai Mochizuki

Holmes of Kyoto, inspirée par le célèbre détective Sherlock Holmes, sera une bonne surprise pour un amateur des detective Novels de Conan Doyle.

Pour certaines raisons Aoi Mashiro, jeune lycéenne, hésite à vendre des rouleaux d'estampes apparemment  antiques de son grand-père et rentre dans le magasin d'antiquités "Kura" à Kyoto pour les faire évaluer. Elle sera accueillie par un jeune commissaire priseur, Kiyotaka Yagashira , petit fils du propriétaire de ce magasin, lequel est connu dans ce quartier de Kyoto, autant pour ses compétences sur les antiquités que pour ses qualités dans l'analyse déductive chère au célèbre détective de 21 Baker Street.

Le talent de l'auteur du matériel originel Mai Mochizuki, est d'avoir su établir le déroulement de ses intrigues dans la ville de tradition nippone par excellence, et de les faire tourner (le plus souvent) autour de l'analyse d’œuvres et de leur sens, de la question de leur authenticité. 

Tout cela en prenant comme moteur la passion japonaise pour le kottôhin  (こっとうひん - 骨董品), traduction littérale pour antiquités. Le Japon a en effet un rapport particulier avec les choses anciennes, et - s'il fait moins cas de la conservation des immeubles (qui avec les tremblements de terre sont traditionnellement moins protégés), apporte un soin particulier aux objets (ie biens mobiliers corporels anciens) et à leur transmission.

Avec une légère digression supplémentaire, le Japon a développé ainsi une technique particulière de réparation de porcelaines ou céramiques le Kintsugi (金継ぎ).


Cette transmission suscite certaines passions comme une émission japonaise Kaiun ! nandemo  kantei dan (開運!なんでも鑑定団 -かいうん!なんでもかんていだん) qui fascine les téléspectateurs, et où des gens peuvent venir faire expertiser leurs objets de valeurs par des spécialistes reconnus, ou comme la dépense par certaines personnes de l'argent de leur retraite pour certains de ces objets (avec des ambitions de posséder du beau et de se constituer un patrimoine)... Qui peuvent se révéler être faux ou des reproductions (parfois anciennes) mais de moins bonne qualité que celle affirmée lors de la vente. Il y aurait en effet pas mal d'escroqueries autour.

Cette parenthèse mise de côté, l'oeuvre réussit à dépeindre un "Holmes" pétrit des bonnes manières de Kyoto, utilisant une méthode analytique des faits, interprétés par ses connaissances, mais se laissant parfois aller à une analyse psychologique d'antagonistes que ne renierait pas Hercule Poirot, peut-être.


Les intrigues présentées s'insèrent ainsi parfaitement dans l'ancienne capitale japonaise et ses traditions anciennes, amenant à concevoir cette ville comme un personnage à part entière. Dépassant le cadre des spécialistes d'objets anciens, l'auteur amènera, dans une forme d'hommage ou clin d'oeil, son héros à faire une incursion dans le detective novel le plus classique.


Bien touchante et délicate est aussi l'évolution de la relation entre les deux héros, pour finir par un "tsuki ga kirei yo" ("La lune est belle"... Pour ceux qui se demandent le sens que peuvent cacher ces paroles...Une petite recherche sur internet...)


Toute aussi passionnante sera l'opposition récurrente entre deux forts caractères, notre Holmes Kyotoïte et son Moriarty local, en la personne d'Enshô, ancien moine Bouddhiste et copiste de génie.


dimanche 17 novembre 2019

Chroniques flashs de visions anciennes : novembre 2019

Parce que la vie n'est qu'un flash et certaines chroniques aussi.






kono oto tomare : Cet animé "tranche de vie", basé sur un manga, raconte l'histoire d'un club extrascolaire lycéen dédié au koto, un instrument à cordes japonais traditionnel. J'apprécie beaucoup ce genre d’œuvres qui parlent de la vie de tous les jours et nous font découvrir un aspect culturel du Japon parfois méconnu. Et cette série est bien réalisée, développant suffisamment le caractère de ses personnages et leurs relations pour que l'on y croit. Graphiquement le studio Platinium Vision, responsable de l'animation, nous offre quelques magnifiques moments mettant en scène les tourments de certains personnages, sans aller jusqu'au  génie de san gatsu no lion du studio Shaft. 



Isekai cheat magician : une série "isekai", c'est à dire 異世界 de 異 (i: différent, étrange) et 世界 (sekai: monde), que l'on pourrait traduire par "autre monde", est un sous-genre japonais de la fantasy où des individus de notre monde sont transportés dans un autre (un monde virtuel devenu réalité, ou pas...). La proposition de cet univers est de transporter deux héros du Japon dans un autre univers avec des pouvoirs de mages surpuissants dès le début, d'où le sens de "cheat magician". La saison 1 se laisse regarder, mais l'histoire est assez simple et un peu monotone sur cette partie.